24 novembre 2016

Modernité/Postmodernité ou du desenchantement du Poker (français)



Parfois, alors que nous avions décidé de refermer doucement la porte du blog - un peu lassée des "je" d'écriture- certains impératifs nous y rappellent allègrement...comme celui, absolument fondamental ne pas avoir encore parlé de la postmodernité au poker.

D'aucuns diront c'est quoi cette horreur??? et peut être auront-ils raison mais ce n'est pas ma faute , tout a commencé en fait avec Chateaubriand qui le premier, en France, en a parlé, influencé  comme tout romantique français qui se respecte par les allemands...et puis, ensuite, voilà que Charles (Baudelaire si vous ne connaissez pas le cousin Charles) en a fait tout un concept en sautant sur cette pépite et c'est là  que le gros bazar a vraiment commencé, chacun voyant dans la Modernité sa propre définition: Baudelaire , dans ses critiques esthétiques, il lia la notion de Modernité à la mode dont l'essence est son perpétuel changement (une mode chassant l'autre), chez Apollinaire c'est la 5e dimension qui est en jeu celle de l 'imagination et tout cela sans petit doigt levé...puis Aragon a mis son grain de sable, Paul Valery itou, les philosophes de l’école de Francfort s'y sont joyeusement invités notamment le passionnant mais peu accessible Theodor Adorno et son poto Walter Benjamin...Bref, tous étaient vachement contents de commenter ainsi l'art, la musique, l'architecte de son temps jusqu'à ce qu' en 1972, patatras, voilà que pour la première fois nos concitoyens ronchons ont mis le holà!!!

Rothko (peintre de la Modernité)
                                                         
Ils ont fait détruire un immeuble de moins de 10 ans d'un architecte influencé par Le Corbusier ! Oui! oui! oui! ras le bol des métaux modernes, comme le béton brut mais surtout ne supportant pas ces longues fenêtres horizontales au lieu de nos anciennes coursives!
Le Corbusier si tu savais , ton architecture où on s'la met, Au cul, au cul! aucune hésitation, non! non! non à  ton architecture béton !!!(euh j'avoue j ai été traumatisée par la reforme Devaquet et les manifs en découlant que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître)

Bref, ils ont tous glapis "ah ben non faut pas déconner non plus! on en veut pas, c'est moche et trop en avance avec nos goûts, bay cagas!" et ça a été le crash!



C'est à partir de ce temps , mes petits qu'on date souvent  le commencement de la période postmoderne!

Et là ça devient coton!  pour les philosophes, y a toujours l école de Francfort qui en parle certes mais il y a surtout, pour moi, le plus grand bluff de l’histoire de l'Esthétisme, l'ouvrage de référence: "La postmodernité expliqué aux enfants" (1982-85) ...chouette, c'est un peu abscons comme concept, expliqué aux petits z enfants ca va être vachement plus fastoche! ben onon , on vous l'a dit  vous callez...open limp même ...vous avez une tendance de calling station, vous vous êtes déjà fait avoir pour "le Rire" de Bergson qui n'était pas drôle du tout, pour les 50 pages de "l'Oeil et l'esprit" de Merleau Ponty ... 50 pages: petit tapis, je paie! easy mouv' et vous tombez sur un os, il joue que les Premiums cette serrure!!!  et les 50 petites pages deviennent un vilain casse tête qui va vous hanter longtemps...très longtemps!


Bref, le postmoderne expliqué aux enfants, je vous le dit, un seul mot: fuuuuyez!!! Il enavait déjà écrit une autre version (un vrai pervers, j'vous l'dit) intitulé "La Condition postmoderne, rapport sur le savoir" (1979) , et cet essai est un tantinet plus accessible (bon on est loin des petits Mickeys faut bien s'l'avouer).

Bon sérieusement, c'est quoi la Postmodernité, ben c'est l'effondrement des idéaux et utopies...pour simplifier le communisme s'est effondré, le capitalisme avec le jeudi noir de 1929 avait montré ses failles, le seconde guerre mondiale et l'horreur de l'holocauste (Adorno expliquant  par exemple,qu'il ne pouvait plus y avoir de poésie après Auschwitz dans son style si  primesautier dans son ouvrage Prismes en 1955), la guerre froide et la perte des repères religieux (ça faisait un bout de temps que Nietzsche il le clamait que dieu était mort ah! mais!)

Du coup au revoir la transcendance et welcome l'immanence ...euh ok ok je m'emporte...bon ben on va également y aller mollo avec cette chute des grands idéaux, on va limiter notre action au présent et comme on se méfie du progrès, ben adios les avants gardes, les grands mouvements, retour à un travail individuel face au désenchantement du Monde (c'est le terme systématiquement associé)




Okaaaay!!! on va s’arrêter là et parler de poker non? Raoul commence à grogner!
Et pourtant nous aussi, dans le poker nous l'avons vécu notre petite crise socio culturelle économico religieuse!

Nous avons effectivement eu, notre modernité avec l’avènement du Texa no holdem par rapport aux anciennes variantes, avec ce grand Rush de joueurs en France rêvant de l'Inaccessible Etoile, ou plutôt là d'Or et d'Argent, séduit aussi par certains rois de la variétoche, ...et si ce soir nous vivions le baby boom des joueurs récréatifs; moult variantes, moult tournois, moult joueurs de tous horizons...et ...  et puis vint l'Arjel qui a provoqué un effondrement, nous nous somme repliés sur nous avec un désenchantement certains nous aussi, adieu le travail sur le fond et la forme on a simplifié les variantes possibles à jouer ...adieu stud, horse, omaha hi/low....ah, oui  beaucoup de joueurs se sont perdus en chemin, ont abandonné à force de bad beat , d'échec et de désillusions
Comme nous ne sommes plus dans un système d'avant-gardes et d'Académie sauf celle de Billard.

Aujourd'hui certains parlent d'Hypermodernité ( Gilles Lipovetsky notamment) et dans l'analogie capillotractée de mon article, on pourrait alors  associer à cette époque "transgenre", la loi récente du poker qui vient de passer et qui fait renaître ces variantes si ludiques que sont le horse!

Ouiii, c'est mon nouveau dada du moment ....tournois que je massacre joyeusement et sans complexe!  ou le omaha hi/low.

Alors en selle, et que je ne saute pas au 1er tour!!!







16 juin 2016

Chicchiluis bang bang le retour




L'air de ce pays étrange plein de kouign-amann, d'hydromel, de cidre etait particulièrement festif ce matin là... mais je tremblais manquant terriblement de ma drogue suprême et honteuse, un breuvage d'une contrée lointaine et sauvage nommé le coca light!

Tandis qu'un festin s'affairait orchestré de main de maître par le gentilhomme pirate,, le seul, l'unique Daddy de La reine Mama , je décidais de partir dans ces contrées barbares afin de trouver mon Graal... Que nenni, grand seigneur le druide Patmail me fit apparaître deux chevaliers à l'allure sémillante pour m'escorter.
Toute émoustillée de cette escorte et émue par la bienveillance et gentillesse de cette tablée ronde je pus satisfaire ainsi mon caprice par plusieurs fioles du précieux élixir et récupérer ainsi ma jauge d’énergie pour pouvoir déguster l'incroyable et délicieux festin des chevaliers bronzés.

Il est beau mon païs me dis-je en dévorant le foie gras amené par le chevalier Kevin ...nonobstant que celui-ci était en fait breton, mais boududu il n'en était pas moins mémorable et voilà que j'avais la larme à l’œil en pensant à mon enfance dans cette ville rose puis à une partie de mes origines dans ce terroir inconnu et merveilleux qu'est le Gavaudan.

Nom di diou voilà que je me pâmais maintenant devant le pain d'épices du sigisbée de la reine, le gentilhomme José del Pan d'épices de la mancha...une baronnie pour ce gentilhomme! cela méritait un anoblissement immédiat devant un tel prodige... j'en bave encore de te l'évoquer!

Que de magie était en oeuvre...ma digestion également et cela émoucha tant ma hache que sans éclat lorsque je voulus enfin émasculer quelques écuyers pour satisfaire mon appétit de vierge du Rhin et devant l’œil d'Odin, je réussis à peine à la lever et peu glorieusement je la plantais dans mon petit peton alors qu'on me trucidait tel Eddard Stark sans cérémonie...
.

Qu'importe, je laissais mes compagnons pour muser vers d'autres rivages et écouter l’avènement du nouveau César de la FNL: Denis! Superbe parcours demandant une grande bravoure devant la princesse Zara toujours aussi redoutable...

