28 avril 2013

Par delà le bien et le mal...





" Là où se trouve l’arbre de la connaissance se trouve aussi le paradis. » Ainsi parlent les plus vieux et les plus jeunes serpents" Nietzsche - Par delà le Bien et le Mal.


Je suis une littéraire: si je me sens relativement à l'aise sans aucune prétention avec l'analyse des symbôles, la compréhension de certains mythes il n'en est pas de même avec la géométrie dans l'espace que j'ai du mal à conceptualiser et ai arrêté au collège de lutter contre les mathématiques lors de la découverte des sinus, cosinus et tangeantes...alea jacta est, mon cerveau a buté, retour à la case départ et vous ne touchez pas 20.000 francs.

Pourtant, les chiffres et nombre me passionnent et j'ai aimé me plonger plus jeune dans certains extraits du Zohar pour essayer de comprendre la signification, en art, le nombre d'or ne pouvait que me passionner avant même d'étudier Léonard de Vinci et en littérature je suis restée fascinée par Molloy comptant ses cailloux dans sa bouche et les combinaisons possibles... 

Je ne suis pas la seule et quantifier, comptabiliser les choses peut se révéler important voire indissociable comme nous le rapporte cet excellent ouvrage assez prisé sur cette mode  qui déferle actuellement du "quantified self"



alors évidemment quand notre coach Bruno Louy sensei lundi m'a demandé de compter mes outs avec un ton bienveillant mais un peu brusque j'aurais du apprécier mais dure journée oblige où je subis 8h le courroux de mes chefs et leur tension, je ressentis le ton bienveillant mais parfois "un peu" brusque de notre professeur comme une agression, n'ayant pas assez vite ôter mon habit du quotidien pour celui du soir et répondais me sentant acculée sur la défensive, un brin butée voire le déni...ce qui n'est pas forcément la meilleure manière d'apprendre nous en conviendrons...
Bref ce lundi noir aurais pu être un remake pokérien de femme au bord de la crise de nerf d'Almodovar et sans doute après hélas de mon professeur bénévole également...car sur le moment je me rappelais un épisode fameux de mon adolescence où mon professeur particulier de maths désespéré me demandait pour une xe fois: " un demi + un demi enfin ca fait quoi?" pour lui répondre invariablement, butée..un quart!
Je crains que Bruno ai vécu ma réminiscence ce jour-là et m'en rendant ensuite compte et en discutant avec mes deux coupines et condisciples Mama et Zara, je me promis d'essayer de ne plus me braquer, d'être mon parano et surtout que personne n'étant responsable de mes soucis du quotidien et devais donc ne pas  leur faire subir mes maux et ma sensibilité exacerbée d'une semaine no stop de cauchemars nocturnes et diurnes moins oniriques hélas.

Du coup, je dormis mieux et me prépara un joli carnet en recopiant mes notes et me sentis déjà bien plus à l'aise en ayant correctement rempli mes devoirs, ce qui fait que le jeudi fut un excellent moment d'apprentissage et de convivialité...chouette, Bruno fin psychologue donna à Mama le rôle que nous craignons toutes de lire les outs et mains max dans le long run qu il jouait, à Zara et moi d'analyser le jeu des autres joueurs...ça! ça me plaisait et nous nous prîmes toutes au jeu, vivant le tapis de notre maître comme le nôtre...amusant de le regarder jouer et très instructif, cette fois-ci n'étant plus sur la défensive ni dans l'attitude de la cancre autiste que je pus être, les choses me paraissaient bien plus amusantes et me rendis compte combien déjà grâce à lui nous avions déjà appris...également aussi combien de chemin nous restait à parcourir!

Voilà un défi amusant!

Cette semaine je dois avouer et tant pis si je me fais traiter de fayotte que j ai perdu mes mains à chaque fois que j'ai manqué à ma discipline, pas compter, jouer sur intuition...sauf au blogeur où sortis dans une soirée où aucune main ne passait, ni petite paire ni un ak fatal face au 77 de lessims devenu brelan floppé.

veni, vidi, walkyrie non vici mais j'y reviendrai mardi



Samedi sur mon 31 ou presque pour retrouver Mama pour le ladies de Clichy, objectif être présente le 2e jour...entrée dans le lieu un peu à l'avance à 14h pour retrouver mon amie, suis sortie avec migraine terrible à 20h-03!!! à 5 mn du 2e jour... pas fait trop de conneries sauf une énorme...qui me fut hélas fatale, j'avais le double de la moyenne des jetons, et voici que je reçois kk, je raise préflop, une nénette fait tapis...miam...une 2e hésite, j'espère qu'elle ne vas pas rentrer dans le pot car je sais que ma paire vaudra plus grand chose et elle rentre, là.. la walkyrie me possède et me dis" vas y"


 TDLG aurait dit un autre et évidemment, je suis faible et je sais que je vais faire une connerie, mais dis" tapis" et montre mes cartes...mais voici que la gueuse râle alors que je suis en train déjà de m'en vouloir, putain cette nénette a déjà fait son show depuis qu'elle est arrivée sur la table et le mois dernier avait fait cirque sur le croupier trop lent et sur une joueuse...c'est un free roll chérie, on est bien là décontractée de la chatte...pardon je l'égare, mais sens que j'ai le sourire coquille st jacques devant la damoiselle, elle, elle refuse mes kk, disant que j ai rien dit, et conteste...les autres confirment que j'ai parlé, moi je me sens gentiment partir en tilt mais reste en surface imperturbable (vais pas lui donner le plaisir de mon agacement, mais ma future réincarnation a pris un coup, je risque d'être réincarnée en reine des blattes au vu de ma bonté d'âme qui m'anime à ce moment là derrière mon masque)...les mots priment et mon action est engagée...elle jette furieuse un AJ suited...l'autre un AK c'est ce que j'espérais...deux as en moins ...mais alors que je vais tripler, la couleur sort, la nénette gagne, je le sentais...ne pas partir en tilt...surtout...surtout quand je l'entends avec son tapis ayant triplé dire "eh oui, je sais jouer aux cartes, moi, oh!"
Bon, je ne suis pas forcément sur ce coup là un modèle d'impartialité je dois bien l'avouer, rires.
En tout cas, les autres ne purent s'empêcher de lui dire, ben tu vois que finalement, c'est bien qu'elle soit entrée en jeu
Elle c'est moi et j'entends Bruno lors d'un sng m'avoir dit, bon ben ta aire elle vaut plus rien now, mal joué de ma part, risque imbécile alors que j'étais à l'aise, trop gourmande! même là!
Bon ben maintenant, j'ai 3 blind, ai déjà été en situation pire, mais voilà que j'ai 66, suis mal placée...mais j'en ai marre, pas en tilt mais lasse et veut doubler, tant pis, j y vais...une nenette me suit avec empressement, mauvais cela, madame neo gros tapis hésite, merde! c'est pas moi qui l inquiète mais à juste titre la nénette à côté de moi qui joue bien visiblement...elle y va...youhou...66 contre JJ (gloups) et AA (regloups)...bon ben va falloir avoir de la chatte!!!

Au lieu de la chatte j'ai eu une grosse migraine, out, ainsi que celle qui avait sa paire d'as et en sortant si je suis restée d'une politesse glacé et sourire de circonstance digne d'une héroïne d'Hitchcock, j'ai entendu ma compère de miséricorde râler et grogner de manière bien plus truculente...5mn du 2e jour out...mais suis restée encore plus longtemps...le mois prochain objectif: itm!

En attendant lundi j'ai cours, et ai hâte d'apprendre avec Mama et Zara, jouer mieux et... depuis une semaine je compte mes outs systématiquement, ma côte etc...enfin parfois, Bruno! euh ...souvent!




Enfin, en conclusion, the last but not the least, si vous n'avez pas lu encore dans l'excellent billet de Mama, PMU  a crée une idée sympatoche d'un nouveau tournoi "The big name", qui aura lieu le 13 mai prochain à 21jh et le nom du gagnant sera signé en lettre de feu..en fait aura son nom au tournoi suivant le 30 ami et 20 juin..... Nice!!!


