14 juillet 2014

BB: L'hospitalité sexuelle est parfois dangereuse!

Spéciale dédicace: femme bien en chair montrant son cul à un certain gougnafier!

          Je jouais dernièrement un tournoi quand dès le début, gentiment, mes adversaires se mirent à déflorer éhontément ma blind...cela m'agaça évidemment, j'étais outrée de cette ignoble outrecuidance jusqu'au moment où m'ennuyant de ne pas avoir de jeu et de ne pouvoir avoir assez de répondant, mon esprit se mit à battre la campagne, à vagabonder...quittant un temps l'Edda poétique vers la culture inuit ...je dérivais mes pensées sur une de ses particularités: celle qu'ont ces autochtones d'offrir pour la nuit, à l'hôte de passage la femme ou la fille du foyer.

Il ne s'agit pas de prostitution car aucun marché vénal n'est à la clef. En revanche, cette hospitalité peu féministe n'est offerte que 6 mois de l'année. Tout simplement car du fait de cette longue nuit, le cycle des femmes est alors alterné, elles n'ont plus leurs règles et ne peuvent  pas enfanter de leur hôte.

Je trouvais une amusante analogie dans l'utilisation du corps de la femme inuit et de la big blind : laissant mon orgueil de côté j'offrais généreusement à mes invités ma blind en début de tournoi... là où la mise est petite et donc finalement assez stérile. En revanche, il m'était assez utile dans ma gracieuse générosité de donner une image de joueuse tight, un brin timorée et très serrée...car lorsque l'hiver passa, j'avais acquis une bien gentille image et attendis sans coup férir le premier explorateur venu soulager mon fameux mal d'amour, le pauvret se perdit dans mon fameux corsage....la chair est triste hélas et dans les  interstices de ma chair pourtant épanouie, il découvrit en ôtant ce serre-taille de circonstance, quelle joueuse large j'étais...oops...et un brin agressive également... il ne fallait pas desserrer ma ceinture...arch! nein! mein blind! kaput! mein freud ist tot!

      Ainsi donc, le fait d'ouvrir son jeu et de refuser petit à petit mes appâts un peu trop brigués et convoités, permet soudain à cette paire, telle une donzelle de Brive la gaillarde cha(n)tée par Brassens, d'assommer fort respectueusement mes adversaires et de les chasser dans la nuit polaire.

10 juin 2014

Bad beat...ou la Perte de virilité



 Voici déjà un certain temps, en Afrique, dans la rue, un inconnu est susceptible de soudain vous toucher...et c'est là, que le bas blesse... merdam! c'est un sorcier qui fera immédiatement disparaître votre sexe.

Oops, ne riez pas car voici déjà 10 ans que cette terrible rumeur traversa l’Afrique de l’Ouest à toute vitesse provoquant moult drames: des centaines de morts et milliers de blessés, victimes expiatoires de la vindicte populaire.

Cette rumeur est née dans les dernières années du siècle dernier, au Cameroun, par des bruits colportés puis amplifiés dans la rue par le bouche à oreille et dans les marchés par les récits angoissés de voyageurs annonçant l'arrivée imminente sur les plages d'individus maléfiques: les haoussas venus du Nigéria.

En fait, la peur des « réducteurs de sexe » plongea dans le chaos tous les états traversés par cette rumeur, ils rapidement d'ailleurs vite dépassés par l' hystérie indescriptible des autochtones. En fait, dans un décor composé de crise économique, de séquelles et traumatismes de guerre régionale, la peur de l’étranger, de l'Autre trouva et sa vraisemblance et sa justification dans la montée du nationalisme sur fond d’accroissement des inégalités sociales...

Ces pensées magiques qui provoquèrent près de 300 morts (quand même) ne sont pas si éloignés des rumeurs et fantasmes que nous avions sur la traite des blanches, rumeurs et terreurs qui reviennent à chaque moment de crise, comme nous l'explique le sociologue Jean-Noël Kapferer dans son livre passionnant 'Rumeurs" (en poche! à dévorer sans modération).

C'est évidemment l'éternel retour des boucs émissaires dès lors que les sociétés vivent des grandes crises: Ce bouc émissaire tout chargé des péchés de la collectivité...les coupables sont toujours les même: les étrangers, mal intégrés dans nos sociétés, marginaux ou ceux qui ne partagent pas les croyances.