Le soir, parce que nous étions en Bretagne, tels de parfaits Assurancetourix nous chantâmes avec cœur, notamment nos affections vers d'autres rivages, et si certains scandaient leur futur hymne à Dublin en vivant avec un panache on ne peu plus tonitruant "les lacs du Connemara" , moi , eh bien devant ces loopings vocals je rêvassais à mon Mister T et nos quelques galipettes à venir dans les futaies oniriques .



Bien sûr, bien sûr il fallut ensuite partir, partir pour mieux revenir, partir malgré peu d'heures de repos et je quittais avec une certaine tristesse l'allégresse de notre tablée ronde pour retourner  dans une spectaculaire Chicciluis bang bang, conduit par Luis notre cavaleiros, vers Lutèce avec la reine Mama et le damoiseau Romain ... cette croisade harassante nous purifia de nos excès dans une chaleur étouffante (un sort anti pause pipi qui avait du être mal dosé et nous momifia immédiatement) et nous apprît à développer la patience et le non tilt car beaucoup! oh oui beaucoup!  de pèlerins revenaient vers Lutèce avec nous!

Tu comprends Raoul - et arrête de grogner quand je te fais des bigoudis , tu dois vraiment retourner chez Fred et il ne te confiera plus à moi si tu n'as pas le pelage soyeux, tu sais comment il est tatillon et conventionnel sur l'art capillaire ! - Bref, tu comprends cette histoire  a eu lieu voici déjà quelques temps...bien  trop longtemps! elle me hantera encore et encore car peu d'épopées sont aussi joyeuses avec d'aussi braves camarades, et si on a râté Morgane la Fay, qu'on a évité d'observer de peu l'Excalibur de l'ogre, qu'Arthur était parti conter fleurette à Genièvre, la tablée ronde elle, était bien vivante et ne demande qu'un an avant que la magie de Damien l'enchanteur et les  autres hauts dignitaires de la FNL nous ouvrent la brèche pour encore et toujours festoyer dans cette si bienfaisante atmosphère.

Merci vraiment à vous tous pour ce week end !!!

19 mai 2016

Un club d'irréductibles joueurs: le tournoi




Par St Georges, le dragon éructait moult propos outrageux, il était temps de l'abattre....le chevalier Jorgio vaillamment se dévoua pour couper la tête de l'hydre (je rassure immédiatement la SPA, le joli dragon alla récupérer dans un massif ombragé et revint une fois sa bonhomie naturelle récupérée, on n'est pas des barbares à la FNL non mais!)

Ensuite, certains hères du royaume encore traumatisés quittèrent la tablée pour se reposer
 J'étais quant à moi en train de gambader joyeusement dans les herbes folles des cartes et couper quelques têtes discrètement afin de satisfaire mon impérieuse maîtresse du Walhalla...

Le tournoi se déroulait à merveille, mais je commençais un brin à me déconcentrer et l'ogre Bruno semblait me surveiller attentivement...je tentai un coup de sécateur avec un AK UTG mais voici que faute de lunettes, je ratai la virilité de l'impressionnant gentilhomme qui à son tour virilement me balança sa...(non hé ho! ça va pas non!  ça c'est l'effet cadeau cho7 et les bières de Jacquie et Michel obtenue lors de l'assaut féroce sur Bozz)  non! il m'assomma violemment de sa massue...Ouch! 70 ou 80 blinds sur la tête voilà qui prêtait à réfléchir, j étais quasi chipleader allais-je jouer ma partie sur un tirage?....Mm j'hésitai et j abandonnai cette bataille sagement (il révéla ensuite sa main, ô surprise, alors que j'attendais une petite paire, il dévoila  un vilain AA qui me consola dans ma décision).


La soirée devenait quelque peu sérieuse, il ne restait plus que deux tables , 12 joueurs...yes! Du coup,  je commençais un stupide et monumental bluff avec AJ sur un flop peu sympathique en ma faveur contre le jovial Denis...je maugréais intérieurement sur mon coup de hache raté et préparais une mise plus lourde pour emporter le pli...le chevalier visiblement n'était pas dupe de ma danse des 7 voiles peu hypnotisante et me suivit d'un pas alerte tandis que mon ogre familier à côté de moi me fit sursauter en grondant de sa voix de baryton: "hé , c'est beaucoup comme mise cela!"
Oui toi aussi, tu as remarqué ma stupidité, mais regarde je vais en faire une encore plus grande... or tandis que je préparais avec soin mon élan pour faire sauter la tête du guerrier, j entendis la belle princesse Zara glapir et ô horreur vis un gigantesque hanneton-missive foncer dans son cou pour ensuite virevolter dans la pièce.

On a beau être walkyrie, on en n'est pas moins femme...et mes cheveux se dressèrent alors sur ma tête... déstabilisée tel un éléphant face à une souris, j observais l'insolent et suicidaire animal du coin de l’œil, ma paranoïa totale en éveil: j' étais persuadée qu'il s'agissait de magie noire et d'une action torve de Mordred et qu'il allait venir sauvagement m'agresser à mon tour...

J'étais terrorisée, essayant de faire bonne figure afin de ne pas montrer mon hystérie croissante et... jouais une mise risible , Mordred m'avait abattu telle la chevelure de Samson par Dalila...je slow payais bêtement en n'arrivant plus à imaginer le pot, déconcentrée...5.000 pour un pot de 75.000 pour un total bluff! bien joué fillette prends toi donc ce soufflet dans ta gueule! à force de selfies, je m'envoyais aussi la hache pour me décapiter me trompant de cible.

Outre l'échec cuisant, je devais contempler avec honte la stupéfaction et l'accablement de tous....5.000? je conservais un minimum de dignité pour ne pas crier "Mama(n)!!! et me mettre à pleurer en suçotant mon pouce tout en déclarant "c'est pas moi Môssieur, c'est la vilaine bête qui m'a déconcentrée et j ai eu peur du grognement ensuite de l'ogre "

Je devais ne pas tilter et redressai mon jeu jusqu'à l'arrivée d'une paire providentielle...et que demander de mieux que les as! il me semblait que l'ogre venait d'enchérir: chouette, je n'avais qu'à suivre: flop q8 pas de risque de flush parfait, l'ogre surenchérit ... il surenchérit et je balançai mon tapis...il devait avoir 5 fois mon tapis le bougre mais depuis quelque temps, la table finale approchant, je sentais le jeune dameret se tendre et mon mouv' le fit se lever, remonter son pantalon dans un grognement que Raoul n'aurait pas renié pour revenir et suivre....il montra alors un brelan de dames...un j vint au turn mais ni la quinte ni le brelan d'as vint me sauver et je quittais la contrée un peu blasée, me réfugiant dans le royaume de Morphée dépitée.



13 mai 2016

Une tablée ronde près de la forêt de Broceliande (l'arrivée)



Si notre pays est renommé pour sa beauté, certains lieux mythiques appellent plus au rêve et à la fantasmagorie que d'autres. Partir un long week end dans un château au bord de la mer vers la forêt de Brocéliande, en Bretagne inspire effectivement plus que de squatter un motel au bord de la nationale de Baraqueville, d'Alès ou de Decazeville.

Alors ce matin là, après moult débats et transferts de valise pour savoir si je prenais ou non mon truc en plumes , de trouver des hauts relativement sobres, sympathiques, sans prendre pour autant mes célèbres décolletés qui atteignaient tous gentiment mon nombril malgré un relief escarpé et qui auraient été un tantinet inconvenants pour la grande occasion voir effrayants...or je ne voulais pas paralyser d'angoisse mes compagnons FNL pour une première, par Héla!

C'était en effet le jour J, nous allions chevaucher dans la voiture du chevalier Fred avec la reine Mama et moi pour retrouver le royaume de Damien l'enchanteur et ses fidèles chevaliers...

Comme tous les grands événements, lorsque soudain nous vivons l'Histoire avec un grand H, mon exaltation était matinée d'apeurement ayant assisté à quelques lais numériques de l'année passée présageant une assemblée de druides FNL cueillant dans un enthousiasme joyeux de leur serpe quelques fougères aux vertues euphorisantes et hydromels qui feraient rougir même les vierges du Rhin.

Que dire de cette chevauchée, si ce n'est que le chevalier Fred d'une main de Maître nous conduisit avec la dame du van vers les sources miraculeuses du sigisbée de la reine, le gentilhomme José del Pan d'épices de la mancha puis retrouver le château enchanté


Les sources étant momentanément taries, nous repartîmes spectatrices de la passion tumultueuse et un brin sadienne du chevalier Fred avec la Voix.