21 avril 2013

la chevauchée de la walkyrie



Agenda du suspect Bustydoll dit la walkyrie du 15 au 21 avril 2013

- lundi 15

7h45 reveil de la suspecte, douche rapide, cheveux lavés, séchés, parfumée (eau d'issey miyake), maquillée, la walkyrie sous son déguisement se rend à son travail. Quitte son domicile à 8h10. Traversée de paris, destination 16e, 1h de transport, debout, la suspecte déguisée en personne lambda se rend à son travail.
journée difficile , retour à 20h15.
rdv le soir sur skype avec Bruno Louy et Zaranova pour notre cours quotidien. Exceptionnellement ,Mama a déclaré forfait
Un peu inquiète, problème d'ajustement de micro et de reglage de team speak...l'humeur de la walkyrien devient wagnérienne, le professeur garde son calme...après 15 mn de reglages divers nous voilà sur une table, et le cours devient vachement interressant et ludique.
La suspecte se rend compte qu'au bout de 3 ans, de jeux assez réguliers au omaha , elle n'avait rien compris et entre dans une nouvelle dimension. 2h de cours, studieux et assez carré...monsieur Louy est méthodique: interdiction de faire ceci, cela, compter ses outs, regarder ...
nous sommes en  niveau 1 et écoutons le maître studieusement en espérant pas trop de questionnement sur les outs et pourcentage...difficulté rencontrée, il faut aller vite ce n'est pas le tempérament habituel de la suspecte.

- mardi 16

Reveil 7h50, douche rapide, suspecte part au travail, parfumée (cetet fois-ci ambre de l'occitane), journée dont on a peu d'élément sauf que la walkyrie revient chez elle vers 18h30, déjeune avec un ami cher quelques sushis, il lui branche internet sur son nouvel ordinateur, elle ne retrouve pas sa souris achetée pour occasion, séparation à 20h20, allume acf: le tournoi des blogeurs va commencer...début laborieux, la walkyrie serre son large et royal séant et reste concentrée , peu de tilts, peu d'excentricités du moins detectée par la protagoniste...moment en difficulté mais remonte et reviens sur le devant ..itm avec ses deux compères de cours et grandes copines Mama et Zara...c'est chouette! le sourire revient sur le visage de la guerrière nordique, qui devient vite carnassier, pas de quartier, il faut faire des points...exit mama sous un AA (ouf elle m'enverra pas trop de pieux sur ce coup là), hu (aie ) avec Zara...tension extrême  ne pas tilter, la fatigue de la journée est présente, la situation se renverse, surtout rester concentrée agro sans faire n'importe quoi...le bras de fer est long et victoire...

- mercredi 17

Journée commence à 7h45, douche, séchage cheveux, la walkyrie passe journée visiblement éprouvante à  son travail...l'ambiance n'est pas à la fête, retour 19h chez elle, y retrouve sa soeur aînée qui lui retrouve sa souris (ça sert à cela les sœurs aînées), ce soir c'est la demi finale de la star ac chez Davidlpoker academy contre Quellange.
Appel dudit David à 20h30 pour expliquer comment se passera soirée, remerciement de la supecte de la gentillesse et patience du monsieur tout le long de son parcours quoiqu'il se passe.
La soirée commence et 1e hu à 21h, la walkyrie est concentrée, quellange se sent visiblement très à l'aise, pas trop inquiète et perd peut être de trop de satisfaction vis à vis d'elle?
 la walkyrie reste modeste et inquiète, elle aime pas les hu et est crevée...elle semble agacée, énervée et fatiguée...10h arrive 2e hu... a quelques points d'avance, elle reste concentrée  agro dans démarche un peu systématique, et bras de fer commence, elle gagne au 2/3 du tournoi quand sa concurrente la traite de fish avec agressivité, ca la destabilise, pourtant elle avait fait exprès , elle sait que son adversaire la considère ainsi et veut jouer sur cette réputation, mais déconcentrée et déstabilisée bêtement par le chat, la fatigue, elle joue mal, fait des erreurs et Quellange gagne
Grosse satisfaction de cette dernière sur le chat de la starac "ca yest je l'ai eu" et par radio "la 1e fois j ai joué pour voir, et là ai vu jeu ", la walkyrie est agacée de cette suffisance, mais elle ne peut que reconnaître qu'elle a mal joué et son adversaire mieux joué à défaut de bien joué. sur le chat mauvaise surprise, malgré ambiance conviviale, individu peu agréable se gausse, et découverte que l'individu qu'elle apprécie le moins dans le petit monde de la blogosphère est présent, elle est de plus en plus contrariée et tendue, mécontente d'elle même, le 3e hu elle le foire sans surprise malgré les encouragements et précieux conseils de Mama et ricardoc et se caricaturant et perd vite sa demi finale, déception d'avoir mal joué mais cela dit le résultat est assez juste Quellange a vraiment mieux joué et chante aussi beaucoup mieux ce qui n'est pas trop difficile...il faut bien l'avouer.

- jeudi 18

Cauchemars et fatigue cumulée, dure journée, retour inquiète sur sa soirée de cours avec son prof, mama et zara. En fait, l'ambiance est conviviale même si le prof sérieux et parfois coupant, zara est concentrée, mama et la walkyrie plus dissipées et toujours bavardes...oops, le prof gronde un peu, et retour sur une table de cash game, c'est drôle parfois même passionnant, les infos fusent, et petit à petit se retiennent, les heures passent vite et c'est avec regret qu'elle stoppe...les outs se comptent un tout petit peu plus vite et pour la première fois la walkyrie se dit que oui, elle apprend et va apprendre vraiment, malgré sa tête de mule, certains automatismes débutent. vivement lundi.

- vendredi 19

Journée de travail, coiffeur, la walkyrie s'est peroxydée la tête la pauvrette...surtout que les mèches soit discrètes...of course, la voilà blonde de chez blonde ca va être rude pour s'y habituer.

- samedi 20

shopping et apéro poussé qui s'attarde entre copines...aie! le guet apens!




et le 7eme jour, elle se reposa!!! 

13 avril 2013

Omaha(r) m'a tuer!


Nous étions jeudi soir et je me précipitais à rentrer chez moi à 20 h pour retrouver mes coupines Zara et Mama sur le banc de la classe avec notre professeur pour trois mois de cours bi-hebdomadaires ...oui! notre professeur particulier de poker, plus particulièrement de Omaha, monsieur Bruno Louy...oui! oui! excusez-nous du peu ...Le monsieur de l'EFP (l'école française de Poker).
Nous avions déjà eu un petit apéritif lundi à regarder jouer les membres de l'EFP jouer au Omaha en cash game...accueil très convivial, des joueurs sympas, très à l'écoute sans condescendance, j'avoue que j'avais apprécié cette séance même si parfois un peu larguée dans le vocabulaire technique de leurs commentaires.

J'étais assez excitée de commencer, même si, me diriez-vous à juste titre, être excitée est chez moi un état assez permanent...bref, passons sur ce petit détail...donc je retrouvais mes deux amies sur le banc de la classe et notre grand maître débuta la cérémonie euh la leçon...bon il jouait en même temps un tournoi et nous proposa de le regarder et de commenter ses coups, je n'ai rien contre le voyeurisme et me dis banco même si avais évidemment qu'envie...celle de participer...cette envie alla nettement se modérer par la suite...

Au début, nous commençâmes par les fondamentaux et je gromellai intérieurement en me disant: "aie !"car le cours débuta sur vraiment, vraiment les sous-bassements (pardon, je travaille dans le bâtiment donc ça laisse quelques traces métaphoriques) "le omaha est un jeu qui se joue à 4 cartes préflop " (oui merci mon brave ) mais je laissai mon ironie et mes sarcasmes rapidement car compris vite l’intérêt pédagogique de ce point de départ ...car il embraya vite sur les mains.

Effectivement 4 cartes égale 6 mains donc on ne peut pas jouer contre beaucoup d'adversaires et notre interêt va être de réduire le nombre d'adversaires car il faut toujours se rappeler car il faut toujours avoir en mémoire que l'écart maximum d'une main préflop est de 40 %

A ce stade nous étions les trois très concentrées et avais oublié ma morosité de la journée et mes grognements ..... cela devenait véritablement passionnant cette histoire d'expected value....

En même temps il nous commentait les mains de son tournoi avec quelques jurons des plus cocasses, nous riions, écoutions, tout allait bien lorsque telle l'arrivée de l'undertaker sur un ring de catch à l improviste, voici que pour nous sonna le glas!


