05 juillet 2011

vaginus interrompus




Je suis une joueuse facile!
Désillusion peut être et relents acides d’une réfractaire aux étiquettes, aux moules, j’avoue en bonne misanthrope, je n’ai jamais aimé joué à ce jeu et n’ai jamais pu le priser chez les autres…la binarité m’ennuie.

Déjà petite il y avait la querelle …non hé, pas des anciens et des modernes, déconnons pas , suis pas aussi âgée salops mais de ceux qui aimaient Brassens et ceux Brel ou ceux qui aimaient les chiens et ceux qui prisaient les chats comme si il fallait choisir son monde, pour ne pas être normand comme nous stigmatise l’adage populaire…un peu comme dans cet univers infantile de Word of Warcraft ou en débutant on choisit si on fait partie de la horde ou des gentils et l’on ne peut alors déroger à cette règle…ados il y a ce monde avec ce fameux fossé qui débutent entre filles et garçons qui m’emmerdait prodigieusement.

lorsque j'ai commencé à sortir dans le monde parisien je l'ai ressenti avec le ghetto du marais et l'effet pervers de l'homophobie ordinaire...dans les bars et boites gays où tu es exclu si tu es hétéro, certains cafés si tu es un homme etc, une sorte de boomerang à la ségrégation habituelle.

je n'aime pas la discrimination même lorsque positive

Or je retrouve cette fameuse histoire de guerre des sexes et de ghetto avec le poker!

 Les tournois féminins m’affligent je l’avoue… dans cet univers si machiste, je ressens les joueuses féminines comme des mascottes, bien proprettes, avec une rébellion gentillette de bonne copine, mais restant à part... même bonnes joueuses, elles demeurent les pompom girls du poker, les divas (pour reprendre un terme du catch) qu'on félicite toujours avec un brin de condescendance pourvu qu'elles demeurent sexy, gentilles mais un peu coquines pour avoir pouvoir louer et transposer leurs cris de guerre et leur aria passioniata dans un autre univers fantasmé.

Comme je le disais, je n'aime pas trop les moules donc cela m'ennuie assez vite cette case toute faite spéciale fifilles et ces tournois de genre car je ne savais pas qu'il fallait un phallus pour pouvoir jouer et me semble t-il aucun tournoi n'a mis autant en exergue le côté mâle, à quand les tournois pour les nains, les gros ou mieux ceux à tee-shirt mouillé, de joueuses à bonnet E et + si affinités...

Je pense que nous tenons là une gamme chromatique d’une rare complexité… certes le nuancier a du mal à décoller des couleurs primaires mais haut les cœurs, viva la révolution !!!

Enfin bon en attendant vais aller me faire un ch’tit sng moi…y en a pas entre filles?

16 juin 2011

le point G d'une fish


Hier soir tandis que fatiguée par mon dur labeur, je voulais me détendre en jouant un petit sng à 6 sur pokerstar, je me suis retrouvée dans une table de potes, plus velus du cerveau les uns que les autres et s'autoflagornant. Fatiguée, je jouais plus tight que d'habitude et vint rapidement à m ennuyer...je n'avais point la tête à cela et décider alors de me faire sauter (de cette partie, évidemment) afin d'aller lire dans mon lit plutôt qu'à jouer ce petit sng à 3 euros longuet et sans saveur.

je décidais alors de reprendre mon jeu  plus large et rapidement tandis que vint ma main fétiche 22 qu'a commenté assez souvent  ce bon pokerloto, j'entrais dans un mauvais semi bluff qui me fit perdre bêtement un pot important au profit d'un de ces mâles qui se mirent à éructer moult plaisanteries à mon sujet, ressentant un plaisir évident dans la connivence de leur mépris... ce fut pire ensuite car je gagnais le pot et devenais chip leader de cette fort désagréable partie...là je sentais une réelle colère et ironie féroce, assez mesquine tandis que pleuvait les "tu sais pas jouer eh fish, apprends à jouer avant d'emmerder les autres" etc.
Une rage qui s'accentua et cru au fil du jeu et lorsque je perdis je sentis chez eux, une décharge orgasmique défoulatoire tandis que les mots d'autocongratulation et de hargne accompagnaient ma si désirée sortie de tablée.