Arrivés dans le pays celte fantasmé, retentit alors le cor de nos retrouvailles et Damien l'enchanteur apparût par les Saints Fûts et cornes d'abondance et devant nos regards admiratifs inventa une nouvelle fois une tablée ronde

Dans ce décor son et lumières, magnifié par moult fumées  nous entendîmes résonner les cris d'assauts de la Gaufrette armé d' un estoc de 15 cm ...euh non 23 car 15 pour un estoc c'est tout petit, de la belle princesse guerrière Zara, du chevalier Yuki gardien de l'énergie...et dans cette grande tablée de braves compagnons je vois encore avec émotion les cheveux d'or de la reine Laure et le sourire si bienfaisant de son compagnon le seigneur Stefal, réapparu dans une forme impressionnante, si j'osais je dirais même fritesque... avec ce sourire que seul celui du chevalier Souf pouvait tenter de rivaliser...même le druide Patmail était là, habillé d'une aura particulière mais, hélas, ayant respiré par mégarde une de ses potions lunaires, voici que le feu le brûlait (non je parle d'une fièvre et non de préparation h)...cela ne l'empêcha pas d'avoir un accueil irréprochable... par sa gentillesse...Onc! oui! l'ambiance était chaleureuse et quand sonna le gong du grand tournoi...nos chevaliers et écuyers se rendirent à leurs tables afin de lutter vaillamment pour prouver leur bravoure et certains pour un gobelet leur virilité.

Bien fatiguée par moult substances magiques et rires je me rendis dans ce petit havre douillet qu'on m'avait réservé et m'assoupit du sommeil du juste.

A neuf heures, je ne sais quel Ganelon avait dû me frapper dans mon sommeil car ma tête résonnait quelque peu, heureusement je sortis sur ma terrasse récupérer dans le calme et la douceur matinale quand j'entendis non loin de moi, rompant le silence et la sérénité du lieu, un torrent d'acide sortir du gosier du chevalier Kevin. Dieu du ciel! par St George!  le dragon était en lui et j'appris par la suite en bien d'autres.
ouch! s'il fallait lutter je préférais faire vite retraite et retrouver la reine Mama, la princesse Zara et le chevalier Jacques pour se rendre incognitos dans la cité...


De retour, par quelques potions magiques les chevaliers s'activaient autour d'un festin gargantuesque... la corne d'abondance était à nouveau présente tandis que huîtres, moules , crêpes et saucisses paradaient dignement... il fallait se restaurer car le main event était enfin annoncé.

Le druide Patmail en avant-première de cette terrible épreuve, dans une Cène pokérisée offrit à nous tous au nom de la Sainte FNL sac, lunettes et gobelet. L'émotion était à son comble quand retentit le cor...la recherche du saint Graal pouvait commencer...j étais un peu engoncée et effrayée car devant et autour de moi tournoyaient bien des adversaires redoutables...si j'avais aiguisé ma hache et ma grammaire de l'Edda poétique, je devais danser mon chant sanguinaire auprès de José que je craignais terriblement tant rompu aux arts martiaux, de la princesse guerrière Zara connaissant parfaitement l'art de la guerre (il paraîtrait même que c'est elle qui a inspiré Sun Tsu) et du terrible chevalier du requin blanc bobzzy...la tablée combattait vaillamment sous les chants de guerre de notre héraut Yvonnic.

Le bonheur a un temps et les tables ne se ressemblent pas car si la convialité et le rire étaient les maîtres mot précédemment, je voyageais ensuite dans un royaume bien différent...je retrouvais mon amie la reine Mama mais celle-ci bien que célèbre pour sa bravoure semblait totalement accablée, le chevalier youki d'habitude au charisme flamboyant paraissait lui aussi quelque peu désespéré dans cette morne plaine régenté par le dragon titubant Jean Batt...et le gentilhomme ticbreizh me souriait d'un sourire coquille st Jacques, semblant me dire de son chemin de Compostelle: Au secours! fuis malheureuse! folle que tu es tant qu' il est encore temps...même l'ogre Bruno à ma droite semblait implorer de l'aide...Dubitative devant tant de désarroi, je saisis rapidement l'horreur de la situation et je me demandais si nous ne devrions pas créer des éthylotests et refuser dans la quête du Graal tout chevalier présentant plus de 5 grammes dans le sang aussi sympathique soit-il.





19 novembre 2015

Le chant des Partisans 2/2




Le jour 2, le réveil ne fut pas particulièrement frais et léger: j'avais beau m'être tartinée  maquillée, j'avais le teint cireux et mes poches sous mes yeux faisaient compétition à mon menton doublement dessiné... Après tout tant mieux!  je n'allais pas à un rdv galant et si mon masque pouvait intimider je n'en serais que fort aise.

C'était amusant d'arriver à 10h à la Villette car un calme dominical régnait, particulièrement saisissant en contraste de l'agitation de la veille. Oui,  la grande halle de la Villette paraissait vide et assez triste mais heureusement je retrouvais des membres de la FNL tout guilleret et en pleine forme. Vertu de la jeunesse ou d'un sirop mentholé, je ne sais mais leur bonne humeur fut rapidement contagieuse et alors que j'arrivais gauche et timide, gémissant intérieurement un "Mama, pourquoi n'es-tu pas là pour me prendre par la main, j'ai peeeeur" au bout d'à peine 5 minutes j'oubliais ma gène et gloussais avec les membres de mon association . je me sentais bien ...malgré un mal de tête insidieux...non de dieu, je n'avais bu pourtant que 2 verres de vin et un peu de boisson mentholée la veille, que se passait-il donc?

Merdre, j'avais oublié de prendre mon médicament quotidien, pour calmer mes tremblements de main et également mon anxiété...bon inutile de paniquer car de toute façon, le tournoi devait être l'affaire d'une heure ou deux non? pas de quoi m'affoler! d'ailleurs il était temps de reprendre le tournoi et je me retrouvais encore une fois à la table d'un membre de la FNL que je ne connaissais pas!
250 joueurs en piste, 200 payés...mon but? être ITM.
J'étais un peu plus grosse que le tapis moyen mais les blinds étaient devenues énormes et donc un retournement de situation était à prévoir...et si je voulais gagner je me devais de jouer!

En faisant tourner ma hache pour entraîner mon poignet, je tuais malencontreusement mon malheureux coéquipier ...je me sentais un brin honteuse comme les footballeurs qui marquent contre leur camp...euh là ça faisait quand même deux buts, je sentais les sifflets et le carton jaune...mais bon... il ne lui restait qu'une ou deux blinds aussi, c'était de l'euthanasie après tout...j'ai juste abréger les souffrances de ce malheureux...hum...non?

Heureusement il sauta itm dans les premiers tickets...Petite consolation surtout pour ma culpabilité.

Je maniais la hache mais avec plus de difficulté que la veille, les blinds étaient très lourdes et un A10 contre Q10 avec une dame touchée à la river m'avait ôté la moitié de mon stack! Ce n'était plus la partie de plaisir du jour 1, du petit sentier, je naviguais dans un bateau avec une houle quelque peu anxiogène... je jouais donc plus serrée, concentrée pour une fois réellement sur mon jeu... j'avais réussi à être ITM , mon but était de passer les cinquante et de bénéficier des croupiers

Le fait de porter les couleurs d'une association (là c était une étiquette) m'incitait à plus de retenue et de sérieux...bon walkyrie j'étais, val qui rit je demeurais...on ne peut changer sa nature même si on la contrôle et bride un brin.



Nous n'étions plus qu'une centaine et je fatiguais...l'après-midi était bien entamée déjà... j'aurais pu me décourager ou me lasser mais je me sentais soutenue , portée par l'attention et la gentillesse constante des membres de la FNL présents mais aussi d'Isa38 et Louloute...et lors des pauses, les messages lus de Mama, autres blogueurs, fnl.

Un peu de menthe et j'atteignais enfin les 50!!! en tuant  au passage Cédro...avec un j9...je n'avais qu'une blind à compléter mais me sentais un peu déstabilisée quand j'entendis Damien me dire " tu pouvais pas faire autrement!" Ok! je reprenais alors ma concentration, ne me laissant pas envahir par les doutes et mon manque de confiance en moi!

Incroyable! L'ambiance devenait de plus en plus électrique, personne ne voulait sortir maintenant! tout le monde voulait parvenir aux 35 finalistes!
Je n'avais jamais cru arriver jusque là, ma chance m'avait soutenue tout le long...allez, alors, encore un petit sursaut...non! il ne me restait plus grand tapis...

Le Président et le Colonel lors de la dernière pause me coachèrent: j étais contente, attentive et flattée de leur attention alors j écoutais vraiment les conseils précieux distillés: "tu laisses du temps à chaque main, prend toujours le même temps pour jouer que tu jettes, check, raise ou va all in et tu joues que les premiums!"