Bloody hell! j'avais bien entendu... il nous parlait des cotes et des outs..............eerk! horreur et damnation et là alors que nous avions soudain une sorte de timidité de jouvencelles non déflorées essayants le plus possible de se passer inaperçus, l'horreur atteignit son paroxysme....notre maître nous posa des questions:


Aiiie!!!!!!!! ca fait mal!!!! surtout que le monsieur, bien que toujours bienveillant, ne prennait pas forcément de gants et tapa parfois sans le savoir sur certaines plaies pas si bien cicatrisées...aiiiiiiiiiiie!!! malgré tout on senatit bien qu'il essayait de nous ménager mais peut être parce que aussi dans le tournoi, il insista parfois de manière très déstabilisante et nous soufflions honteusement en entendant interpeller le nom de nos copines, soulagées de ne pas avoir à répondre, honteuses et un peu perdues dans l'abstraction des stats et des cotes que nous ne connaissions pas...eh oui, c'est la honte mais aucune de nous  joue en comptant ses outs ni la côte même si bien sûr nous la connaissons vaguement nous semble t-il...et c'est là la différence! le semble t-il....
Il n'empêche que même si un peu lui-même dépité de découvrir que nous ne maîtrisions pas (doux euphémisme) ces notions de base, il resta calme, sérieux et ...impitoyable dans son interrogatoire, le bougre!



Bon, je dois dire que j'ai toujours été nulle en maths depuis le primaire, à part en calcul mental (au CP et CE1, rires) et que la géométrie dans l'espace reste une partie totalement éteinte pour la compréhension de mon petit cervelet...une sorte d'antimatière qui  mange une partie aussi de tout ce qui concerne la logique...je doute que je le fasse rire, si je lui raconte qu'en terminale mon professeur de maths s'arrachait les cheveux dans ma classe de ultra littéraire section artistique (les pire) , notamment quand mon meilleur ami dessina une courbe alors que ce premier lui demandait une droite et que mon ami répondit, tandis que le prof éreinté hurlait" m'enfin, j ai jamais eu des élèves aussi nuls, vous êtes en dessin, tu dois savoir dessiner un trait"...donc,  mon meilleur répondit avec le sourire ingrat de l'adolescent tête à baffe "je sais pas, je fais de l'abstrait!!!"

gniiiii


REDRUM! REDRUM!REDRUM!

Mais voilà on est plus des ados, et on est bien conscient de nos lacunes, et que le monsieur tout agaçant qu'il soit à insister ainsi, a raison...nous devons maîtriser absolument ces notions pour pouvoir vraiment jouer  et évoluer comme pour apprendre à compter nous avons dû passer par les tables d'addition, soustraction, multiplication.
Alors allons y! quand faut y aller faut y aller et c'est enthousiasmant d'apprendre et repousser ses limites...

Et puis je me rappelle aussi que j'ai passé des heures à dessiner, à faire des dessins de nus, et que malgré tout je ne me suis pas assez épuisée à la tâche car faisais ou prétendais faire de "l'art conceptuel "et auparavant de l'art brut, et puis le jour où j'ai tenté tranquillou mon examen pour être professeur à la mairie de Paris, superbe planque, je l'ai joyeusement raté de 2 points car me suis pris une bulle en dessin, n'ayant pas croquer sérieusement quoique se soit depuis des années (non! non! rassurez vous, je parle de dessin)... En dessin ce n'est pas seulement une technique que l'on acquiert... non sinon on s'en foutrait, on apprend a voir par le biais de cette technique à exercer son oeil et pas seulement sa main et là c'est pareil, si je veux arrêter d’être borgne, va bien falloir que je m'exerce et cela doit passer par des acquis solides car le poker est un jeu de lutte et si ce n'est pas moi qui les ai, l'autre les aura et me bouffera malgré des petites exceptions confortables qui sont justement des leurres poussant au fainéantisme intellectuel.
n'est-ce pas les filles?
Mama? hein?

euh Mama? Ca va poulette? euuuh....



Ben oui, on a un peu discuté ensuite, car on a tous reçu quelques coups, confrontées à nos peurs, nos mauvais souvenirs, nos angoisses surtout de ne pas y arriver, nos inquiétudes de perdre le ludisme du jeu,  et ce fut difficile ce premier cours.... je pense que pour Bruno, pour lui aussi d'autant qu'on ne se connait pas encore et qu'il faut s'habituer au ton, au caractère de l'autre...mais ce fut aussi, rassurez-vous, un moment drôle, de complicité, de rires et sourires, certes parfois en coquilles st  Jacques, mais d’autres moments apaisants et riches de déconnades... et  j'ai envie de travailler pour moi, c'est un sacré  challenge intelellectuel  que cette nouvelle aventure de 3 mois, interressant et amusant quoique  laborieux  et pas que pour nous!!!

Je suis contente d'avoir mes copines avec qui partager cette expérience, cette chance et d'avoir Bruno Louy comme prof... mais qu'est ce qu'il va en baver le pauvre, rires!!! Merci de nous consacrer ce temps.

Et puis, en conclusion, comme disait Baudrillard dans les aphorismes de son sympathique recueil d'aphorismes: Cool Memories : "les statistiques sont une forme d’accomplissement tout comme les rêves", ma foi ce projet semble réunir effectivement les deux!

05 avril 2013

préparation H...soulage contre la douleur!



" - Tu as gagné plein de choses, poulette, tu vas voir c'est super notamment un leak finder avec Bruno Louy d'EFPT "
"- Wow c'est cool Mama, suis aux anges"

Comment lui dire que je n'avais rien compris sans passer pour une débile profonde  un link finger?
Etait ce une pratique que je connaissais pas de Shibari ou bondage dans un donjon parisien?
C'était possible car il paraîtrait que la Zara était de la partie et à ce qu on dit...enfin, moi ce que j'en dis...
Et puis elle avait parlé de Pierre Louys non?
Très chouette nouvelle érotique que "la femme et le pantin", oki...je sortais le martinet et le bâillon mais quand même tout cela me laissait perplexe. Bah! la curiosité comme d'habitude pris le pas sur mes légitimes inquiétudes...

Erreur fatale! aie! j'ai eu mal! Actuellement à Paris près de la gare de l'est, le manoir de l'horreur fait fureur mais ce n'est rien face à l'expérience palpitante et traumatisante que je vécue... Une sorte de psychanalyse accélérée de deux heures par un sémillant personnage que ce monsieur Louy!!!

J'avais installée la veille, maline que je suis le tracker offert par Xeester...je n'étais pas coutumière de ce genre d'engin et ma logique de littéraire tendance maniaco-artistique battait un peu la campagne face à tout ses pourcentages mais avais bien vu que c'était fort détaillé!

Rdv pris sur skype avec ma copine Mama vaudouiste se prenant pour un suricate (j'ose pas lui dire même si c'est pourtant évident qu'elle est un écureuil) et le monsieur...je frémis en comprenant qu il ne s'agit pas d'un maître de donjon BDSM mais qu'il s'agit de l'école française de poker...aie, première douleurs et gènes ressenties...je craigrais le pire...Mama(n) j'ai peur!!!

Bon échange très sympa et rdv pris, je commencais mon examen un mercredi à 21h...la première...euh...ce sont mes coupines qui allaient être contentes car si il survivait à l'introspection de mon jeu wagnérien, elles alalient avoir ensuite avoir les vacances au club med...et moi à la place du chichon et des flower power il allait falloir plutôt me passer un suppo de préparation H car je sentais comme une légère douleur s'insinuant sur mon séant contracté...impression qui se confirma quand Bruno me demanda de partager l'écran afin de lire plus attentivement les données du tracker sur mon jeu depuis 4 ans!


Merde, je devais avoir une pré ménopause car ressentais quelques vapeurs et châleurs et me sentis soudain toute chose...il devaitt s'en rendre compte car très pédagogue il commenca par mettre un peu de pommade anesthésiante avant de faire glisser la petite radio dans mon tracker  ...aie! aie! aie! aie! tout va très bien se passer!
"-ah tu as un ROI positif...sais-tu que tu fais partie des 15 pour cent des joueurs qui ont un roi positif?"
"-ah non?"
bon je respirai un peu lorsqu’il me dit "bon en même temps une fois enlevé le rake, tu ne gagnes ni ne perds de sous, on va faire en sorte que tu en gagnes et changes cela. et faut que tu saches aussi que 80 pour cent c'est des free roll et jeux virtuels"
-je dis banco à l'idée de gagner (plus)
et là commenca ma descente aux enfers, st Raoul priez pour nous...lorsque j'entendis les mots fatidiques..."voyons ta courbe"...comment  pouvais-je dire que je voulais disparaître car la courbe etait aussi peu régulière qu'une hystérique en crise de tétanie...elle montait dans un hoquet salvateur ce dernier mois car avais eu deux grosses perf dans deux tournois qui m'avaient fait grimper ma BR de 20 à 300 euros... arf!