Ainsi pour revenir à la traite des blanches, les juifs (puisque à la base il s'agissait curieusement de magasins juifs) ont constitué un modèle parfait de bouc émissaire et la cible automatique des rumeurs, depuis l'empoisonnement des puits pendant les grandes épidémies de peste, de 1348 à 1720 jusqu'au soupçon de meurtre rituel sous-jacent dans le thème de la "rumeur d’Orléans" (rumeur sur la traite des blanches), en passant par le soi-disant " complot des Sages de Sion ".


L'actualité sociétale et politique omniprésente peut évidemment donner lieu à certaines analogies avec cette fois-ci particulièrement les roms ou l'islam comme boucs émissaires , mis ainsi en excergue notamment par certains partis politiques.

Au poker, que représente le bouc émissaire, le coupeur de sexe? il s'agit non seulement du fameux fish, ce joueur fantaisiste mais du fish pervers qui provoque en nous des bad beat...ce sorcier qui va nous émasculer d'une quinte de l'espace, un brelan emportant notre énergie vitale dans une rivière pourpre assassine...

Alors, viens la lutte fratricide de cet autre qui n'est finalement pas comme "nous", qui est stigmatisé sous l'étiquette de fish, ainsi dénaturé, déshumanisé, méprisé...ah qu'il est bon de rejeter sa colère sur cet être, qu'importe qu'il s'agisse d'une erreur de notre part,  d'un tournoi à 50 centimes ou à plusieurs centaines d'euros, ...la haine nous emporte, le cri strident du castra s'élève car voici qu'apparait le tilt vengeur réclamant la tête de ce fish qui a su pervertir les divinités du poker et dans un coup de théâtre,  faire une apparition de la carte assasssine tel un deus ex machina emportant notre virilité dans un bad beat douloureux...

Putain, merde! fait chier!


02 juin 2014

Poker clash!



La semaine dernière est passée sur une chaîne de télé, l'émission Cam clash. Le principe était simple une caméra filmait et mettait en scène des injustices quotidiennes dont souffrent ou ont souffert certaines personnes.

Les gens qui me connaissent savent que je suis ronde... même très ronde. Aussi, je fus touchée et m'identifiais  à un des reportages  me rappelant  combien pour les gens gros il est dur et culpabilisant de manger face aux gens...toujours effrayée de saisir dans leur regard un côté apitoyé et condescendant du "erf, elle devrait pas" ou d'entendre les réflexions comme celle qui fusa un jour d'un père à sa petite fille "tu vois si tu manges des hamburgers, tu deviendra aussi grosse que la dame" .
Wow, Quelle pédagogie! c'est bien papa tu est un grand pédagogue nutritionniste et un gros con, puisque ce propos fut rapporté de vive voix, sans aucune gène à 1 m de moi...après tout monsieur était de son bon droit!

Bon! pas de misérabilisme, j'avoue ne pas trop avoir souffert de ces remarques, elles furent rares (plus pathétiques et focalisées sur gros nichons! gros nichons) mais comme tout le monde, derrière ma jolie muraille, certaines me blessèrent un peu comme des "y a des places derrière pour les gens comme vous" parce que ma fesse avait osé frôler celle d'une dame...mais si ces remarques furent pour moi moins  grossophobes que focalisées sur d'autres éléments de mon anatomie, j'ai en revanche rencontré lorsque je fus modératrice pour un site de size acceptance une vraie souffrance,  des gens n'osant plus sortir de chez eux, désespérés de soi et du regard de l'autre et...de ce terrible silence lorsque humiliés ou conspués par d'autres... Parce que quand vous êtes gros vous devriez être sans cesse dans la componction, ne pas vous exhiber mais vous couvrir de cendres et surtout acquiescer à tous les gentils conseils que l'on vous donnera généreusement...et  aux petites remarques perfides ... parce que merde! un peu de volonté que diable! xxl ça fait peur...ou pas!



On n'aime pas le hors moule, les gens différents...et même si ce n'est point le cas, la plupart des personnes se taisent, et moi aussi je me suis tue quand la vieille me parla avec mépris en me parlant de ces gens là, mais pire je me suis tue lorsque j'ai vu mec ivre gueuler" la chinetoque elle se lève pas? " dans le métro, comme tout le monde, voici quelques années et cette vieille parlant mal à ce petit garçon noir...parce que stupéfaite, surprise, ne voulant pas ajouter à l'esclandre et saisie en suis restée sans voix... je m'en veux encore, parce que les rare fois où je fus conspuée, moquée, même si j'ai fait comme si rien ne me touchait, j'aurais bien aimé entendre certaines voix s'élever pour me soutenir...et que le silence nous rend complice involontairement!