Oui! oui, oui!

Bon, compris, pas d'excentrité ou de grandes inspirations fishy foireuses! j'allais encore resserer mon jeu, mais nous étions désormais  à la bulle et j'avais trois blinds, je n'étais pas seule dans ce cas ou quasiment mais je me sentais pas à l'aise, trop à l étroit sur cette table...heureusement, personne ne jouait au tyran ou trop large, tout le monde semblait en attente,

UTG! j'allais bientôt n'avoir que 2 blindes, je sentais l'ironie de sauter maintenant...alors je contemplais mes cartes espérant une grosse paire et non les 7-2 que je recevais depuis un bon moment! j'avais bien un 7 mais flanqué de son frère...paire de 7 UTG? non, c était suicidaire... c'est pas trop une paire premium cela non? quoique...ca faisait bien une heure que je ne jouais pas, j étais serrée, ils ne connaissaient pas mon range xxl  sur internet, je devais essayer...parce qu'à 2 BB, je serai suivie par tous...mais là avec 3/4 BB cela risquait d'être également le cas...
Arf, cruel dilemme...je respirais, pris le même temps que d'habitude et clama calmement: tapis!

Miracle! les gros tapis de la table ne bougèrent pas...seul la small blind hésita...longuement...longuement...boudu si je sortais maintenant avec cette main comment me justifer me disais je dans ce long suspens, et...


et il lâcha sa main (je sus ensuite qu'il n'avait que 44)...me caller le faisait devenir petit tapis! Ouf! soulagée...j'allais pouvoir respirer encore un peu, l'espoir renaissait...j'entendis Youky m'encourager encore un peu,  je soufflais et me détendais , rassurée et assez portée...on pouvait continuait un peu.

Ben oui! car juste après cette main, un malheureux sauta à une autre table! l'incroyable était arrivé! j'étais finaliste! je me sentais hystérique, ivre de fatigue et d'excitation!!!



La suite sera en mars, brève ou longue, cela me permet de continuer de rêver...peut être une 2ème malentendu? euh...je pourrais avoir un peu de menthe pour l'occasion? En tout cas une chose est sure Mama je t'aime!!!


16 novembre 2015

Le chant des Partisans 1/2




Dans cette époque troublée, plein de haine, renforcée par les tragiques événements, il semble bien futile et dérisoire de venir écrire dans mon blog, mon narcissite ce qui s'est passé au Winamax poker tour mais finalement c'est parce que justement on oublie rien, que le spectacle continue...nous n'avons qu'une vie et ce ne sont ni des fanatiques ni des gens dévorés par l'aigreur de la peur et de la haine qui nous feront arrêter de bavarder, de rire et d'être léger...rappelez-vous, comme me le signalez dimanche mon amie Christine, dans le nom de la Rose d'Umberto Eco quel est le livre que l'on veut absolument supprimer...c'est un livre sur le rire.

Du coup, merdre aux cons et raconter nos petites aventures ne sera pas désobligeants ni déplacés pour les morts parce que justement ils sont morts, partis par des gens oubliant la légèreté et le goût de la Cerise.

Il y a déjà une semaine, voici que je retrouvais à 10h précise, la FNL devant la fontaine de la grande halle de la Villette. Nous étions tous excités, contents de se retrouver ou se rencontrer et malgré ma fatigue de la semaine (je venais de faire passer des examens à des experts en construction et d'organiser les corrigés)...une petite heure supputée à faire du live m'enthousiasmait...


je me suis donc retrouvée à une table...avec - cool- deux membres de la FNL, dont un que je ne connaissais pas, fort aimable au demeurant.
Nous avons débuté après un show un brin sexiste qui ferait s'étrangler les féministes mais m'a amusé (tout comme -enfin la revanche - la file d'attente aux toilettes hommes contrairement à la gent féminine) et je vous avouerai que mon 1er challenge fut: ne pas sauter la première!

 Bah! ce n’était pas avec un 72 - ma première main - que ce serait la cas! En revanche , ma deuxième main était plus problématique: j'avais QQ! j'étais ravie mais nous étions 3 en jeu dont mon coéquipier tout nouveau tout beau de la french no limit!
Arf 3 ça m'ennuyais un peu...j'étais sure qu'un des 2 avait un as au moins...ka? aa? erf...le flop arriva et voici que tomba 9-q-7...Je vous avoue que je me suis sentie soudain nettement plus légère...mais le flop avait deux cartes de même couleur et du coup j'ai raisé un peu, sans conviction... afin qu' un des joueurs fold...ben voilà qui fut fait, parfait et voilà ty pas que l'autre, Rgneojek, pour ne point le nommer se mit à surenchérir! bon s'il insistait, et le prenait sur ce ton d'accord j'allais suivre, je n'aurais point voulu pas être désobligeante.

Turn: une autre dame...bon...à partir de là , j'avoue tout j' eus une sorte dédoublement schizophrénique, abandonnant Hildegaard voilà que je me sentis soudain me glisser dans la peau de Depardieu dans les valseuses beuglant intérieurement "on est pas bien là, décontractés du gland?"...je checkais mais mon coéquipier surenchérissa...le pot était déjà énorme (j'avais eu la main assez lourde il est vrai)...bon on avait beau être copain comme cochon puisque dans la même association, j'avais Raoul que Fred m'avait prêté pour le week end qui s'impatientait ...il avait besoin de se dépenser le chouchou, j'hésitais à le lâcher et puis je le détacha et évidemment il  s'en fut s'ébattre dans un all in peu subtil mais ô surprise remarquablement efficace puisque suivi...

Un full , mon triste compère avait touché un brelan de 9 au flop quand je touchais moi même celui de dames du coup avec ces dernières il se pensait particulièrement confortable tandis que je le décapitais d'un coup de hache ... Gott ist tot mein freud! ich bin ein walkyrie!


Voilà, voilà, voilà...bon ben maintenant que Raoul était lâché, je me suis dit qu'il fallait pas trop toucher au grisbi, alors j'ai balancé des sacoches et j'ai touché, touché, touché du coup je me suis promenée en jour un de manière assez confortable.




J'avoue, j'ai commencé à rire et glousser en voyant les gens sauter et moi toujours accrochée à ma table, comme une moule (tant qu'à parler chatte) à son rocher et sans me flageller (oh zut!un peu quand même s'il-vous-plait) sinon Fred va me reprendre Raoul, on ne va pas non plus faire la fiérote, j étais ravie et je crois pas avoir trop fait de conneries mais j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance que ma hache soit superbement aiguisée ce jour-là parce que je n'aurais jamais cru faire partie des 250 joueurs restants du jour 2!!! je pense que c'est une substance magique mentholée qui a tout fait, amenée de Broceliande par notre président! Oui je l'avoue... j étais dopée!

D'ailleurs, pour préparation, un petit repas bien sympatoche avec la fnl et une bonne gueule de bois le lendemain, le réveil fut rude!!!


19 octobre 2015

Petite fable!




Connaissez-vous cette belle histoire de Franz Kafka et la poupée?

Un jour, vers la fin de sa vie,  Franz Kafka se promenait dans un parc. Là, il rencontra une petite fille inconsolable qui avait perdu sa poupée.

Pour la consoler, Kalfa chuchota à la petite fille de ne pas s'inquiéter: sa poupée n'était pas perdue, elle était juste partie en voyage ...d'ailleurs il le savait bien lui car elle lui avait transmis une lettre pour elle justement...ce qu'il ferait dès le lendemain si elle le souhaitait.

Rentré chez lui, Kafka écrivit une longue lettre à la petite fille de la part de la poupée lui narrant ses aventures, son voyage ...Alors, comme le retrace Paul Auster dans Brooklyn Follies, Kafka tous les jours pendant 3 semaines, pourtant mourant et souffrant terriblement de sa tuberculose, composa une lettre avec un soin extrême à cette petite fille afin de lui offrir du rêve à la place de la perte de sa jolie poupée.

Dans une autre version, il est raconté que Kafka à la fin de ces trois semaines offrit une nouvelle poupée à la petite fille: celle-ci s'écria "Mais ce n'est pas ma poupée" ce à quoi le grand écrivain Tchèque répondit "c'est bien ta poupée, mais les grands voyages transforment les gens tu sais"

Et bien depuis vendredi, je pleure la moitié de mon stack, perdu bêtement notamment avec des sit and go à trop fort buy in... bizarrement, rien ne passe j'ai beaucoup de jeu mais mes as sont craqués, mes paires comme mes 10 sautent contrent des A4; au Omaha mes splendides mains (AKQJ sur 2 couleurs) sont à jeter dès les flops...alors comme la petite fille je pleure la perte de ma chatte  déflorée vilainement par des mains de gougnafiers et je voudrais bien aussi rêver en attendant le retour de mon stack bien aimé et tandis que je fantasme sur son retour , je prie également pour ne pas être la souris de la "Petite fable" de la Muraille de Chine du même écrivain:

"- Hélas! dit la souris, le monde devient étroit chaque jour. Il était si grand autrefois que j'ai pris peur, j'ai couru, j'ai couru, et j'ai été contente de voir enfin de chaque côté, des murs surgir à l'horizon; mais ces longs murs courent si vite à la rencontre l'un de l'autre que me voici déjà dans la dernière pièce, et j'aperçois là-bas le piège dans lequel je vais tomber. 