Tandis que je bégayais de plus en plus  Bruno imperturbable et d'un self control pour le moment effrayant me dit gentiment "et bien voyons en détail tes stats"
 "- euuuuuuuh oui d'accord, alors suis nullissime en hu, j'ai joué surtout des sng meilleure en full ring qu'en short handed pourtant je joue surtout du short handed"
" -oki...alors dis moi selon toi tes qualités... "
Voilà voilà voilà...alors je suis gentille, propre sur moi, généreuse, je sens bon, suis blonde à forte poitrine...mince c'est pas ça qu'il veut le bougre, "de joueuse" voilà qu'il rajouta cruellement tel un couperet
je sentiss un léger flou artistique: " mes qualités de joueuse...ben j'ai pas peur d'attaquer et de tenir ma position"
"ah oui, voyons cela alors montre moi tes stats pré flop- flop en short handed"

je voulais mourir, je sentais comme un léger malaise, peut être que je pouvais dire que "j'suis indisposée monsieur" comme les collégiennes pour être dispensées de gymnastique
avant que je sorte une excuse pour éteindre skype...."ya de la friture," je sus qu'il etait trop tard quand j'entendis son exclamation! "ah oui ! quand même c'est énooooooorme...."
"64 pour cent de mains pré flop...(adieu je veux mourir) tu as beau être un joueur large et agressif...faut que tu descendes ça à 25-30... bon ça c'est bien , ça c'est trop (vais pas tout vous dire mon jeu quand même)....et voyons...gniiiiiiii...hein? tes stats sont complètements abbérantes....absurdes...combien de five bet tu peux me le lire, j'y crois pas......."
Bon, le bougre il ne prit pas peur malgré tout mais je me suis fait remontée les bretelles, avec obligation de descendre mes stats, d'arrêter de penser qu' on me bluffe systématiquement etc

Après la théorie où je fus honteuse mais où il fut super pédagogue et passionnant m'expliquant les failles tout en prenant soin de me rassurer et de toujours avoir un discours super positif "l'avantage c'est que ton jeu est comme un mur;y a quelques briques super visibles bancales mais après le mur est solide et en améliorant ces briques, ca va tout changer", donc après la théorie, passons aux TP, exercices pratiques , deux sng...interdiction de jouer la small blind, de caller, je raise ou folde afin de reflechir plus pourquoi je m'engage dans le jeu... l homme est prodigue et généreux de conseils...

Résultat j'ai rarement eu aussi honte mais ai vachement appris avec quelqu’un de bavard, sympa, absolument pas méprisant de mon micro buy in, à mon écoute...2 heures passionnantes qui ranimerent la flamme du poker...après pas encore évident de mettre tout ça en pratique, ai essayé lors du tournoi des blogeurs sans grand succès (bravo à Gum qui prend la tête d'ailleurs), lors de sng mais suis reboostée et confiante...et je suis sure qu il va se régaler avec Zara et Mama et vice versa.

Jolie rencontre, grâce à vous pour mon bloscar!!!! Merci encore et surtout à Mama d'avoir fait déplacer des montagnes pour améliorer le paysage du petit poisson clown que je suis!

28 mars 2013

De la Manipulation




 Il y a deçà quelques années, afin de justifier un brin notre section de cancre littéraire à mes condisciples et moi-même, mon professeur de philo osa nous demander de lire 3 livres de philo dans l'année.

Ouch'...le résultat fut assez amusant quoique consternant puisque quasiment la totalité de la classe acheta "Le rire" de Bergson...erreur fatale de compréhension puisque parler du rire n'est pas drôle et personnellement je me gaussais toute l'année à ce sujet (pour ensuite, quelques années après, me précipiter à choisir un cours d’esthétique (non pas de maquillage ou épilation mais philo du beau, sens , perceptions blablabla) sur le thème de l'ironie, la dérision et de l'humour, cours qui bien que passionnant ne me dérida pas une seule seconde de toute l'année)...
Bref, en 1989, en terminale à Aurillac,  moi je choisis en excellente fainéasse, rusant et plus subtile que mes infortunés camarades, je choisis donc "l'oeil et l'esprit" de Merleau Ponty car il faisait environ 30 pages au grand maximum...
Je jubilais de ma malignité jusqu'au moment où j'ouvris le livre, et lu la première ligne et ne compris absolument rien au propos du phénoménologue!

Ouch! game over!

Je crois que je n'ai jamais ressenti une telle désillusion et marasme d'avoir été le dindon de la farce qu'en ouvrant ce livre si ce n'est bien plus tard en travaillant sur le thème peu aisé de la postmodernité et en achetant l'ouvrage phare du pape de ce concept, Jean-François Lyotard I: "le Postmoderne expliqué aux enfants".

Ben mon vieux! si les petits n'enfants comprennent  ils sont sacrément fufuts la nouvelle génération, parce que moi je n'y ai pipé que dalle (et pourtant...)



Alors, depuis, en bonne paranoïaque:  je suis fascinée par les trompe l'oeil, les mises en abysse, les stratégies de communications, et de manipulations d'où aussi ma passion pour le poker et les jeux de bluff au-delà des passionnantes variations mathématiques et de stats of course!

Mardi, lors du tournoi des blogeurs que j'ai - je l'avoue piteusement - pris très à la légère, sachant que les points ne comptaient pas (honte et anathème), j'ai eu le cas de figure qui m'agace le plus profondément: une main splendide, 7-9 off, en début de tournoi et je rentre joyeusement dans le pot avec brduke et lessim je crois, deux joueurs assez serrés si je puis me permettre, c'est une main que j'aime bien, je l'achète pas très chère et elle peut être intéressante, or voici que le flop me sert un full directement 9-9-7 et 2 carreaux en prime...je call, les autres aussi hélas...un troisième carreau arrive à ma grande joie...y a t'il avec un peu de chance un flush ? non visiblement en tout cas, ça call timidement et sens qu'au moindre raise, même en étant un joueur loose et fish, mes amis vont lâcher leurs mains, à la fin j'ai évidemment raisé désespérée et tous foldèrent...
Impossible pour moi de manipuler mes amis, trop de dangers pour titiller mes requins et mon magnifique full floppé avec 7-9 me remporta rien du tout

frustration intense...

Comment aurais-je dû jouer cela? pouvait-on appâter suffisamment deux joueurs serrés, j'aurais sûrement dû raiser au flop car étant assez agressive, mon comportement habituelle avec peu ou prou de jeu aurait été de raiser et d'attaquer.

Erreur stratégique.

J'aurais mieux fait avant, peut être, de lire le très (trop?) célèbre linguiste et essayiste Noam Chomsky qui a publié dernièrement une liste des 10 manipulations à travers les médias afin de maintenir le public dans l'ignorance et leur complaisance

1- La stratégie de la distraction comme élément essentiel du contrôle social.
On détourne l'attention du public des problèmes importants et des énormes mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

Au poker, essayer donc de distraire l'adversaire par un décolleté  par le chat, un comportement, une manière de jouer différente, un jeu sur le tempo etc


2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions appelé également « problème-réaction-solution ». 
On crée d’abord un problème ou une situation afin de faire réagir le public et que ce soit lui qui demande les mesures qu'ont veut créer... comme créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

Au poker: on a le brelan floppé et on veut que notre adversaire qui a top paire croit qu'il mène le jeu afin de le dévorer joyeusement 

3/ La stratégie de la dégradation 
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans
Au poker le spew volontaire pour analyser puis ensuite aiguiller dans une mauvaise direction le joueur

4/ La stratégie du différé 
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat.

C'est le moment de la blind et le moment de voler joyeusement quelques joueurs tight voulant être itm, acceptant bon gré, mal gré ce vol malhabile de blind même si là le joueur pense pouvoir prendre sa revanche dans le futur (une fois al bulle passée)

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours,  des personnages, et un ton particulièrement infantilisants ("il est bon le kiki", "homo machine lourde") afin évidemment que le spectateur régresse et ait une réaction en harmonie avec le ton employé (soit totalement débile)
Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant tout simplement car dans un effet de mimétisme  « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ».