Je dois avouer que les grands pros du poker à 3 euros qui se la pètent pour employer une triviale expression me font doucement rigoler. Or donc, j'ai remarqué ce trait assez caractéristique chez certains joueurs de poker où le 22 devient une sorte de point goldwin du jeu .

Il s'agit malgré tout d'un fait récurrent de ce jeu, une sorte d'amusant paradoxe où les pôles de bienséances sont inversés: vous jouez mal ou trop large, trop donk ou fish... Eh bien vous avez été absolument scandaleux et votre hôte de fait se légitime en vous insultant gracieusement  avec en prime une condescendance non feinte, pardon non bluffée...surtout si vous êtes une femme où se rajoute le syndrôme "femme au volant".

Eh bien Messieurs , je vous emmerde! et ma foi, je continuerai à jouer mal ou bien qu'importe mais continuerai à jouer .

GL all!


11 juin 2011

du poker, du sadisme et de sa rétention anale


Il y a quelques temps, j eus la chance de participer à une petite communauté de joueurs sympathiques qui organisaient un tournoi privé sur pokerstar assez régulièrement... Nous discutions tout en jouant de manière plus ou moins dissipé sur skype. Un des participants (je t'embrasse Maerch) avait tendance régulièrement à jouer avec des jetons et j entendais souvent en off son jeu anxiogène avec ses jetons de poker qui claquaient.

On ne parle pas assez dans ces blogs du rôle de cet outil qui n'est point anodin, j ai d'abord pensé qu'il servait souvent d'une sorte d'objet transitionnel au joueur dans sa catharsis du jeu et puis j'ai soudain que notre jeu inconscient avec nos jetons lors des parties est en fait une parfaite illustration dus stade anal cher à Freud.

Qu'est ce que le stade anal? eh bien grosso merdo il s'agit d'un concept psychanalitique freudien décrivant une étape de l'évolution humaine. Selon Freud, nous passons diverses étapes qui vont induire ensuite notre comportement psychique: le stade oral (0-18 mois), anal (18 mois -3 ans), phallique (3-7 ans) où se joue le fameux complexe d'Oedipe, une péridode de latence avant d'arriver lors de l'adoelscence au stade génital.

le stade anal est cette période d'opposition (non! non!) où l'enfant découvre le plaisir de la rétention anale  (anus devient une zone érogène) et de leur expulsion. En gros, il découvre allégrement les joies du sphincter ainsi que les angoisses qui peuvent en découler car la perte des excréments peut être assimiler à une perte de soi, d'une partie de son corps et cela peut alors générer une grosse angoisse.

En tant que joueur de poker nous jouons avec notre stack comme l'enfant son boudin fécal, le conservons religieusement, rétention et controlons dans le jeu son expulsion dans la pulsion de mort qu'est le sadisme anal et qui va consister méthodiquement chez le joueur à essayer de détruire son adversaire.

les jetons /stack peuvent donc apparaître comme une représentation métaphorique interressante de cet étron créant notre névrose obsessionnelle et servant de pont  dans ce jeu d'extériorité (allant vers l'autre) et d'intériorité que nous controlons plus ou moins durant la partie.

08 juin 2011

Stalker ou la bulle


En 1979, le cinéaste soviétique Andrei Tarkovski tournait Stalker, film extraordinaire d'après un roman de science fiction racontant  l'histoire d'un lieu , une zone interdite dont on ne connait pas la nature (zone irradiée par une explosion nucléaire, zone de non droit interdite et cernée par la police?).
 Deux individus, un professeur de physique et un écrivain vont faire appel à un stalker, c'est à dire un passeur, pour entrer dans cette zone car seul ce dernier connait les dangers et pièges de ce lieu prohibé. Ils veulent  y pénétrer afin d'atteindre dans le coeur de la zone  une chambre accordant tous les voeux...la traversée de la zone nous permet au fur et à mesure de découvrir les désirs et personnalité profonde de ces deux êtres.