Et le poker? quand je suis venue  à jouer en ligne, j'ai entendu mille et un commentaires sexistes d'autant qu'il est vrai, j'ai joué sur ce jeu là, voulant à ma petite échelle aussi un peu pervertir ces clichés... j'ai par ailleurs rencontré les blogueurs et à l'inverse j'ai aimé et j'aime la convivialité et la camaraderie malgré nos différences de sexe, apparence, socio culturelles etc.et  là sans flagornerie j'ai souvent pensé que même si le poker est  un jeu fondamentalement sexiste... dans notre bulle, je retrouvais et retouve toujours le plaisir des potos sans ambage...et ce plaisir de partager notre goût pour l'écriture et de découvrir différents univers...

Pourtant dans ce jeu machiste j'observe souvent avec dérision un tel qui fut si amical et causant et disparut curieusement le jour où il comprit que je n'avais pas "l' intelligence du corps", j'ai lu moult remarques sexistes, discriminatoires sur des amies y compris par des nénettes et également ce harcèlement parfois de certains avec des remarques déplacées qui ne se font curieusement pas sur d'autres sites, ceux masculins... ben parfois ça donne souvent envie de tout laisser tomber, écœurée... Mais, cela dure deux minutes et puis après on se dit non! on se rebiffe et même si le silence est la pire des punitions et même si l'indifférence selon moi reste le pire des châtiments, j'avais quand même -à qui de droit- ce soir une envie folle de citer Maurice Pialat lors du festival de Cannes: " si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus" (avec ou sans faute!)

30 mai 2014

petite cogitation sur la structure élémentaire du Poker



J'avoue, il m'a fallu 45 ans et enfin atteindre le CM1 pour soudain me demander si la forme de la carte avait une incidence dans le jeu autre que son but utilitaire, son ergonomie...oui pourquoi les pions du jeu de dames, de go, Backemon sont en cercle tandis que les cartes et le Mahjong par exemple sont rectangulaires?

En fait, ce n'est pas tout à fait exact car les jeux de dames ou le Backemon sont structurellement l'inverse du poker: on passe d'un échiquier carré avec à l'intérieur des jetons ronds ou ovales à un jeu de cartes rectangulaires avec des jetons ronds, sur une table ovale...

Amusant dans cette mode de la cuisine déstructurée, après le Millefeuille classique vs celui déstructuré voici que le poker serait en jeu de stratégie ce que sont les dames là aussi dans un jeu de miroir déstructurant.

Mouais, mais cela a t'il du sens?

Of course, tout a du sens...beaucoup de gens ont discuté de la symbolique des formes ...de la pyramide triangulaire avec le nombre phi (spéciale dédicace à un ami pokérien dont je tairai le nom pour ne pas le mettre dans l'embarras mais dont la rivière est célèbre et qui m'envoya voici déjà un certain temps un lien d'une heure (gniii!!!) afin de regarder un reportage sur le nombre d'or et les pyramides)
Donc évidemment que les formes rondes, oblongues (ooh yes!), triangulaires ou rectangulaires n'ont pas la même signification...(bon d'accord oblongue n'était pas nécessaire)

En fait, deux choses m 'intriguent, je pensais à Dumezil qui dans ses travaux de mythologie comparée contate dans diverses cultures deux structures.
Ainsi, dans le forum de Rome, il distingue un temple rond d'un temple carré...or dans le temple rond voici que brûle un feu perpétuel contrairement au temple carré où il y a le feu du sacrifice...on retrouve aussi ce distinguo par exemple dans les bûchers védiques certains sont ronds, d'autres rectangulaires.

Qu'est ce que ça signifie le stable - l'instable, le permanent et le temps du sacrifice et peut-on voir une analogie avec le jeu?


on sait que le O, le cercle représente l'absolu, ce n'est pas que le O d'histoire d'O noon! c'est avant tout le om de l'univers, de  Brahma (le créateur permanent et en dehors des contingences terrestre, le deus otiosus de la trinité hindoue),
Cela représente donc la perfection, l'univers, la terre, et dans l'histoire de l'art,  cette forme sera usitée maintes fois, notamment au 20e s, avec dans l'art abstrait des artistes comme Kandinsky qui développera d'ailleurs un dogme sur le rôle et les sens des couleurs dans"Du spirituel dans l'art" ou des formes dans "Point, ligne, plan", mais aussi, par exemple, plus tard un mouvement comme l'orphisme avec les époux Delaunay.