Au poker à force d'envoyer des surenchères de walkyrie, de jouer mal, le joueur en face part en tilt et commence à déconner également à son tour, bon moment alors pour le dévorer sous les vociférations féroces de son adversaire

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter le sens critique des individus. Le coeur a ses raisons que la raison ignore, n'est-il pas? en outre, et c'est très important car souvent pas assez considéré mais ouvrir ainsi le registre émotionnel permet d’accéder à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements etc.
Au poker: toi y en être fish! tu joues mal! déstabilisons donc le joueur, il jouera plus mal encore ou gonflons son narcissisme afin qu'il nous montre son jeu
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
En fait, nous ne sommes plus spécialisés dépendant totalement de nos technologies incomprises et la qualité de l'éducation se fera par strates sociales afin de garder et contrôler les castes culturelles et économiques.

Au poker, l'argent crée le fossé élitiste, un jouer en micro limit sera évidemment plus entouré de fishs à un tournoi à 1 euros qu'à un déjà à 20 euros etc
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Hélas, très en force actuellement il faut encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte au point où les fameuses élites ne sont désormais plus là pour montrer une voie mais au contraire vont imiter la masse, on se rappelle du ridicule de Laurent Fabius racontant qu'il aimait regarder la starac en mangeant des carottes râpées, ou Jacques Chirac cachant son savoir culturel afin d'être plus près du peuple.

Au poker, flagornons donc l'ego des joueurs et encourageons la sensation de good ou bad run pour ne pas les encourager à remettre en cause leur jeu...la variance
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire qu'on est seul responsable de ses erreurs, malheurs, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de sa volonté afin d'annihiler toute révolte au profit d'un état dépressif tétanisant toute action

Au poker, encourager le joueur dans un tournoi à s'appesantir sur ses erreurs de jeu, ses failles afin de limiter son agressivité et lire ses hésitations

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Les progrès énormes de la science ont creusé une dichotomie entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.
Le système par sa culture avancée en biologie, génétique etc est arrivé connaître l’individu lambda mieux que celui-ci ne se connaît lui-même du coup, de fait, sachant que la connaissance est synonyme de pouvoir, le système détient un plus grand contrôle sur les individus que les individus eux-mêmes.

Au poker, l'utilisation des trackers permet un décalage entre les impressions et intuitions et l'utilisation mécanique froide de certaines données permet une marge d'erreur moindre, nous entrons alors dans une dialectique hegelienne du Maître et de l'Esclave intéressante où à force d'utiliser des béquilles, les béquilles nous guident et nous dirigent.



J'avoue que l'article résumant les propos de Chomsky que j'ai largement utilisé m'a replongé dans l'univers du linguiste...j'aime bien chomsky parce qu'il décrotte sérieusement mes neurones et me donne le petit coup de jus pour me réveiller de ma letargie de masse (et je ne parle pas de mon poids, bande de gougnafiers) et je pense qu'en tant que walkyrie pokerienne je dois suivre ce modèle lorsque dans son ouvrage "Comprendre le pouvoir, premier mouvement", il explique que : "Tout gouvernement a besoin d'effrayer sa population et une façon de faire est d'envelopper son fonctionnement de mystère."





24 mars 2013

En attendant le Pot



Ce soir, j'ouvre ma room et je fais un sng  avec rapidement le sentiment de me retrouver piégée dans le Château de Kafka et cette impression physique d'étouffement que l'on ressent en lisant cet extraordinaire roman...plus j'avance dans ma lecture et plus je suis perdue et ai sans nul cesse le sentiment de revenir en arrière (j ai évité la chanson grivoise de : "si j'avance,et tu recules comment veux-tu, comment veux-tu que je t'enc... " qu'on ressent souvent également en jouant au poker)..
Bref, je me rappelle avoir un jour lu dans le Mythe de Sisyphe de Camus,  la phrase la plus juste au sujet de Kafka...il disait en gros (j'ai la flemme de chercher la phrase exacte dans le livre) que tout l'art de kafka était dans le fait qu'il obligeait le lecteur à se relire...

Ce soir dans mon lit, je me disais que j'adorais sûrement le poker car je ressentais le même profond émoi que lorsque je lisais ces fameux écrivains dits de l'absurde que j'aime tant car on peut facilement remplacer le joueur de poker à la place de l'écrivain tchèque dans ce dialogue qui adolescente m'avait tant touchée, en exergue de "conversations avec Franz Kafka", de Janouch:
 "- êtes-vous à ce point seul ?, lui demandai-je.
Kafka fit "oui" de la tête.
- comme Kaspar Hauser ?
Kafka eut un rire et répondit : " bien pire que cela. je suis seul... comme Franz Kafka.
"
Effectivement on aurait peut être pu le temps tournoi comparer Kafka non à l'enfant sauvage mais à un joueur de poker .

Était-ce d'avoir vu hier avec délectation avec Mama, les sémillants petits bonbons, euh les small balloches et le beau chapeau melon de Stefal mais je n'ai pû également ignorer l'analogie troublante existant entre En attendant Godot et un mtt qu'il soit en live ou en line.



Pour ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire de cette pièce emblématique du théâtre de l'absurde de l'écrivain irlandais Samuel Beckett (MON écrivain fétiche), l'histoire est assez simple, et raconte deux hommes, Vladimir et Estragon, qui attendent Godot, dont on ne sait rien sauf son nom. Dans cette vallée déserte, dont le décor n'est composé que d'un seul arbre, ils discutent sans rien dire, essayent de tuer le temps... l'apparition de deux étranges personnages Pozzo et son valet Lucky vont les y aider, mais c'est long d'attendre...

"ESTRAGON - Qu'est-ce qu'on fait maintenant?
VLADIMIR - Je ne sais pas.
ESTRAGON - Allons-nous-en.
VLADIMIR - On ne peut pas.
ESTRAGON - Pourquoi ?
VLADIMIR - On attend Godot.
ESTRAGON - C'est vrai.
"
Je défis quiconque lors d'un tournoi de ne pas avoir eu cette pensée intérieure récurrente que pose ici Estragon dans la pièce du "qu'est ce qu'on fait maintenant"  tandis que les mains défilent toujours et encore et qu'on attend le pot, le pot final...c'est le pot finaaaaaaaal...pardon, j'ai du trop abusé de fêtes de l'huma, hips ou de rouge...je bois pas des p'tits diabolos de chochotte moi m'sieur^^

Et puis, lorsque Pozzo ordonne à Lucky une longue litanie monotone dans un sympathique  "pense, porc!" (pardon Raoul, je sais combien l'espèce porcine est soumise au stress), je ne puis que penser aux insultes des excellents joueurs de micro limit quasi professionnels du 1 ou 2 euros qui te balancent un "apprends à jouer, hé fish"... aïe, oh pardon maître shark j'ai pêché et mérite le fouet ...eh oh!euh on va pas pas pousser non plus, plutôt le martinet...j'veux dire la fessée...mm, quelques caresses sur le fessier, voilà!... ouh que je suis une vilaine fifish à son shashark et ai bouffé ta paire par ma quinte de l'espace...oh ouii et puis vous savez, comme disait Ionesco dans le Rhinoceros " Il y a des choses qui viennent à l'esprit même ceux qui en ont pas"




19 mars 2013

J'en ai marre!!!




Ben oui, je fais pas souvent de billet d'humeur mais j' avoue être un brin affectée car ces derniers temps -fatigue oblige, ma jauge de paranoïa est au maximum et menace sérieusement d'exploser...

Parfois on ne se retrouve plus trop et je crois que ça fait bien longtemps que je me suis perdue en chemin... à force de sourire, seule face à mon appareil, j'ai oublié de rires et discuter avec les autres, mes plus vieux amis, de plus en plus enfermée dans ma bulle et celle-là pas pokérienne.

Oui, à ce propos,  je l'avoue humblement et avec un embarras certain mais depuis 3 semaines je ne m'amuse plus trop  au tournoi des blogueurs car y ressens un accord (pas que) tacite systématiquement contre moi ...merde ça fait chier la pire des fish qui est en tête, tous contre elle...yes elle perd!!!  ne soyez pas vexés ou heurtés, je parle seulement d'un ressenti que je sais totalement subjectif et liés à bien des failles personnelles... et créant une dualité peu compatible:d'un côté espérant revenir dans l'opposition confortable et conviviale tandis que l'autre voulant lutter pour garder et défendre cette position  logiquement convoitée de chipleader du tournoi.
Ce soir fatigue oblige je l'ai ressenti profondément et assez douloureusement.