En effet, la dite zone sert de lieu long et dangereux où on découvre à chaque cheminement le caractère et l'identité profonde des protagonistes, tel dans un tournoi de poker, ce long moment avant la bulle où à force de coups réussis ou ratés et de dangers évités nous révélons notre manière de jouer, donc notre personnalité...joueur tight, loose, etc.

Mon passage favori dans ce film génial ets certainement lorsque le stalker (le jeu de cartes) est allongé dans l'eau et vient ce chien sinistre, récurrent dans l'oeuvre de Tarkovski, une sorte de cerbère ou  surtout d'Anubis, le dieu à tête de chacal noir de l'ancienne Egypte accompagnant les defunts vers le royaume éternel et notamment  dans la chambre des Deux Vérités  (!) afin qu'ils subissent l'épreuve de la pesée de l'âme. C'est l'instant fatidique de la bulle.



Si le rapport entre l'apparition du chien chez Tarkovski et le Dieu Anubis parait assez directe et évidente. La comparaison avec le poker peut être un peu moins Pourtant ce moment clef ets celui de la bulle, lorsque nous décidons d'un ultime effort afin de nous propulser vers la salle de tous les voeux (la table finale) et là le juge Anubis procède à notre pesée d'âme de joeur , avons nous bien joué? etions-nous chanceux pour gagner le repos eternel ? (le tournoi), la chambre des désirs du film

Qu'importe! Tels l'écrivain, le scientifique et le  passeur (truqueur/bluffeur?), notre âme de joueur est mise à nu un temps dans ce périple graduellement jusqu'à notre entrée devant la chambre des désirs, notre but ultime afin de gagner la partie... dans notre lumière tamisée du soir rappelant peut être un brin l'extraordinaire lumière des pellicules Kodak de Tarkovski.

06 juin 2011

est-ce que la taille compte vraiment?


Il me semble que c'est une donnée essentielle et variable selon les goûts de chacun.  Personellement trop important je prends peur et suis trop paresseuse pour me lancer dans des jeux d'acrobatie et m'essouffle et perds rapidement ma motivation, surtout -vénale que je suis s'il n'y a pas beaucoup d'argent à la clef... quoi? comment? que dis je?  v'la autre chose, nom d'une pipe!

Bon j'arrête un temps ce fin humour gaulois, graveleux voir tendancieux qui ne convient guère à la frèle et innocente jeune fille que je suis pour aborder sans préliminaire, euh détour le sujet qui nous interresse: la taille des mtt.

Oui j'avoue que hier je faisais allégrement un petit tournoi de 64 personnes sur Pokerstar à 5 euros, et trouvais ce format fort agréable, en fait je me suis rendue compte que lorsqu'un tournoi dépasse 150 personness, s'il n'est pas en turbo, j'ai parfois tendance à m'ennuyer en bonne amateur que je suis (Pokerloto si tu me lis).

En fait je crois que j adore les tournois de ce format : entre 60 et 120 c'est à la fois court mais assez excitant car intense,  ensuite cela devient plus pesant surtout si jouer en rythmne normal et  que le va et vient des blinds est trop lent... le speed voir le turbo devient indispensable.
Peut être est-ce là les prémices de la vieillesse, le côté quadra mais jouer plus de 4h de suite, sans interruption est ereintant notamment quotidiennement...ou alors ok pour le mtt du samedi soir mais si et seulement si plein de sng et petits mtt pour ressentir quelques décharges salutaires d'adréaline...

02 juin 2011

Psalmodier les sutras du poker


Parfois lorsque je perds de manière récurrente au poker mes sit and go, j'ai le sentiment incessant de devoir tout reprendre à zéro et me demande comment j ai pu gagner plusieurs tournois et mtt certes peu impressionnants (maximum 150 personnes)  avant la tornade de l'arjel , bien campée dans mes us de partypoker.com.

Aujourd'hui, je ressens le poker comme la pratique de mon sanskrit: tout est à refaire!