- Tu n'as qu'à changer de direction, dit le chat en la dévorant."

14 octobre 2015

Don Juan et le poker !




Dernièrement, avant les derniers râles de ma box et ma presque désintoxication du net de ces jours passés; dernièrement donc, je savourais l'arrivée imminente du samedi pour faire mes petits tournois préférés de l'après midi: un  PLO à 3 euros à 16h, puis un à 2 euros mixed à 17h et le soir vers 21h30 (en bonne diva, je viens toujours abattre ma hache tardivement) mon feu d'artifice préféré:  le biathlon qu'organise hebdomadairement la très conviviale association de poker FRENCH NO LIMIT dans laquelle je sévis joyeusement, grâce à l'invitation de Mama, voici déjà quelques années.

Bien entendu, ce jour-là, dans l'après-midi je fus traitée de salope or ce ne fut, curieusement, non pour mon libertinage outrecuidant de ma vie  dissolue, mais pour l'académisme de mon jeu certes un brin conservateur et serré bien absolument irréprochable - comme vous le savez tous.
Halloween approchant, ma boutique des petites horreurs n'avaient pourtant pas été vendeuse quoique très profitable pour moi et du coup je jouais simultanément plusieurs tournois ...4 en même temps! je peinais! je l'avoue...souffrant de ma blonde attitude et de ma gourmandise...2 c'est assez! 4 cela demande quand même une organisation plus stricte et surtout une souplesse qui n'est pas ma caractéristique première, il faut bien l'avouer.

Finalement, au risque de ternir ma réputation sulfureuse, je me reconnais assez monogame ou alors un petit jeu à deux me suffit... surtout quand c'est le biathlon,bon d'accord trois c'est bien aussi, mais euh...

Le parallélisme entre les insultes de l'après-midi et cette conduite me rappela soudain le syndrome de Don Juan: ô joueurs en ligne n'êtes-vous tous pas d'affreux libertins, qui au mieux finissaient un tournoi pour en débuter un autre, cherchant  ainsi le graal dans ce pot, ce petit morceau de vie pure pour parler comme Proust ou simplement dans chaque petite mort chassant l'autre, vous/nous voilà tous en recherche perpétuelle d'adrénaline, du frémissement pécunier ou ludique qui nous entraîne toujours vers de nouveaux sentiers de MTT?

Voilà qu'à la suite de Don Juan, ne pouvant demeurer dans une stabilité amoureuse d'une seule table, suit Casanova et ses bacchanales dionysiaques, l'éros débridé, le polyamour des tables...j'en prends une, deux, trois, quatre ...oh oui! encore! je joue et m'envoie en l'air avec 4 tables différentes comme c'est bon ...voilà que je l'oublie, que je m'oublie...heu oui, en effet reprenons la bienséance et oubliant ces fantasmes oiseux quoique... quoique malgré tout, le joueur comme Don Juan ne souffre t-il d'un  mal lié à la perte initiale de l'être aimé qu'il recherche éternellement dans ses conquêtes...

Pour éviter ces dérives perverses (moi qui suis une innocente et svelte jeune fille) et restée concentrée, quoi de mieux que le live et  voici qu'arrive le si désirable Winamax Poker tour 2015 -2016.... oh yes! tu es beau! je te veux!  Foutredieu! quelle somme à gagner! on peut rêver et je garde des souvenirs divins quoique trop brefs de cette expérience!!!



Le Winamax Poker Tour débutera en live les 7 et 8 novembre 2015 lors d’une grande étape inaugurale à Paris ...ça promet d'être orgiaque! orgasmique heu génial!

Bon, en attendant, il est temps que je change ma box, l'abstinence de net semble avoir des effets pervers sur ma psyché....pourtant il ne fait pas chaud à Paris! 

Je t'attends!!!


04 octobre 2015

toute victoire est une défaite!!!



Il y a dans chaque tournoi de poker une sorte de mappemonde d'état de guerre où la stratégie, l'art de la guerre sont sertis avec les aléas des tranchées/flop

A Sun Tsu et Machiavel je préfère néanmoins le Mahabharata, Cette ancienne épopée indienne, le plus long poème jamais écrit (plus de quinze fois la bible ou l 'Illiade)  raconte principalement la guerre entre deux clans cousins: les Pandava et les kaurava...Un massacre orchestré par Khrisna parce qu'il faut qu'il y ait cette destruction pour pouvoir faire émerger le monde de l'homme .

La semaine dernière j'ai assisté avec délectation et émotion à une rencontre avec les monstres sacrés du théâtre contemporain que sont le metteur en scène Peter Brook et Jean-Claude Carrière.
ils ont voici plus de 20 ans mis en scène cette épopée au théâtre parisien les Bouffes du Nord, puis réalisé un film à ce sujet. Voici qu'avec les tragiques événements actuels, cette épopée prend tout son sens,  ils sont alors revenus pour composer "Battlefield" avec cette phrase a priori paradoxale "toute victoire est une défaite"


A priori, au poker même si nous recommençons de manière obsessionnelle un tournoi pourtant jamais le même, la victoire est ce qui compte.
Pourtant, le cerveau retenant et inscrivant comme événements les bad beat ou défaites, peut être que finalement la victoire toute intéressante soit-elle pécuniairement devient une défaite tant alors ne s'opère aucune remise en cause de notre jeu et de son harmonie

Prenons ces nombreux exemples de la journée où j'ai remporté des pots...voilà que cet après-midi un peu dépitée et lasse, je décide de continuer à jouer après le flop avec un tirage flush, Je n'ai pas de tirage quinte qui va avec , donc suis bien en dessous des 15 outs a priori nécessaire...mon adversaire enchérit et au lieu de folder je décide de continuer...idem au turn, j'engage quasiment tout mon tapis pensant faire mon barouf d'adieu de miss fishette quand surgit à la river la couleur providentielle...me voilà sauvée...pourtant cette victoire a le goût de la défaite car non seulement j'ai mal joué mais cela risque plus tard de m'inciter à reproduire cette mauvaise habitude et donc de perdre le chemin de mon dharma , ma loi intérieure, guidant mes pas dans ce jeu.

L'hindouisme est une religion polythéiste avec un panthéon de divinités immense, on le sait,  mais au sommet de ce panthéon se concentre une trinité que nous vivons systématiquement et inconsciemment en tant que joueur et maître de notre jeu, peut être parce que notre kama, désir profond nous y pousse...

Avec nos multiples mains (bras?) nous jouons et recréons le monde, même si contrairement à Brahma nous ne sommes pas forcément omniscient sauf avec les nuts pourtant en essayant de maîtriser le jeu, ce flux de vie, en connaissant les règles en tant que joueur nous tendons vers lui...alors nous jouons et essayons de rester dans ce jeu, d'équilibrer tel vishnou notre jeu et puis pour cela nous faisons la guerre à nos frères et cousins comme dans le Mahabharata,
Nous la faisons parce qu en détruisant le monde (nos concurrents, adversaires) tel Shiva nous cherchons à reconstruire la divine providence et ainsi nous menons et répétons sans cesse cette danse céleste, alternant massacre et reconstruction.

Toute victoire est une défaite ne signifie pas hélas que la défaite est une victoire
Pourtant comme un écho voici que résonne la célèbre citation de Beckett:"Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux"

Notre jeu comme la vie est cyclique, ce soir je suis lasse du massacre de la journée, de mon jeu et de mes victoires comme mes défaites mais demain je goûterai de nouveau l'aube...

En attendant, je vais écouter et réécouter Peter Brook parler de Battlefield, du monde et du Mahabharata sur cette émission de France Culture...30 mn de pure bonheur dont on ne ressort pas indemne!!!

Namaskar!!!



12 juillet 2015

Je(u) horripilant



Ma manière de jouer horripile !!!