R. Delaunay

Pour le carré et rectangle, formes souvent associées, on a vu que Dumezil parlait des temples de sacrifice.
 Le carré dans moult cultures représente la construction de l'homme (c'est la maison par exemple) ...d'ailleurs le rectangle c'est aussi l'humain, un tableau de portrait en pied est souvent rectangulaire ou lorsqu’iconique alors de forme carrée.

Bref et dans le jeu?

 Eh bien, dans le jeu de dames, je pense qu'on peut alors aisément décoder une maison crée par l4homme - l’échiquier - où se meuvent les dames représentant chacune un absolu de même valeur, le jour et la nuit, le blanc et le noir. 
C'est une guerre territoriale qui s'exprime où l'homme essaie par dessous tout de se développer et d'envahir le territoire de l'autre... En revanche dans le poker, il y a une histoire de sacrifice: le temple rectangulaire de Rome est omniprésent. Il s'agit de la carte qui représente l'aléa déterminant notre relation au monde, brûlant notre destin (d'ailleurs ne dit-on pas que le croupier brûle une carte?), notre univers soit le jeton-rond...
Pas étonnant aussi que l'on ait souvent voulu lire notre destin, notre futur dans les cartes du Tarot.

Nous sommes donc, un peu, non pas Atlas qui supporte le monde mais Chronos le temps (le rectangle)  qui dévore ses enfants, les dieux (les jetons) pour n'être plus qu'un! (bon y a aussi Highlander mais ça c'est une autre histoire)

Goya


23 mai 2014

Je est un autre.....petite complainte schizophrénique pokérienne


En littérature, on sépare ou fait un distinguo entre le narrateur et l'auteur même lorsque le récit est en focalisation interne, c'est-à-dire qu'on lit les pensées et les émotions intérieures du protagoniste, ses états d'âme. Souvent ce récit comme pour nos blogs est composé avec un "je".
J'en conclue donc que si lorsque j'écris en tant qu'auteur de ce blog, ce petit billet, je ne serai alors toujours que lue et analysée que comme narrateur.

Damned, c'est compliqué. D'autant que si on prend Blacky, il y a plusieurs personnalités à ce narrateur, on pourrait même alors parler à la manière de Deleuze de "personnages conceptuels", des hétéronymes comme, en philosophie, Socrate pour Platon ou Zarathoustra pour Nietzsche.

Personnellement en tant qu'auteur, narrateur ....beuh... gnii...bon, lorsque j'ai débuté ce blog en 2010, mon idée était d'utiliser déjà un personnage "bustydoll" que j'avais crée avec mon meilleur ami des années auparavant, dans un projet artistique, un personnage qui était une sorte de pastiche de Divine dans les films de John Waters ...Ce personnage se voulait assez ridicule, aguicheur et vulgaire.


Ce personnage devint un pseudonyme remplaçant le surnom de mon enfance (Rouffy) et me servit ensuite pour faire mes premiers pas sur le net, lors de mes rencontres es galipettes, car parfaitement fonctionnel pour les besoins du genre puisque assez descriptif sur certaines spécificités de mon anatomie.
Il devint une seconde peau, que je m'appropriais et, en créant ce blog, j'usais de ce personnage pour essayer d'incarner une sorte de diva du catch (si, si, faut être ambitieux dans la vie) . Un bluff théatral, pastichant et me moquant un peu du côté journal intime des blogs. Jouant avec des photos et  en essayant parrallèlement, dans mes textes, de concevoir le poker comme un atome où graviterait mille et un électrons(thèmes) si possible le moins en adéquation avec le noyau central pour naviguer dans un jeu d'absurdité et illustrer ainsi la fameuse blague de Beckett du Pantalon dans "Fin de Partie":