Il fut un temps où je lisais et psalmodiais un peu le sanskrit après deux ans d'apprentissage laborieux et jusqu'à ce qu'une conclusion s'impose avec évidence: je n'étais pas prète de le lire couramment et le déchiffrais à grande peine, et surtout je devais apprendre et réapprendre cet alphabet et sa prononciation si difficile pour mon palais peu habitué aux voyelles monophtongues ou diphtongues ni aux consonnes syllabiques en spirantes latérales, roulées rétroflexes , à celles plosives aux points d'articulations respectifs vélaire, palatal, rétroflexe, dental, bilabial sourdes non aspirées ou alors fricatives aux points d'articulation palatal, rétroflexe, dental, glottal , sans parler des liquides aux points d'articulation palatal, rétroflexe, dental, labio-dental et surement peu à la fricative glottale sourde , rires (merci wikipédia)

bref je révisais et apprenais mon alphabet et travaillais sur des morceaux du pacantatra dont aujourd'hui déjà je n'ai que des vagues souvenirs.

En ce moment  hélas un parrallélisme s'impose car je dois bien avouer que mon niveau de poker correspond relativement à celui de mon sanskrit: ils avoisinent joyeusement malgré une bonne connaissance théorique générale, le zéro absolu dans leur pratique.

Tant d'énergie engagée pour si peu de résultats, parfois c'est totalement décourageant et puis je récoute le sutra du coeur où il est dit :

"(...) tous ces éléments ayant l’aspect du vide, ils n'apparaissent ni ne disparaissent, ils ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est ainsi que dans le vide, il n’y a pas de forme ni de sensation, de perception, de construction mentale et de conscience.

Il n’y a pas d'œil, d'oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de forme, de son, d'odeur, de saveur, de tangible ni d'élément. Il n’y a pas de domaine du visuel et ainsi de suite il n'y a pas de domaine de la conscience mentale.


Il n’y a pas d'ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite il n'y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de la mort. Il n’y a pas de souffrance, d'origine, d'extinction ni de chemin. Il n’y a pas de connaissance et pas plus d'obtention puisqu'il n'y a rien à obtenir.(...)"

C'est reposant, du coup mon esprit s'apaise, je me remets à jouer... et parfois aussi à psalmodier.


23 mai 2011

le stud: les dessous chic du poker



On ne parle pas assez de cette variante du poker, bien plus ancienne que le texas hold'em mais hélas exterminé et piétiné par l'arjel, ce jeu passionnat dont j'étais une grande amatrice a disparu.

Si le omaha a un côté ludique et primesautier, le stud ests ans aucun doute la variante la plus érotique du poker. Jouant sur le montré, le caché, le deviné, le laissé supposé il nous invite dans une danse des 7 voiles endiablée (ou 5 selon).

"les dessous chics c'est la pudeur des sentiments maquillés rouge sang" écrivait Gainsbourg...Belle métaphore pour le stud, jeu de trompe l'oeil où l'invisible acquiert une surprésence...

Personnellement je prisais le stud à 7 cartes plus que celui joué à 5 cartes et me delectais sur feu party poker.com d'un petit tournoi qui avait lieu tous les jours...

Le stud se joue de manière plus individualistes, car il n'y  a pas de pot commun donc ni flop ni turn ni river... à la place, chéri chéri, chacun des joueurs recevait au début de la partie deux cartes fermées et ...mmh...une découverte.

C'est alors celui qui a la carte découverte la plus faible de la table commence . Ensuite à chaque tour d'enchère ce sera le joueur avec le meilleur jeu visible qui commencera.

Vient ensuite 3 cartes découvertes supplémentaires distribuées une par une à chaque joueur. Elles détermineront, chacune un tour d'enchère de plus .

Enfin, car dans cette effelurage, la subtilité est de mise, se construisant tel le lacage d'un beau corset, là une quatrième et dernière carte est distribuée aux joueurs toujours en lice. Cette carte est fermée contrairement aux précédentes.

En tout, cela fait donc sept cartes : 3 fermées (2 au début, une à la fin) et 4 autres ouvertes.

Il y a donc un jeu d'habillage et de nudité, de montrer et cacher bien plus important que dans son avatar le Texas hold'em . J'avoue, j' aurais pu aussi faire une comparaison entre ces deux jeux et le rapport de Visnu et Krsna dans la religion hindhou mais cela aurait été un tantinet moins racoleur, rires.