Adolescente, j'adorais le tennis de table et n'étais sans pour autant être très bonne pas trop mauvaise au point de gagner un jour dans mon village la seule coupe de mon palmarès "sportif" mais... mais  je jouais de manière assez énervante, les coins systématiquement et rendais chèvre mes adversaires au point de les forcer à faire alors une erreur

Il en est de même pour les cartes, que se soit à la belote ou au poker.

Si le jeu est un reflet de notre personnalité il est sûrement temps que je réfléchisse à cette épineuse question et me remette en question et surtout me questionner sur  "dois-je continuer à jouer avec des amis ou connaissances."

Je me posais la question ce soir tant j'ai encore agacé deux joueurs lors des tournois du biathlon de la french no limit, l'association de poker à laquelle j'appartiens.

Il s'agit d'une association particulièrement conviviale avec des gens gentils que j'adore et pourtant ce soir deux des membres avec lesquels je jouais ont encore une fois dégoupillé du fait de ma manière de jouer.

L était furibond: ce joueur que je concevais à tort ou à raison comme très loose, ayant une tendance à raiser préflop systématiquement et à devenir tyran maugréa terriblement d'avoir  été sacoché sévèrement dans un all in préflop ...furieux, je lisais toute son amertume avec légèreté ne le croyant pas à ce point vexé...je découvrais avec gêne que si...après m'avoir rendu élégamment la pareille et volé ainsi trois fois mes blnds, je décidais d'attendre , évitant de trop lire le chat et ses reproches pour ne point tilter...un A8 suited providentiel me fit lui retourner le compliment  alors qu'il surenchérissait pour une fois de manière plus nuancé et m'amena a briser vilainement son jj
out du tournoi! aie!
Inutile de dire qu'il était furibard, les propos acerbes devenaient durs sur mon jeu et mon peu d'intelligence, de discernement...propos alors martelés à double voix puisque E , lui, toujours en piste commenta ironiquement, de concert avec L ma chatte, mon jeu , ma vie , mon oeuvre ou presque...

Ils y allaient de bon cœur et je devenais très peu à l'aise! Je me rapellais combien ce joueur mais était-ce vraiment lui? m'avait blessé dans un hu au omaha en abandonnant le hu encore une fois dégoûté par mon jeu et bien évidemment par ma chatte! non- oui-non, je ne me concentrais plus sur mon jeu.
Arf! je commençais à mon tour à tilter et lasse je déclarais que j'allais arrêter de jouer le biathlon à leur grande satisfaction.

Mon chantage affectif inconscient non seulement ne fonctionna pas mais E surenchérit expliquant que quelqu'un dont il tirait le nom voulait que je parte...Merdre! 3 personnes donc , cela devenait indigeste.

Avais-je seulement bien lu?!y avait-il dans cet assaut une petite brise d'humour pour apaiser un peu ces maux? Il faut bien avouer que déjà, la semaine dernière, j'étais bêtement partie en vrille prenant littéralement une réflexion, je devais me reprendre et ne pas laisser la paranoïa vaincre le plaisir de jouer.

Mon jeu horripile donc.

Je suis une joueuse récréative, grande gueule, agressive, n'ayant pas de scrupule à être un fish...je collectionne visiblement les petites horreurs...j'essaie pourtant dans ce cadre conviviale de les filtrer mais alors que je recherche leur bonhomie paradoxalement je provoque colère et dégoût.
Dois-je continuer mes petits meurtres pokériens entre amis ou utiliser le baume de l'anonymat filtrer ainsi de manière plus efficace ma culpabilité?

La victoire de ce soir a encore une fois un goût bien amer tandis que cette question risque de me hanter longtemps cette semaine encore.!

01 mai 2015

Le poker, une religion sacrificielle?


- Bénissez-moi mon Père car j'ai pêché! j'ai choisi un pseudo racoleur en hommage à la luxure et voilà que j'ai envié le bien d'autrui, j'en fus gourmande et parfois tellement en colère lorsque mise en tilt, je n'ai pas toujours compté mes outs ni ai-je pensé à mes cotes car vilainement atteinte d'acédie tout en conservant mon orgueil, j'étais ...je suis
-Les 7 péchés capitaux condensés en une seule personne? eh ben dites-moi, succube infernale, une joueuse de poker matinée d'un énorme fish ma fille, voilà ce que vous êtes!

Hé oui, le rapport entre le poker et la religion ne semble pas de prime abord évident malgré le sacerdoce qu'il impose souvent, ses rituels, ses saints (les joueurs pros) et ses démons (les fish et bien sur Blacky, notre Ange déchu de son blog) mais si nous sommes loin de tendre l'autre joue lorsque quelqu'un nous frappe, pourtant, c'est bien là, la déontologie du joueur lambda pour devenir la justice immanente de Yahvé...car avant  de clamer un revanchard "oeil pour oeil, dent pour dent" et plus si affinités, il nous faut attendre patiemment de piéger ce voleur de blind et ses camouflets pour enfin occire l'ingrat d'un courroux digne d'une furie (ou d'une Walkyrie).

Il faut guetter les signes, presque une cosmogonie animiste et puis penser à ces phrases sublimes de Djalâl ad-Dîn Rûmî, ce mystique persan du 13e s : "Tu vois l'écume et non la mer. Que c'est étrange ! Enfermé dans le bateau du corps, tu as vu l'eau. Contemple l'eau de l'eau ! L'eau a une Eau qui la pousse, l'esprit a un Esprit qui l'appelle."

D'ailleurs, je vais me gêner pour mieux entrer en transe, même si sans derviche tourneur, pour goûter sans me perdre en juif errant dans la bulle, j'écoute un petit air soufiste d'un de mes chanteurs préférés, le fascinant Nusrat Fateh Ali Khan



Telle alors une bonze , détachée, en éveil, les niveaux de jeux étant autant de soutras, mantras, chapelets que l'on égrène pour atteindre le Graal...dominer ses émotions, son état d'esprit le plier comme l'enseigne le Dalaï Lama puisque l la discipline intérieure est le seul moyen dont nous disposons pour apprendre à dompter l'Esprit. Sans elle, nos émotions nous débordent et nous créons des causes et des conditions défavorables dans nos existences présentes et à venir.

Mouais, j'ai beau méditer de temps en temps, je suis loin du zen oriental, peut être est ce pour cela que je suis de la caste des joueurs de peu, les joueurs récréatifs, les Shudras  petits serviteurs de micro limites et non des brahmanes même si j'ai essayé un temps d'apprendre leur langage sublime le sanskrit...mais c'est si compliqué, si complexe que je ne me souviens que de l'alphabet, parfois, arrivant à lire un mot d'hindi presque par hasard...une caste entre les joueurs pros, ces brahmanes consacrés au Sacré, finalement aidés et soutenus par les Kshatriya, la caste des guerriers qui dirige le jeu et protège les marchands, les Vaishyas, ces joueurs qui sans en avoir la splendeur dans leur acharnement continuent à accumuler petit à petit leurs gains



Bien sûr comme dans l’hindouisme parfois je suis chassée de ces castes en étant traitée d'intouchable, de fish, peut être aussi parce que comme une Vénus de Lespugue je me suis crue immortelle et ai alors cru au miracle!

05 avril 2015

Sur la route , tilt generation





Hier, tandis que je me régalais de faire le biathlon du samedi soir avec mes collègues de la FNL, je rêvassais joyeusement au lieu de compter mes outs et de mesurer mes relances.

 J'ose avouer que je regardais également The Voice, notamment le charmant Guilhem chantait "Avec le temps" dont j'aurais bien fait mon dimanche, même s' il n'était  pas  Léo ferré, mais bon, inutile de vous dire que ce n'est pas tout à fait cette virtuosité que je lui aurais demandé...




bref, tandis que j'errais dans divers plans oniriques, voici que je trébuchais dans mon jeu: je balançais pot sur le No Holdem, et envoyais une sacoche de tous les diables pour un brelan dans un enthousiasme certes habituel mais quelque peu déplacé dans le cas présent et qui me fis perdre la moitié de mon stack.

OOPS...

Je pensais alors combien le poker était  proche de la littérature, peut être déjà  parce que  comme disait Marguerite Yourcenar : "on ne lit jamais un livre, on se lit à travers le livre" et que le poker comme tous les jeux est un formidable révélateur de  personnalité mais  aussi à travers notre expérience de lecteur...là, perdue dans plusieurs sortes de jeux, je n'étais certes pas encore dans le monde hermétique de Finnegans Wake de James Joyce, écrit dans plusieurs langues et compressant le langage, quoique en jouant mon no holdem comme un pot limit j'étais vraiment au bord du chaosmos (euh, pour mon correcteur ou rectificateur pas forcément préféré, non ce n'est pas une faute mais un néologisme de Joyce mêlant chaos et cosmos)

Non, je me sentais en fait, un peu dans la même atmosphère que lorsque je lis les romans de l'énigmatique et génial Thomas Pynchon: perdue dans multiples récits à lutter dans la compréhension du jeu du récit,  chercher à se raccorder à une certaine logique avant que les ramures du récit se rejoignent vers un tronc commun où tout alors enfin s'éclaire!