- NAGG. ― Ecoute-la encore. (Voix de raconteur.) Un Anglais ― (il prend un visage d’Anglais, reprend le sien) ayant besoin d’un pantalon rayé en vitesse pour les fêtes du Nouvel An se rend chez son tailleur qui lui prend ses mesures. (Voix du tailleur.) « Et voilà qui est fait, revenez dans quatre jours, il sera prêt. » Bon. Quatre jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Sorry, revenez dans huit jours, j’ai raté le fond. » Bon, ça va, le fond, c’est pas commode. Huit jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Désolé, revenez dans dix jours, j’ai salopé l’entre-jambes. » Bon, d’accord, l’entre-jambes, c’est délicat. Dix jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Navré, revenez dans quinze jours, j’ai bousillé la braguette. » Bon, à la rigueur, une belle braguette, c’est calé. (Un temps. Voix normale.) Je la raconte mal. (Un temps. Voix de raconteur.) Enfin bref, de faufil en aiguille, voici Pâques Fleuries et il loupe les boutonnières. (Visage, puis voix du client.) « Goddam Sir, non, vraiment, c’est indécent, à la fin ! En six jours, vous entendez, six jours, Dieu fit le monde. Oui Monsieur, parfaitement Monsieur, le MONDE ! Et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en trois mois ! » (Voix du tailleur, scandalisée.) « Mais Milord ! Mais Milord ! Regardez ― (geste méprisant, avec dégoût) ― le monde… (un temps)… et regardez ― (geste amoureux, avec orgueil) ― mon PANTALON ! »

Bref... en appartenant à la communauté  des blogeurs de poker, j'entrais en plus dans une académie du je, dans un vrai théâtre de caractère puisque chaque blog ayant sa propre personnalité, son atome et ses électrons.

Robert Morris "I"

Sacrée galaxie d'égo...pourtant... je lisais aujourd'hui un excellent livre d'entretiens de Michel Serres: "Pantopie: de hermès à la petite poucette" et je fus frappée notamment sur un passage où Michel Serres explique que pour penser il faut se retirer de son égo...Mince!!! je viens soudain de comprendre pourquoi mon cerveau n'était plus qu'un yaourt 0%!

Pire, j'ai le regret de vous annoncer, que nous sommes tous une vilaine bande de décérébrés car, je cite le philosophe dans le "Tiers Instruit" : "La pensée commence quand le désir de savoir s'épure de toute compulsion de domination"
Ben merde alors! on est tous des fishs (et pas juste bibi) parce que quand même la base d'un tournoi c'est bien de dominer le jeu de son adversaire pour lui piquer son stack....
Dominer! ouais! moi je veux savoir les cartes pas pour le plaisir uniquement de la connaissance mais en vue de gagner...d'ailleurs, pas assez en fait...au-delà des aspects techniques, je pense véritablement que je n'évolue pas dans ce jeu et resterais toujours une gentille joueuse récréative car je suis une grosse fainéasse n'ai pas véritablement la soif de gagner! oh oui j'adore remporter le prize pool mais je joue pour m'amuser, pour observer ce pantalon, même si j'ai salopé l'entre-jambe...je n'arrive pas à le prendre au sérieux et pourtant je me rappelle mon ancien coach mangeur de chihuahua et perdu dans des gorges profondes qui disait, euh pardon criait "on n'est pas là pour jouer à la dînette"...

En attendant, j'ai peut être était un peu fort dans le sur-jeu de cette histoire..  voilà pourquoi j'ai paumé mon expresso.... bah, après tout, c'est pas moi, c'était l'auteur!

11 mai 2014

le syndrome de Stendhal au Poker



Enfin un article purement technique sur le poker, quoique...bon un article qui se veut un brin littéraire même si le mot semble  présomptueux pour certains venant d'une analphabète irrespectueuse de niveau CP mais qui est - il faut ben l'avouer - très développée au niveau du buste et tout autant narcissiquement...ah ces parents qui laissent dès le primaire leurs enfants jouer avec leur portable et faire un millier de petits autoportraits.
Et après ils s'étonnent que leurs gamins fassent des blogs et qu'ils parlent du syndrome de Stendhal et du Poker....

La première fois que j'entendis parler du syndrome de Stendhal, c'est en étudiant Proust à la faculté.
 En effet, dans la Recherche du temps perdu, Marcel Proust raconte une scène autobiographique par l'intermédiaire du personnage de Bergotte, décrivant très exactement son malaise:

"Enfin il fut devant le Vermeer qu’il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. 'C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. "
Cet évanouissement face au petit pan de mur jaune (qui n'existe d'ailleurs pas dans le tableau) qu'avait ressenti Marcel Proust lors d'une exposition en prétextant un malaise dû aux pommes de terre qu'il avait ingurgité lors de son déjeuner, est typique du syndrome de Stendhal. Il s'agit d'un trouble psychosomatique provocant de la tachycardie, des vertiges, des crises de nerfs chez certains individus devant la surcharge émotionnelle provoquée par certaines œuvres d'art. C'est un trouble assez proche de celui du syndrome du voyageur provoquant des états délirants aigus face à certains endroits mythiques (l'Inde, l'Italie, Paris, Jérusalem).