Beaucoup de jolies mains pourtant, beaucoup jetées aussi peut être trop sérieuse et n'osant plus être fantaisiste de peur de perdre ma place et de fait la perdant car à contre courant de ma manière de jouer et d'être...et là est en fait la source du problème , trop facile de se complaire dans des suspicions et larmoiements pathétiques et grognements divers, ce qui me tétanise parfois est la peur d'échouer, et du coup je joue mal (euh... encore plus mal)...c'est à dire que je ne suis plus en accord avec moi-même, c'est exactement le même syndrome  lorsque je fais un tournoi ou sng avec trop gros buy in par rapport à ma br...du coup je n'ose plus être aussi fishy (même si je le suis mais genre fish en crise de tétanie dans une boîte de sardine)... en fait, ce soir, je voulais tellement faire attention, que je me suis envoyée allègrement un énorme pavé sur le pied! et il m'a éjecté...manque de souplesse, de légèreté et toujours peu de technique = la tête à toto!

Par ailleurs, à tort ou à raison qu'importe ce qui est sure c'est que visiblement le poker commence à cesser de m'amuser et étant terriblement chronophage, je me rends compte qu'il dévore mes soirées, mes liens sociaux  se vengeant ainsi de mon manque de considération
Solitude des champs de poker tandis que s'égraine mon livre d'heures...Serait-il temps de refermer le chapitre...pour ce soir  et le De miserabilis ...c'est une évidence, rires



 Comme j'arrive pas à mettre la video si géniale de Hughes le bars
l'interlude musical est ici: 


Bon, Faut pas peut être pas pousser mémé dans les orties, on va pas déconner non plus! le chapelet de pleurs étant finis depuis belle lurette, ma paranoïa rangée dans ma psyché, je commence déjà à cogiter sur quelques projets artistiques (ou qui du moins ont la prétention de l’être)  quelques parties excitantes en perspective, le beau temps va revenir, mes règles se terminer, et surtout  je ne pouvais  terminer mon article sans remercier Mama, le soleil de ma journée qui m'a fait tant sourire et  glousser aujourd'hui!

17 mars 2013

Poker...frontière de l'infini




Voici que suite à mes pérégrinations sur le net, je tombais sur l'article récent d'un individu que je me refuse systématiquement à côtoyer, sur les hémisphères et le poker ... choix inhabituel, qui me rappela étrangement celui que je fis sur les neurones, les synapses et le poker...ô étrange merveille, influence des astres certainement oblige ou nouvelle mode sur cette analogie évidente, qu'importe! je décidais de faire tablerase sur l'influence énorme que j'avais pu ainsi produire sur cet individu et renoncer à mon article pourtant  du coup inspiré sur le plagiat et l'inspiration.

Non! Ayant reçu avec émotion un blogscar sur le blog qui s'est trompé de catégorie en inscrivant le mot poker, je me devais quand même aavant de refermer ce pan historique, de parler des épiphénomènes... car je ressens évidemment mon blog tel le vaisseau de star trek, l'Entreprise explorant l'univers, qui enchanta mon enfance et me fit connaître mes premiers émois érotiques en badant le très sexy M. Spock.


Je réfléchissais donc sur ce sujet et ce qui soudain me frappa et me flatta, c'est qu'il me renvoya à la problématique de l'art du 20e siècle: les limites de l'art ;  qu'est ce qui est ou n'est pas de l'art.

Chaque époque à sa problématique: le 18e siècle, époque des lumières est axé sur la notion de trompe l'oeil et d'inventaire (le parallélisme avec le bluff sera intéressant à observer...mm j'en salive d'avance.), le 19e siècle est le siècle du sublime (époque romantique par excellence, exacerbation du Moi mais aussi début de l’ère industrielle , il va donc connaître une scission entre artisanat et art, ingénierie et architecture)...Au 20e siècle avec l'intégration d'objets réels et non retravaillés (la première fois dans une toile cubiste de Braque)  la notion de savoir faire devient obsolète (n'oublions pas l'émergence de la photographie qui va bouleverser évidemment le médium peinture)...et  à partir de 1913, nait le premier ready made , la fameuse roue de bicyclette sur un tabouret de Duchamp présentée comme oeuvre d'art.




C'est un sujet qui va donc concerner les artistes (avec aussi la naissance de l'art abstrait, un peu plus tôt, les premières aquarelles abstraites de kandinsky datant de 1909) mais aussi le grand public ne se reconnaissant plus ou pas dans ses oeuvres , manquant de clefs de compréhension et dans une culture cartésienne ayant sans cesse peur d'être ridiculisé...peut-on aimer ce qu'on ne comprend pas?
Oui certes puisque que l'art figuratif précédant était tout aussi élitiste et emplie d'une sémiologie complexe mais la notion de bien fait rassurait: qu'importe si on ne percevait pas la dimension extrêmement politique des toiles de Vermeer, ses peintures n'étaient-elles pas emplie d'un charme ravissant ...ah! la laitière! si appréciée qu'emblème aujourd'hui d'une fameuse marque de yaourts au lait entier!...rendant hommage ainsi en luttant pour la flore bactérienne intestinale à la fameuse phrase pamphlétaire de Picasso "Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi"

ouais...

Bref...les limites de l'art sont un thème qui va donc servir de fil rouge au 20e siècle que se soit dans l'époque moderne ou post-moderne et notamment, il est omniprésent dans l'oeuvre d'un petit groupe bordelais que j'aime bien: Présence Panchounette.



Né en 1968 sous la forme de graffitis sur les murs de Bordeaux, le groupe Présence Panchounette évolua vers (à défaut de pouvoir dire « dans ») la scène artistique contemporaine jusqu’en 1990 où il se saborda victime de son succès.
Si à leurs débuts les membres du groupe ne se définissaient pas seulement sur le plan artistique, ils ne tardèrent cependant pas à confirmer leur inclinaison pour l’art contemporain tout en conservant toujours une distance critique vis-à-vis de celui-ci afin de se situer à sa périphérie.

Ce groupe m'intéresse particulièrement ici car sert d'écho de manière amusante non seulement aux derniers évènements de la blogosphère mais aussi d' illustration de mon jeu de joueuse (si! si!) et l'univers de mon blog peut être aussi.

En 1986, alors qu'elle bénéficiait déjà d’une certaine notoriété, Présence Panchounette présenta lors d’une exposition collective une œuvre intitulée Remake up.

Celle-ci est composée d’un assemblage fait d’une selle en damier noir et blanc et d’un guidon aux poignées en plastique jaune vif issues de bicyclette pour enfant. Il s’agissait évidemment d’une citation sur le mode parodique de la sculpture de Picasso Tête de taureau de 1943, assemblage d’un guidon et d’une selle qui avait été réalisé ensuite en bronze.

Ici, l’intérêt de l’œuvre de Présence Panchounette ne réside pas dans le sujet représenté : elle ne cherche pas à atteindre par la simplification des formes l’essence du taureau, son signe archétypal. En fait, l’œuvre par le mode même de la citation explicite sert de prétexte à un discours critique sur l’art moderniste que la Tête de taureau avait pu incarner.





L’œuvre n’en est que plus ironique dans la mesure où elle banalise la sculpture de Picasso sacralisée par l’Histoire de l’Art.
Reproduite sous la forme d’un jouet en plastique, elle en devient ridicule : il ne subsiste plus rien de cette tête triomphante qu’anoblissait d’autant plus le bronze (il y avait une hiérarchie en sculpture dans les matériaux, le bronze servant aux sculptures dites nobles) ; on assiste alors à cette opération dont parle George Bataille dans son livre "Manet", c'est-à-dire une ablation de tout caractère dramatique, de toute éloquence, banalisant de fait l'oeuvre pour ensuite, dans un second temps, la débanaliser en lui conférant un nouveau statut qui incite à une nouvelle lecture.

Si l’œuvre sérieuse existe par le même qu’on la considère, en parallèle  l’œuvre d’art « idiote » vaut tout aussi bien dans la mesure où elle déconsidère. Or,  Présence Pantchounette aspirait à « l’idiotie totale » afin de mieux s’attaquer aux idées préconçues sur l’art, et aux artistes ?