Cela en devient kafkaïen, et qui n'a jamais ressenti en jouant, le sentiment d'absurdité et d'étouffement de k, avec parfois un procès de fish...combien de fois me suis-je faite insultée, peut être  de manière moins absurde que chez l'écrivain Tchèque mais avec toute l'écriture fleurie d'un Burgess ou d'un Selby. D'ailleurs, n'en déplaise à -Enorme-, concitoyen de la fnl, non, malgré mon pseudo racoleur qui semble à chaque fois t''interpeller, je ne suis pas la réincarnation de Tralala, la prostituée de Last exit to Brooklyn.

J'ai alors pensé également combien parfois l'analogie du poker se ressentait avec l'expérience endurée par la lecture de Kerouac notamment dans ces longs mais très longs tournois comme sur le king 5 où il faut tuer tant de joueurs.
. Il y a la même excitation du début du roman lorsqu'on prend la route vers frisco et  puis, le chemin est long et le talent de Kerouac est de nous faire ressentir dans la lecture, de manière profondément physique, cet ennui de la route et ainsi son immensité...cette ennui trompeur et dangereux, comme dans les longs tournois, où notre attention pourtant ne doit pas faiblir au risque d'un accident.
 Ô combien alors joue l'importance du copilote et pour moi celles de mon équipe qui chattait dans une joviale ambiance et assurément si on  ne fut pas  des Hells Angels à s'égosiller  en roulant "born to be wiiild", on s'est bien marrés avec mon équipe "les No -Vices FNL" dont je me devais de rendre hommage! Beat generation ou pas...

Ouaips, en tout cas pour moi hier ce fut les Chants de Maldoror, à travers les chants ou les niveaux du tournois, voici que de l'écriture poétique je visitais les cercles dantesques dans un boléro de plus en plus noir qui me fut fatal.

Fin du chapitre, de ce roman, plus qu'à ouvrir une autre page en frissonnant délicieusement du Livre à Venir et de ce presque rien blanchotien que je joue régulièrement, avec une telle volupté surtout quand la petite fin n'est pas trop précoce.

14 mars 2015

Un air de printemps à Ribeauville




Grand ménage de printemps oblige il était temps de faire respirer un peu ce blog qui s'effaçait dans la poussière des articles passé d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtreuh!

Grand soleil en ce jour, et si ce ne sont pas encore complétement les portes ouvertes c'est avec assurément une certaine excitation en lisant ce projet d'aller manger une petite choucroute à Ribeauville...

Ribeauville c'est ton nom, j'ai tout vu à Ribeauville, si j'y étais...enfin si je gagne parce qu'il faut savoir que le barrière poker tour organise un tournoi là bas.. Un package d'une valeur de 870 euros à gagner grâce à Ranking hero!!!

Alors? Let's go!!! l'Alsace au printemps cela doit être sympa! je n'y suis allée qu'une fois, en été, sous une chaleur torride, à Mulhouse voir un spectacle de la chorégraphe Pina Bausch dont j'étais fan et avais fait un petit crochet à Strasbourg ...je ne suis jamais revenue dans cette région, il est donc absolument temps de combler cette lacune et que rêver de mieux que ce casino aux premières lueurs du printemps (du 26 au 29 mars)



03 janvier 2015

Conte de Noel pokérien


Il faisait froid, cet hiver-là, dans cet appartement parisien et la grisaille était au rdv.
 2014 n'avait pas été une très bonne année et finissait pas  bien dans tous les domaines. la princesse aux 547 grains de beauté avait revêtu sa peau d'âne de fish pour se réchauffer et ruminer de ne pouvoir descendre dans la ville rose retrouver la chaude et confortable villa des membres de sa famille qui allaient eux fêter tous ensemble le réveillon.
Pas de noël, pas de cadeau, pas de santon ni de guirlande? et bien si! car la fée Mama avait illuminé le doux royaume de la FNL de plein d'illuminations et comme toujours avait eu la généreuse idée de composer un noël sur mesure, pour toutes les âmes du royaume. Idée lumineuse qui clignotait sur le forum où après un tirage au sort chacun devait envoyer un petit cadeau à son prochain, qu'il le connaisse ou non.
Alors, les derniers jours, la convivialité de cette guirlande humaine illustrait le forum et ô combien l'esprit de cette association. 
Mais voici que la princesse aux grains de beauté cette année-là n'avait pas été sage! et à force d'aimer qu'on fustige son auguste séant ,c'était le père fouettard qui s'était invité de manière inopinée dans son humble logis.
La princesse avait choppé les boules de son corsage et revêtu la toge de Caliméro: "c'est injuste, vraiment trop injuste" se dit-elle "je suis décidément bien poissarde dans ma vie"
Mais voilà qu'à force de complaisance et à regarder la grisaille du royaume parisien, elle n'avait pas compris que ce froid favorisait en fait un retour du Père Noël pour la damoiselle en détresse.
Tandis qu'elle ronchonnait (la princesse aux grains de beauté avait une légère tendance à être chochotte et se plaindre beaucoup), elle entendit soudain un écho familier: "tiens Raoul que fais-tu là? Fred te renvoie passer quelques jours chez moi?"
-"Non, ce gougnafier a pas assez fait de perf cette année au poker et du coup il m'a obligé à travailler quelques jours en intérim pour payer ses  débordements de fin d'année, je remplace les rennes du père noël"
Et c'est là, sans avoir pourtant pris d'herbes magiques de Zara que je l'ai vu!!! Dans toute sa gloire et majesté! son habit rouge n'est pas dû au soda  dont je suis addict, non! non! en vérité je vous le dit! le père Noël est rouge car il est russe! Da! Da! Il s'appelle Kalinka et vit dans le pays de notre démon nordique préféré!


Voici qu'exprès, le père noël était revenu vers la princesse aux grains de beauté pour mettre un présent surprise dans son petit soulier (ouais, petit soulier, erf, elle chausse du 41 fillette quand même)!
 Emu de la désertion et ulcéré par l'attitude cuistre du père fouettard, lors de son RTT , le père noël était revenu pour donner quelques poèmes (dans un magnifique recueil de Vignial) à notre malheureuse! En surprise, sans prévenir, une initiative personnelle folle et si élégante
Qui a dit que la magie de noël n'existait pas? C'est pas moi! En tout cas, encore une fois, dans le royaume de la FNL la convivialité et l'altruisme cet hiver ont fait loi !
Bonne Année à vous tous!





26 novembre 2014

Point final ou point de suspension?



Après presque 4 ans d'absurdité, d'exposition voire d'exhibition il est temps au moins un temps de tirer sa révérence.

J'aime le poker et je continuerai à jouer (notamment avec la fnl) et peut être après un bol d'air et de repos je reviendrai sur ce blog ou sur une variation mais là, malgré une lutte de chaque instant je crois que le marasme ambiant m'a contaminé.

4 ans de blagues, de rires, de rencontres, de jolies amitiés, de cris, de frustrations, de déceptions, de peines et même blessures...bref 4 ans qui m'ont rendu bien plus riche que ma bank roll , lol

Merci pour cela de m'avoir accompagné, de vos commentaires que j'attendais avec avidité, merci de m'être grâce à vous sentie moins seule et isolée...pour une fois, moi la grande paranoïaque, j'ai ressenti ce plaisir douillet d'être dans un groupe, une équipe malgré mes mouv à la légèreté teutonique et mon caractère...euh....mon caractère.

Bref, bisous et peut être à bientôt!!!

THAT'S ALL FOLKS!!!

23 novembre 2014

Pavlov et le Poker!!!





Suçotant un biscuit diététique insipide du fait de mon régime, voilà que cet après-midi en plein tournoi mon esprit s'égara vers la réminiscence de ma dernière religieuse au chocolat et dans un conditionnement tout pavlovien, je salivais joyeusement.

 En effet je me savais parfois, dans certaines circonstances, chienne, mais là cela me rappela immédiatement comment le savant Pavlov démontra en utilisant un chien que l'on pouvait involontairement grâce à un stimulus extérieur appris (non innée) avoir certains réflexes involontaires car devenus instinctifs suite à un conditionnement .

Parallèlement, je me remémorais cet EXCELLENT article (ben quoi? on est jamais mieux servi que par soi-même) expliquant que la mémoire traumatique,du fait des micros traumas qui lui sont liés, altère neurologiquement la mémoire, la stagnant à un moment donné à l’inverse d'une mémoire saine qui, elle, est évolutive.