Je ne me suis jamais évanouie devant une oeuvre d'art mais je me rappelle l'émotion me submergeant la première fois que je vis la toile "l'église d'Auvers-sur-Oise" de Van Gogh à Orsay, voici presque 30 ans. Ce sentiment d'être noyée par le bleu du ciel et la crise de pleurs qui s'ensuivit, oubliant tout: la foule, le temps, restant devant cette toile hypnotisée...ce coup de poing qui vous laisse totalement hagarde!!!


Ce sentiment de sublime, je l'ai ressenti également en voyant interpréter à la TV, par Jean-Louis Barrault , la pièce radiophonique de Beckett: "Dis joe"...cela dura 20 minutes. 20 minutes insoutenables où l'on ressent l'étouffement de cette voix intérieure qui hante le protagoniste, qui vous hante, où le jeu parfait, minimaliste de Barrault vous brise tant tout cela parait d'une telle justesse, d'une telle cruauté.

Je n'ai jamais oublié "cette hache qui brise la mer gelée en nous" pour paraphraser Kafka. Cela me rendit littéralement malade, j'en fis une réelle crise d'hystérie...ce trop plein d'émotion, ces larmes, je l'ai vécu quelques fois, très rarement depuis, comme un privilège, lors d'une exposition de Bruce Nauman à Beaubourg il y a 15 ans, ou en allant voir les chorégraphies de Pina Bausch...ce moment sublime dans le théâtre de Wüperthal  où elle dansa alors déjà très âgée, devant cet aquarium, cette fragilité, beauté, intensité et ce sentiment de vivre un instant de beauté pure qui ne se reproduira jamais et qui a hélas disparu avec elle....


Un désespoir de ce présent qui n'en est déjà plus un. Le vide de son absence...

plus prosaïquement, je me rappelle ma mère qui un jour, alors que j'étais enfant, gagna 5 numéros au loto...elle était dans un tel état de suspens et de tension que lorsque le 6e numéro sortit elle me dit ensuite que finalement, peut être était-ce fort bien qu'elle n'ait pas gagné le gros lot, ce 6ème numéro car le choc lui aurait fait avoir un infarctus.

Certes on est loin des œuvres d'art mais malgré tout il y a ce tsunami émotionnel qui vous submerge et cela m'a rappelé la première fois où je fus ITM d'un deep stack...à chaque fois que je gagnais des places je ressentais une excitation croissante avoisinant l'hystérie, en table finale je gloussais et ricanais...j'étais chip leader et avais au moins 4 fois le tapis du 2ème joueur mais la perspective de gagner 350 et quelques euros avec mes 2 euros de départ était si intense que j'ai involontairement bousillé mon jeu et tilté, étant dans un état second...je ne suis pas sure (loin de là) qu'on puisse parler du syndrome de Stendhal chez le joueur de poker pourtant ce boléro émotionnel est le même que je ressentis en regardant ma pièce favorite de Beckett par Barrault...à chaque palier le corps se tend, le souffle s'entrecoupe avant de gagner une intense petite mort...ici, certes, un brin hélas anorgasmique, du pot final mais... quelle jouissance et quel petit morceau de vie pure proustien!!!


28 avril 2014

hiérarchie des genres



Saviez-vous qu'il existait dans la peinture académique, perdurant jusqu’au  début du 20ème siècle (même si plus ou moins abrogée à la révolution) une hiérarchie des genres?
En fait , vous étiez soumis à un examen, un projet que vous présentiez à l'académie royale et une fois admis, toute votre vie durant, vous étiez cantonné à ce genre: c'est pourquoi vous ne verrez pas de scène d'histoire chez Chardin , par exemple, mais moult natures mortes et quelques portraits...


Non, ce peintre n'était pas particulièrement "frugiphile", ou obsédé par la nourriture mais il n'avait tout simplement pas le droit de peindre une allégorie ou une scène d'histoire...C'était donc terriblement codifié et le format des œuvres allait naturellement de paire...c'est pour cela que les natures mortes sont, sauf exception volontaire, toujours de petits formats , la peinture animalière elle est un peu plus grande, puis vient les paysages et les portraits qui sont habituellement de moyens formats tandis que les peintures de bataille, d'histoire ou les scènes allégoriques et religieuses sont de grands formats...car les plus nobles.