15 mai 2011

petits meurtres entre bloggeurs


Dans le monde d'Houdini il y a deux sortes d'enfants, ceux qui assistent à un spectacle de magie, attendent qu'on leur raconte une histoire et savourent la fantaisie et puis il y a ceux qui observent un spectacle de prestidigitation et recherchent à comprendre quel est le truc...en grandissant certains garderont l'émerveillement du conte avec l'ironie de la connaisance (je sais que cela n'est pas vrai mais c'est une donnée annexe et arrive à intégrer le fait de chercher le truc dans le plaisir du spectacle) et ceux que cela agacera de plus en plus (jusqu'à quel point tout est faux, simulacre etc)

Dans le domaine sportif certains puristes detesteront le catch car pour eux le spectacle est truqué contrairement au sport noble de la boxe anglaise tandis que d'autres justement apprécieront cette violence simulée dans ce divertissement sportif et la mythologie moderne qu'il traduit, savourant ce théâtre populaire moraliste de caractères avec les gimmick (personnages qu'incarnent les catcheurs) composés des heel (méchants) trichant sans arrêt afin que la foule les conspuent et des face (gentils) qu'on encourage.

J'adore le catch.


J'adore car il représente un prisme permettant d'observer les codes d'une société et culture donnée.
Un peu comme le poker et ses bloggeurs, le poker permet dans ce jeu d'outlaw de révéler certaines conventions bien ancrées dans notre société et culture.

Il est amusant parfois de voir combien certains bloggeurs incarnent un rôle profond de justicier, un docteur justice ou d'inspecteur gadget...euh, sherlock holmes pour percer à jour les vilains heel refusant -les saligauds- de scander "la guerre c'est pas bien, la famine c'est terrible"... honte et anathème sur eux et  il ne reste alors que les damner à la gehenne.
Car je l'avoue ce qui me fascine dans l'actualité bloggeurs c'est à quel point la contrariété ou sentiment d'injustice est une catharsis formidable pour les "face" du poker.
Ainsi même dans ce jeu individualiste et sensé défier les conventions, il n'est pas bon de sortir trop du moule...juste un peu d'originalité rassurante est sympathique en revanche un comportement trop excentrique, étonnant ou caustique est à condamner...

Voilà pourquoi aussi j'ai toujours detesté les tex avery et: les titi et gros minet...ou  a fortiori les bugs bunny...parce que gros minet est un chat, il est donc dans sa nature de vouloir bouffer la piétaille... hélas, et c'est bien cruel pour ce pauvre félin non seulement l'oisillon se refuse à lui mais en plus il se gausse et le fait d'être le gentil et dans son statut de victime que son chantage affectif nous a mis en esprit, le bon et innocent Titi deploie un trésor de stratégie de fuite (ce qui peut se saisir) mais de punition plus sadiques et mesquines les unes que les autres...dans ce registre là le pire est son gentil copain bugs bunny ...Intouchables dans leur statut du juste, de la victime ils incarnaient pour moi enfant la Médée vengeresse de la mythologie grecque...

Ils rincarnent à mes yeux cette soif de sang de la foule lynchant l'assassin...rien de moins, rires (bon je suis du sud et ai une nette tendance à l'exagération je l'avoue) nous sommes finalement  toujours dans le registre de la culture puritaine américaine...et le catch ou tex avery racontent relativement la même chose... sauf qu'il est plus étonnant que des principes certes sympathiques, d'esprit d'équipe, de clarté, de justice soient les code d'honneur d'un jeu vénal, individualiste basé sur le rapport de force et la tromperie...qu'est le poker.

Dichotomie entre les narrateurs du jeu et le jeu
entre joueur et narrateur incarnant le joueur dans un blog?
Etonnant non?



Oops j'ai cru voir le the end de ce pamphlet

10 mai 2011

le limit et la danse du brise pied



Connaissez-vous cette danse folklorique provençale qui s'appelle "le brise pieds" ou parfois "la bourrée du célibataire"?