Or, grâce aux travaux de scientifiques scandinaves, nous savons que les stimuli du cerveau réagissent plus violemment à ce qui nous choque, heurte que ce qui nous parait harmonieux... c'est pour cela que l'on relèvera nos bad beat bien plus que les cartes que nous avons pu faire passer malgré des statistiques en notre défaveur dans une table de poker...c'est aussi ce qui nous donne cette impression récurrente qu'il y a plus de métro en face de notre rame et que les caisses ou voies d'à côté avancent toujours plus vite que celles que nous avons choisies.

Paradoxalement, spontanément notre cerveau s'intéresse, lui ,bien plus à l'affirmation de nos croyances que ce qui pourrait l'infirmer, ainsi nous avons tendance à rechercher et accorder plus d'attentions aux informations qui nous confortent que celles remettant en question nos opinions et plus encore dans ce fameux réflexe quasi pavlovien, la zone de notre cerveau "récompense" est immédiatement stimulée lorsque quelqu'un abonde dans notre sens nous procurant un effet euphorisant...ou le même plaisir qu'une bonne religieuse en période de diète.

C'est peut être aussi pour cela qu'il est plus facile d'apprendre lorsque nous sommes jeunes et plus nous vieillissons plus nous avons tendance à vivre de nos acquis et être dévoré de certitudes...combien de personnes abandonnent leur curiosité au profit d'un délicieux apéritif bienveillant et complaisant dans un mojito d'idées rassurantes ... c'est à ce moment là que survient le conditionnement pavlovien du joueur pourtant si antagoniquement opposé au jeu lui même..."les aléas m'ont fait perdre cette partie que j'ai pourtant si bien joué"

Donc, en conclusion, je viens de découvrir que tout comme vous,  tel le chien le pavlov je salive dès l'arrivée préflop d'une grosse paire ,  oh oui! je bave allègrement, sans vergogne, car sans même en avoir conscience, lorsque ma grosse paire est confortée par un flop en ma faveur et que du coup je n'ai même pas cherché une stratégie subtile pour la rendre plus rentable, en bonne fish conditionnée que je suis, tandis qu' en revanche j'ai bien senti le micro trauma qui s'opérait lorsqu'une quinte de l'espace m'expédia dans un déhanché indigne hors de ma partie de poker cet après-midi! Quel gougnafier que mon adversaire! pourtant je l'avais - évidemment- excellemment joué!

Merci d'être d'accord avec moi afin que je puisse virtuellement dévorer cette délicieuse religieuse en titillant la zone récompense de mon cerveau! mmmh! exquise!



13 novembre 2014

Chemin initiatique


Non rassurez-vous, je n'ai pas pris de sucre et je ne me prends pas pour Pollux dans le  Manège enchanté . je ne suis pas non plus comme son créateur inspiré par un trip d'acide. Il ne s'agit d'ailleurs pas non plus d'un pamphlet sur les bienfaits chamaniques ou l'oeuvre de Castaneda... Certes il y a surement des Yaqui (mentors) dans le poker mais ma réflexion est bien plus existentielle que métaphysique...quoique...qui n'aime pas se perdre dans les méandres de son esprit afin de mieux se retrouver?

L'imagination, la partie dominante en l'homme mais pourtant s'érodant par manque d'ennui, de temps morts, par saturation des sens aux aguets, de cette image zappée des réseaux sociaux. Pascal en parlait comme la suprême ennemie de la raison,  se plaisant à la contrôler et à la dominer . C'est bien elle qui fait croire, douter, vaciller pour finir par nier la raison.

C'est elle la salope, qui alors que vous comptiez gentiment vos outs, regardiez la position, le profil des joueurs c'est elle qui alors commence à vous susurrer les choses les plus abominables, les "et si?" et le plaisir sensuel de la transgression, de la folie de mains aléatoires alors que vous meniez joyeusement et arriviez gentiment à la bulle...c'est elle le chant des sirènes, dont le soutra principal, principe même de la pensée magique réside dans le simple fait que soudain si vous jouez maintenant alors que tout est en votre défaveur vous allez l'emporter....certes! mais loin, loin dans un all in dont on ne revient pas! et inutile de dire que le bondage d'Ulysse pour résister dans une feinte inertie est peu propice à cette bataille de blind! un bluff souffreteux.

Finalement le poker est presque l'autre côté du miroir de votre gamme harmonique: vous prônez la bienveillance, le contrôle de vos émotions et la non violence? derrière votre vanité, vous voilà vêtue comme une walkyrie hystérique , vous avez fait vôtre la superbe réflexion de Beckett "L’essentiel est que je n’arrive jamais nulle part, que je ne sois jamais nulle part . . . peu importe grâce à quelle dispense." et pourtant vous courez à travers les mouv pour chercher le chaudron d'or des leprechauns en enfilant une paire de bottes à la pointure d'un MTT égaré.



23 octobre 2014

Le relou ou la calling station!

                                                                                                                           

- hé M'dame, hé m'dame tu veux pas boire un verre?
- Vous êtes charmante vous savez!
- Ah? Euh...ok. Merci!
- Je peux vous offrir un verre?
- heu non, merci, mais mon mari et mes enfants m'attendent
- je peux alors avoir votre numéro de téléphone
- (voix de fausset, sourire en tôle ondulé) ah je ne crois pas désolée, non!

C'est à ce moment là que plusieurs cas de scénarios s'offrent généralement aux dames concernées:

- Salope! tu te crois belle peut être, grosse conne, va!
- t'es raciste?
- et ton mec il te défonce bien la chatte?
- on pourrait se retrouver alors un autre jour?
- Vous allez faire un tel malheureux, je vous regarde depuis des semaines (hein?), vous avez l'air si gentille...
- Allez, 5 minutes c'est rien...

Bref, toute la gente féminine a déjà connu un de ces cas de figures dont les grandes villes (et notamment Paris du fait de son anonymat) nous abreuvent: "le relou ",

Oui! ce mec qui vous drague tandis que vous dormez à moitié dans les transports, rêvassez dans les rues et  qui ensuite vous colle espérant une érosion de votre volonté, un retournement de situation ou votre "non!" ferme deviendrait ce oui tant attendu.
Pourtant, vous étiez bien contente car vous aviez bien rodé votre refus, justifiant - comme si cela était nécessaire -  le fait que vous ayez l'outrecuidance de refuser cet acte altruiste du faquin par un mariage, votre irréprochable fidélité et des enfants...beaucoup d'enfants...la plupart abandonne aussitôt et vous partez flattée et légère de cette petite intrusion romanesque aussitôt avortée mais non, le relou lui, bêtement, s'accroche! non est un peut être voire un oui en devenir! la rebuffade? même pas peur et tandis que votre sourire poli s'amenuise et votre regard brûle des frimas de l'hiver se demandant sous quel ton employé pour que l'impudent comprenne,  le monsieur jeune ou vieux, BCBG ou en survet sans forme, continue sa gigue et son discours oiseux dévorant petit à petit votre atmosphère et le vernis de votre politesse.

Ça fait chier! c'est pas forcément bien méchant mais crevant de se faire entendre et le soir toute seule, enfin peinarde dans vos pénates vous êtes encore à grommeler sans même savoir pourquoi...
Au poker le relou est la calling station qui vous colle tandis que vous faisiez un superbe bluff et avec qui vous risquez du coup un accident de conduite (comment? il m'a pas suivi sans rien? est-ce qu'il a touché ou non?), qui vous bousille la seule superbe paire de la partie par une quinte de l'espace et qui ne comprend pas vos mises pour le faire gentiment partir et s'accroche désespérément à vous... comme hier soir cette magnifique paire de dames qui m'apparût tel un rayon de soleil dans le mercure du ciel parisien et qui fut immédiatement suivi...hé madame, madame? flop 7 k 2...je vais raiser parce que le roi m'inquiète...il suit et se call "hé, te sauve pas comme ça, on peut parler?" non je veux pas parler! avec ma chance en plus, je reraise: 8 au turn de la route...c'est là que nos chemins se séparent non? partons la tête haute en étant un peu plus sèche - je balance le tapis - il suit...et reçoit un 10...

Bien sûr il avait 8-10 même pas suited et j'ai grommelé me demandant si j'aurais dû envoyer Raoul lui bouffer sa main plutôt que mes raises (pour une fois) conventionnels et bien proprets.
J'ai claqué la porte au nez du malotrus, changé de room et je suis allée boudée devant la TV.

hé M'ssieur! 'ssieur! t'es trop classe! on va boire un verre?