Dans Remake up, le sujet importe peu par rapport à sa réappropriation. Le ravissement  est opéré par l’utilisation d’autres matériaux ou par une nouvelle mise en scène.

 De la même façon, antérieurement, Présence Pantchounette avait tapissé lune galerie d’un papier peint « fausses briques » juxtaposé à un autre d’une bichromie grossièrement géométrique. L’installation se présentait comme une démonstration de la vanité de l'artiste Buren (oui! oui! celui des fameuses colonnes) quant à la prétendue neutralité de ses bandes rayées, perçues d’une toute autre manière par Présence Pantchounette, à savoir comme le motif d’une toile de store « chic et moderne ».

ah nostalgie! nostalgie!
 on voit la fenêtre de mon ancien bureau c'est t' y pas émouvant

Présence Panchounette n’en est que plus ironique puisqu’elle prend des distances non seulement par rapport au monde (en l’occurrence de l’art) mais aussi par rapport à sa propre activité.
Par conséquent, une dichotomie se crée devant les oeuvres entre un rire involontaire du public et celui volontaire des auteurs car Présence Pantchounette joue sur le mauvais goût  s’appliquant à l’idée traditionnelle selon laquelle il appartiendrait aux classes populaires (par exemple le papier peint « fausses pierres »).

le mauvais goût se situe à la lisière des choses or les œuvres de Présence Panchounette restent toujours incongrues et jouent sur les limites ainsi, deviennent-elles l’illustration même de ce mauvais goût.
Remake up n’est en effet ni une sculpture monumentale ni un simple jouet.

Cette oeuvre, par le simple fait d’être exposée dans une galerie qui n’appartient pas à la classe de goût à laquelle de prime abord elle fait référence (au même titre que le papier peint « fausses pierres » ou les nains de jardins promus par les classes populaires) est inopportune, d’autant que si, selon  le sociologue Pierre Bourdieu, l’esthétique du « bien faire » est une esthétique populaire, ce n’est certes pas le but de Présence Panchounette qui proclamait « Réussir est notre échec ».

Présence Panchounette ne fut pas en décalage avec son temps mais avec l’art de son temps, plus précisément avec les mouvements avant-gardistes qui lui furent contemporains. Ses membres disaient d’ailleurs  : « Nous aurons juste un statut de marginal dans les futurs Histoires de l’Art, nous faisons parties des épiphénomènes, (…) il ne faut pas oublier que nous ne faisons pas réellement de l’art… les comiques, c’est condamné à faire rire, à ne pas être pris au sérieux, ça ne pense pas, ça ne dit rien, il y a forclusion 
(rires) »

De fait, Présence Panchounette chercha à provoquer un effet, souvent critique, au moyen de procédés divers (installations, assemblages, pamphlets…) en transposant un monde à l’autre. Elle parvient ainsi à l’ironie mordante en jouant sur les notions de trivial, de vulgaire et de sublime

Bon ben voilà, si vous avez fini de lire cet article un brin indigeste, petits chanceux, vous pouvez faire les malins en parlant de ce groupuscule très peu connu et puis ses oeuvres m'ont évidemment renvoyer à nos diverses écritures de blogs poker,et surtout aux épiphénomènes de la blogosphère...après tout, Pokerloto, avec sa valeur handicap et ses vidéos, sa morgue, comme le fit Présence Panchounette ne renvoit-il pas ironiquement à notre ego souvent boursouflé de joueurs, notre nature de fish (sauf moi évidemment) en banalisant les grandes théories des joueurs pro et créant un nouveau statut dans son discours ironique? (euh encore faut-il qu'il le soit)


11 mars 2013

Petit Conte de la blogosphère





Tout en haut de la cité blog, sur une jolie tribune hebdomadaire, se dressait la statue de la reine Mama...
Tant aimée par la blogosphère, elle était toute revêtue de chèvrefeuille d’or fin. Elle avait, en guise d’yeux, deux brillants saphirs et un grand rubis rouge ardait en guise de jeton royal
Aussi, on l’admirait beaucoup.
- elle est si spectaculaire et puissante , remarquait un des notables du net qui désirait s’acquérir une réputation de connaisseur en art.
et tous de s'ébaudir!




Une nuit, une petit diablotin vola à tire d’ailes vers la cité.
Un peu perdu et égaré car ses congénères étaient partis se réchauffer pour l’Égypte, mais il était demeuré un peu en arrière tant il s'amusait à contempler le petit peuple du blog
- Où chercherai-je un abri ? se dit-il pour me reposer. J’espère que la ville aura fait des préparatifs pour me recevoir.
Alors, il aperçut la statue sur la petite colonne.
- Je vais me percher là, cria-t-il. Le site est joli. Il y a beaucoup d’air frais.
De la sorte elle vint s’abattre tout juste entre les pieds de la reine Mama
Et il se prépara à dormir.
Mais, à ce moment là voici qu’une large goutte d’eau tomba sur lui.
- Comme c’est curieux ! s’écria-t-il!
Il n’y a pas un nuage au ciel, les étoiles sont tout à fait claires et brillantes, et voilà qu’il pleut ! Le climat du nord de l’Europe est vraiment étrange, pourquoi ai je choisi de vivre à Dunkerque, cette statue est trop mince j'aurais du choisir le socle de la princesse aux grains de beauté mais elle est crevassée telle une immense gorge et j'avais peur de tomber et m'étouffer dans ce canyon se dit il tout en levant les yeux au ciel et là... en regardant au-dessus de lui il vit...
Ah ! que vit-il ?
Les yeux de Mama étaient pleins de larmes, et les larmes coulaient sur ses joues d’or.
Son visage était si doux au clair de lune, que le diablotin se senti le coeur frémir, une fois n'est point coutume

- Qui êtes-vous ? dit-il.
- Je suis la reine Mama.
- Alors, pourquoi pleurnichez-vous comme cela ? demanda le diablotin. Vous m’avez presque trempé.




- Quand j’étais vivante et que j’avais un cœur de femme, répliqua la statue, je ne savais pas ce que c’était que les larmes, car je vivais au Palais de Sans-Souci, dont on ne permet pas l’entrée au chagrin.
Le jour, je lisais et, le soir, je jouais dans le grand casino.
Mais maintenant que je suis sur la blogosphere on m'a huché si haut que je puis voir toutes les laideurs et toutes les misères de ma ville, et quoique mon cœur soit de plomb, il ne me reste d’autre ressource que de pleurer et de créer un blogoscar

- Là-bas, continua la statue, de sa voix basse et musicale, là-bas, dans une petite rue, il est une pauvre maison. Une des fenêtres est ouverte et, par elle, je puis voir un homme Pokerloto assis à une table. Son visage est amaigri et usé tant il parle à son ami imaginaire issoud sekour... n'est ce pas si triste que cet homme déraisonne ainsi?



- hum se dit sotto voce le diablotin, inutile de lui dire que je monologue à quatre voix.
Derrière sa muraille mégalo et son ironie, Il a la fièvre et il demande des loukoums. 
Diablotin, cher diablotin, ne veux-tu pas lui donner un jeton, le joli rubis que j'ai en jeton... Mes pieds sont attachés au piédestal et je ne puis bouger.
- erf! j'étais tranquillou et dois partir me rechauffer . 
Mais le regard de la reine Mama était si triste qu'il en fut toute chagrin.
- Il fait bien froid ici, dit-il, mais je resterai une nuit avec vous et je serai votre messager.
Alors le diablotin arracha le grand rubis du jeton de Mama, et, l’emportant dans son bec, prit son vol par dessus les toits de la ville.
Pokerloto recevant son blogoscar en bégaya de joie tout en marmonnant un "j'le savais"
Blacky s’en fut à tire d’ailes vers la reine Mama et lui dit ce qu’il avait fait.