Ainsi," le Radeau de la Méduse" de Géricault (1826-1830), fit scandale non seulement pour son sujet mais également du fait de son format: le peintre racontait dans le format de la peinture d'histoire le sacralisant par la même un fait divers sordide où des rescapés d'un naufrage avaient pour subsister dû recourir au cannibalisme...


"L'enterrement à Ornans" de Courbet, peint en 1850, fit  a fortiori un scandale retentissant pour les mêmes raisons: cette toile de 6x4m environ, peint dans un format quasiment de fresque historique représente un enterrement de gens du commun avec summum de la  provocation , la présence d'un chien... On accusa Courbet de vouloir peindre le laid et le vil dans un tollé général.


Cela peut paraître anodin et mou du genou, pour nous autres contemporains mais c'était à l'époque bien plus scandaleux que les actes des femens mimant un avortement à Notre dame...

Cette hiérarchie des genres, on la retrouve également dans la sculpture avec des matériaux considérés plus nobles que d'autres...c'est d'ailleurs pour cela que lorsque Picasso représente une tête de taureau en bronze, il y a certes une simplification stylistique mais seulement dans une volonté de représenter l'essence du taureau... en revanche quand en 1986 le groupuscule bordelais présence panchounette le citant avec un guidon en plastique, il y a de fait une ironie délibérée du fait même du choix du matériau


















De même, dans l' architecture classique ce procédé de hiérarchie existe ostensiblement où le 1e étage était l'étage noble des immeubles, c'est pour cela que vous avez des plafonds plus hauts , une décoration plus savante sur la façade et au 19es une quasi obligation d'un balcon différenciant cet étage d'apparat des autres.

Parrallèlement, Il y a de manière certes moins implicite une hiérarchie des genres dans les jeux de cartes de part leur complexité ... la Bataille, la Belotte, le Tarot, le Bridge n'ont pas la même valeur ni le même éclat même si dans cette gradation le poker est un peu marginal car il se différencie des autres de par son enjeu ...le fait de jouer de l'argent apporte un mélodrame, une tragi-comédie (ça c'est pour le prochain article bande de chanceux) qui constitue une des bases même de l'intérêt et de la complexité de ce jeu.

Enfin, à l'intérieur même du poker, il y a un net distinguo non seulement entre les joueurs récréatifs qui habitent la chambre de bonne et les pros vivant à l étage d'apparat mais également à l'intérieur même du style de jeu...ainsi le SNG est la nature morte du poker avec toutefois ces Chardin, orfèvres de cette technique tandis que le Deep stack sera notre fresque allégorique, notre "Sacre de Napoléon" (ça c'est la référence à mon article antérieur disponible dans toutes les meilleures librairies sur mon blog) de David , immense, à la mesure de l’événement (du pot final)

6,21 m sur 9,79 m

18 avril 2014

le syndrôme de Napoléon chez le joueur de No holdem




Non je ne parlerai pas de la mégalomanie, l'ego à l'IMC souvent morbide (eût égard notamment à la gestion des bank roll ) qui pourrait représenter le plus célèbre empereur français...

Certes, au lieu de parler de "mongoliens", il aurait été tentant de digresser sur les cas de schizophrénies où les hommes du temps jadis se prenaient pour Napoléon...cas qui n'existent plus désormais...personne dans nos hôpitaux psychiatriques ne se prend plus pour Napoléon... parce que si les patients schizophrènes se servent de l' histoire pour exprimer les angoisses de leur vécu personnel , évidemment, avec le temps les modèles s'érodent et évoluent.
Napoléon fut le héros moderne annonciateur de l'ère industrielle, celui qui se forgea par lui même , symbolisant invulnérabilité et également absence de contrôle social...c'est le mythe finalement du héros mythologique, du guerrier luttant contre le Leviathan, de Beowulf ...cela peut alors être le joueur de cash game montant sa bank roll, luttant et conquérant à chaque prise de jeu son stack afin d'annexer celui des autres, le héros du tournoi dévorant avec un appétit gargantuesque ses émules, compagnons de table afin de se retrouver au banquet des Dieux et boire le nectar, l'ambroisie suprême de l'itm et du pot.

Non! je voulais surtout parler et commenter le complexe de Napoléon si couramment rencontré chez les joueurs de micro buy in et petit buy in...
Ce complexe se réfère aux complexes habituellement des gens de petite taille complexés et frustrés de par cette stature devenus souvent très compétitifs en raison de contraintes de hauteur, et ayant  un sens de la rivalité exacerbée.