C'est une danse merveilleuse et trop méconnue que j'ai souvent dansé l'été dans les petits bal de mon païs, la lozère, le département que personne ne connait en France sauf pour ces gorges et confond régulièrement avec la corrèze rendue célèbre par un vague président de la république mais cela est une autre histoire...
bref, pourquoi le brise pied est extrement amusant (surtout avec 3g dans le sang de jaune) c'est que c'est une bourrée qui se danse en lignes, face à face mais seul (la bourrée normalement se danse à 4) et que cela commence très doucement puis les choses s'accèlere de plus en plus vite et ecla devient de plus en plus amusnat à tourner, taper du pied, des mains, virevolter etc etc

Bref j'adore cette danse qui me fait rire et que je trouve bien plus conviviale que d'autres même si tombée un peu en désuétude...il est vrai.

L'analogie avec le limit m'est alors apparu  tandis que je faisais une démonstration pleine de grâce à ma niècede 10 ans, quelquepeu terrorisée du charisme de sa tante dans son studio à virevolter joyeusement et taper avec energie sur le plancher du sol de mon studio priant pour que mon voisin sourd n'est pas depuis acheté un sonotone.

Avant, jadis lorsque nous pouvions ô délices des délices encore jouer du omaha hi/low et du stud, je me regalais d'un tournoi en pot limit le samedi sur Partypoker...et parfois encore je me plais bien à me faire un petit tournoi en limit, voire en étant un brin maso comme toutes les femmes un petit hu en limit micro mit, sorte du parcours du combattant surtout lorsque pas en turbo.

C'est chouette les tournois de Limit, on début, c'est longuet...ah ouais c'est long, mais long, et en même temps cela nous permets de prendre nos marques, de tester d'amusantes combinaisons sans trop de risques, d'apprendre nos pas....un, deux, trois, sur le côté, on tourne sur soi et frappe des mains...et hop on part de l'autre côté en essayant de pas trop tituber sur un bad beat, c'est bon ! on y est !et le rythme s'accèlere, un sorte de vent frais et éclats de rire alors nous secoue, à moins que se soi un relent du pastaga, les blinds deviennent plus fortes, les pots plus lourds, interressants à jouer, certains commencent à être éliminés, j'ai le tournis, zut ! suis allée dans le mauvais sens, hop on se reprend, s'aide du voisin et continue dans un rythme maintenant effrené, un boléro à l'accordéon, yeeeeees, je suis itm! allez, c'est du bon! ah merde... c'est fini, ils ont mis une gigue, suis trop bourrée et trop vieille pour danser cela...je sors de piste.

07 mai 2011

les stratégies fatales


Je reflechissais à la dimension onirique du jeu et à sa distinction avec la fiction. .. en fait ce qui est fascinant finalement c'est que nous autres amis bloggeurs de poker créont de la fiction dans un univers particulier qu'est le jeu, lui même sorte de miroir de la réalité, notre réalité  qui nous révèle bien mieux que celle codifiée que nous vivons au quotidien dans notre existence sociale...métaréalité donc agissant dans le jeu comme...

non je plaisante! il est bien trop tard pour que je rentre dans ce genre de cogitation oiseuse révélant sans doute un besoin urgent de dormir et tandis que je ferme un oeil tout en révassant à mon dernier sit and go, et aux derniers articles que j ai lu, me reviens cette  phrase de Baudrillard dans "cool memories" qui disait un truc du genre " la fiction? J y suis déjà. Mes personnages sont quelques hypothèses folles qui font subir à la réalité certains sévices, et que j'assassine à la fin lorsqu'elles ont fait leur oeuvre. Seule façon de traiter les idées: l'assassinat (on achève bien les concepts) - mais il faut que le crime soit parfait. Bien sûr, tout cela est imaginaire, toute ressemblance avec des êtres réels serait purement fortuite."

Ah ouais il pense bien Baudrillard, "c'est pas faux" comme dirait Perceval dans Kamelott,un autre grand sociologue et penseur...encore un billet qui va faire un bide, alors assassinons-le tout de suite... et le poker dans tout ça? eh bien, toujours fidèle au poste.