- C’est curieux, dit il en s'endormant, il fait bien froid mais maintenant je sens presque de la chaleur
- C’est parce que vous avez fait une bonne action, répliqua la reine

- Ce soir je pars pour l’Égypte, se disait tibérius -le diablotin- joyeusement le lendemain
Et, à cette perspective, il était ravi
Quand la lune se leva, il retourna à tire d’ailes vers la reine Mama
- Viens vous baiser belle petite Mama, Je suis sur mon départ.
- oh tiberius, tyrion, blacky de mon coeur dit Mama, ne resterez-vous pas avec moi encore une nuit sur le monde de la radio?
- On m’attend chez moi au chaud et les diablotins supportent mal le froid.
- Ah blacky je dois vous dire tout là-bas de l’autre côté de la ville, je vois une charmante jeune femme dans un grenier. elle est penchée à jouer sur un bureau couvert de papiers et derrière elle c'est bizarre il me semble apercevoir un jeune homme jouant avec des camions ... elle a de grands yeux rêveurs, un joli visage , une douce voix et un corps à la plastique parfaite la salope (euh pardon). Elle a du mal à écrire sur son blog alors que tous attendent ses billets drôles et parfaits...
- Arf Je demeurerai encore une nuit avec vous, dit le diablotin, qui avait réellement un bon cœur même si ce n'était pas un bisounours et qui voulait aussi jeter un petit coup d'oeil sur la fameuse plastique de la dame. Dois-je lui porter un autre rubis ?
- Hélas ! je n’ai plus de rubis, dit Mama. Mes yeux sont la seule chose qui me reste. Ce sont de rares saphirs qui furent rapportés des Indes il y a un millier d’années. Arrachez l’un d’eux et prenez-le pour elle. la lumière de ce blogscar l'encouragera et ses posts illumineront les gens tout autour d'elle 
- Chere Mama, dit blacky, je ne puis faire cela et il se mit à pleurer.
Mais si, nom d'un raoul 1er, Faites ce que je vous commande (la mama pouvait parfois être autoritaire et avais un sacré tempérament).
Alors le diablotin arracha l’œil de la reine et s’envola vers le galetas de Zara
Il était facile d’y pénétrer, car il y avait un trou dans le toit.

la jeune fille avait la tête plongée dans ses mains et n’entendit pas le trémoussement des ailes de l'inccube fasciné (nom d'un chien, c'est vrai que c'est pas rien la Zara) mais en relevant la tête, elle vit le beau saphir couché sur ses notes...."oh Je suis contente et cela me motive à écrire encore "

Le jour suivant, blacky le soir retourna dire adieu à Mama
Oh mon beau blacky aux chaussures croco dit-elle. Ne resterez-vous pas avec moi encore une nuit ?
- C’est l’hiver, répliqua t- il, et la neige glaciale sera bientôt ici. 
- Là-dessous, dans le square, répliqua Mama, stationne un tout nouveau vendeur Sam mais c'est bien difficile de débuter un négoce.
- Je passerais encore une nuit avec vous, dit blacky, mais je ne puis vous arracher un œil. Alors vous seriez tout à fait aveugle. 
- Pourtant il le faut dit Mama
Alors il lui arracha le second œil du Prince et prit son vol en l’emportant et le laissa tomber dans la main de Sam qui en fut tout ému et joyeux

- Blacky en revenant vers Mama lui dit "maintenant vous êtes aveugle, alors je vais rester avec vous pour toujours."
- "Non, MON blacky, dit Mama vous devez partir pour aller gambader avec vos condisciples" mais il refusa et insista pour rester avec elle dans la même galère.
Le jour suivant, il se campa sur l’épaule de la statue et lui conta des récits de ce qu’il avait vu dans des pays étranges.
il lui parla des étranges dinosaures verts qu'on voit gambader dans la région rhone alpes, ainsi que le vélociraptor 007 fan d'auto, de ski et d'adréaline, du grand diplodocus ,une fois, à chapeau melon et curieux accent ...
- Cher blacky, dit en souriant Mama, c'est merveilleux ce monde mais plus merveilleux est ce que supportent les hommes et les femmes. 
Il n’y a pas de mystère aussi grand que la misère mais parce que tu as un avis et une histoire sur tout prend moi une couche d'or et détache la feuille que tu veux et garde la au fond de ton âme.

Blacky , pris alors là où ça semblait assez petit mais en picorant il découvrit un superbe mamelon qui le ravi (eh ho c'est un diablotin, pas un ange non plus) puis il la dévêtue Feuille à feuille pour offrir son éclat à john la riviere qui s'était un peu perdue dans les méandres de l'obscurité, à celui qui était une icône xewod mais avait un peu disparu dans des vapeurs d'alcool à patate, à la loufoque princesse aux grains de beauté qui délire sur son blog tout en geignant sur le manque de commentaires (et là il en fallut beaucoup de feuilles d'or car la dame était gironde et comme on le sait crevassée, mais grâce à Mama elle prit un éclat , un habit de lumière même si elle demeura à moitié dénudée car trop de surface à occuper) et enfin le dernier voile elle l'offrit à un immense géant nordique.

En fait, Blacky arracha l’or fin jusqu’à ce que Mama n’eût plus ni éclat ni beauté ni richesse.
Feuille à feuille, il distribua l’or fin aux blogueurs



Les rues de cette contrée semblaient ferrées d’argent tant elles brillaient et étincelaient. Parrallèlement, de longs glaçons, tels que des poignards de cristal, étaient suspendus aux toits des maisons. Tout le monde se couvrait de fourrures ...le diablotin avait si froid, tellement froid... mais il ne voulait pas quitter Mama; il l’aimait trop pour cela. il picorait les miettes et essayait de se réchauffer en battant des ailes mais, à la fin, il sut qu'il allait mourir et il eut tout juste la force de voler encore une fois sur l’épaule de Mama.

- Adieu, Mama murmura-t-il. Permettez que je baise votre main.
- Je suis heureuse que vous partiez enfin pour l’Égypte, Mon blacky, je m'inquiétais pour vous car vous avez séjourné trop longtemps ici, mais il faut me baiser sur les lèvres, car je vous aime très fort.
- Ce n’est pas en Égypte que je vais aller, dit blacky mais je vais aller dans la maison de la Mort. La Mort, c’est la sœur du Sommeil, n’est-ce pas ?
Et il baisa Mama sur les lèvres et tomba mort à ses pieds.
À ce moment, un singulier craquement résonna à l’intérieur de la statue comme si quelque chose s’était brisé.Le fait est que le cœur de plomb s’était fendu en deux.
Vraiment il faisait un terrible froid!!!

De bonne heure, le lendemain, avec ses chaussettes fluos le maire courrait dans le square sous la statue avec les conseillers de la ville.
Comme ils dépassaient le piédestal, il leva la tête vers la statue.
- Dieu ! dit-il. Comme Mama semble déguenillée !
-Elle est vraiment déguenillée ! dirent les conseillers de ville qui étaient toujours de l’avis du maire (qui était un bon maire et avait des jolies gambettes) quand contestataires et eux aussi levèrent la tête pour regarder la statue.
- Le rubis de son jeton est tombé, ses yeux ne sont plus en place et elle n’est plus du tout dorée, dit le maire. Bref, elle ne vaut guère plus qu’un mendiant fish!
- Guère plus qu’un mendiant fish! firent écho les conseillers de ville.
- Et voici qu’il y a à ses pieds un diablotin mort, continua le maire. Vraiment, il faudra faire promulguer un arrêté pour défendre aux diablotins de mourir ici... d'ailleurs les diablotins ça meurt pas! Et le secrétaire de ville prit note de cette idée.

Alors... on renversa la statue de Mama.
- Comme elle n’est plus belle, elle ne sert plus à rien ! dit le professeur d’art à l’Université.
Alors on fondit la statue dans une fournaise et le maire réunit le conseil en assemblée pour décider ce que l’on ferait du métal.
- Nous pourrions, proposa-t-il en faire une autre statue. La mienne par exemple.
- Ou la mienne, dit chacun des conseillers de ville.
Et ils se querellèrent.
La dernière fois que j’ai entendu parler d’eux, ils se querellaient toujours mais était en passe de se réconcilier autour d'un bon pastaga fait pas déconner non plus^^
- Quelle étrange chose ! dit le contremaître de la fonderie. Ce cœur de fonte ne veut pas fondre dans le fourneau, il nous faudra le jeter aux rebuts.
Les fondeurs le jetèrent sur le tas de détritus où gisait le diablotin schizophrène mort.

- Apporte-moi les deux choses les plus précieuses de la blogosphère dit un jour le Dieu Poker à l’un de ses anges.
Et l’ange lui apporta le cœur de plomb et le diablotin mort.
- Tu as bien choisi, dit le Dieu Yahvé Texas Holdem. Dans mon jardin du Paradis, ce diablotin s'amusera éternellement et, dans ma cité d’or, Mama redira mes louanges!




Ben quoi j'ai plagié le conte de Wilde le Prince heureux qui me marqua tant petite et après? c'est mon blog et je fais ce que je veux!