L'envie, la jalousie décuplée et la colère venues du fait d'être non seulement petits mais au-dessous de la hauteur moyenne les entraînent souvent dans un comportement agressif afin de gagner le respect et la reconnaissance des autres et d'ainsi compenser leur hauteur ressentie comme anormalement courte.

Ce complexe bien connu est souvent ressenti dans les tournois et sng de micro buy in. Ici la petite taille s'exprime par le buy in... Je n'ai pas eu l'occasion dans mon expérience de fishette bustée de faire de tournoi à gros (et à moyen buy in) mais je demeure toujours amusée et fascinée  par le nombre de donneurs de leçons et par l'agressivité de certains joueurs...je m'amusais dernièrement à perdre mes deniers dans un tournoi à 2 euros et arrivai à une table où deux empereurs se disputaient et s'insultaient copieusement... leurs choix de mains de départ me paraissaient on ne peux plus hasardeuses (c'était du omaha et ils semblaient l'avoir oublié) mais qu'importe le pot tant qu'il y a l'ivresse et là, de l'ivresse nous passâmes rapidement à un état de rage totalement disproportionné...passif entre les joueurs peut être  mais ce ne fut  bientôt plus un tournoi mais une banquise où tombaient dans le all in glacé nos empereurs malgré leurs virilités déployées tel des étendards pour tous finir à Waterloo.



13 avril 2014

Enculage de mouches!


Je lisais le livre amusant et passionnant de l'économiste Paul Seabright "Sexonomics" ; "Sexe, mensonges et économie" qui traite des analogies entre la manière de s'accoupler des espèces animales et l'économie de marché. Ainsi,  je dégustais le début du livre s'ouvrant sur la description lors d'une chaude soirée de printemps, d'un jeu de séduction dans un restaurant.
Lui est élégant, très riche. Elle, elle ne l'a pas quitté des yeux depuis qu'il est entré dans son champ de vision car ils se plaisent mutuellement: il l'a invité d'un air qui en dit long et compte bien parvenir à ses fins...d'autant qu'elle possède un charme indéniable avec ses formes voluptueuses qui la distinguent nettement de la cohorte de ses amies qui papillonnent excitées par cette soirée.

Si à première vue, ce couple enjoué parait en totale symbiose et se comprendre parfaitement, ils ignorent en fait toute la manipulation et le jeu de chacun: lui est bien moins riche qu'il n'y parait quant aux charmes indéniables de l'élue ils sont moins authentiques qu'il ne le pense. En outre, il serait un brin dépité et refroidi de découvrir que c'est moins son physique que les amies de son amie admirent que cette riche invitation à dîner...ce marché.

Leurres de chacun et leurre également de la narration car ce tableau stéréotypé de vénalité et de paraître n'est pas un épisode des feux de l'amour mais une illustration du jeu de la séduction chez nos amies les mouches....en effet, les mouches mâles se disputent l'attention des femelles en accaparant des denrées alimentaires pour les troquer contre des faveurs sexuelles tandis que les femelles gonflent littéralement leurs charmes, en remplissant d'air leur abdomen pour paraître plus rondes et fertiles afin d'être l'heureuse élue de ce troc.


L'éthologie m'a toujours fascinée (et Jeff Golblum aussi, miam) et si on est loin de Lorenz et ses oies pour ici surtout discourir d'égalités, inégalités, de sexe et d'économie...cet exemple m'a fait évidemment penser au poker...

Non je ne parlerai pas de la fascination qu'exerce certains joueurs de plus grand buy in envers les autres...Il suffit de voir l'entrée de mister ATRC dans les réunions blogueurs pour voir nos amies les mouches bourdonner (cette fois-ci , rires, pardonnez cette insolence mais les copines mouches, c'est nous autres petits joueurs),  ce dernier qui d'ailleurs lors d'un de ses anciens articles avait également parlé de l'apport et de la côte que crée le port du costard sur la gente féminine...j'arrête là l'analogie et les taquineries trop tentantes, sa vie intime ne ne nous regardant pas pour nous pencher également vers notre jeu et dans la danse de la séduction lors de nous mouv ...Arte, il y a deux jours, dans un de ses programmes de nuit, traitait de la séduction et nous expliquait que des chercheurs autrichiens essayaient de comprendre pourquoi certains individus séduisaient plus que d'autres. Il semblerait que se soit associé à notre démarche qui retrace implicitement notre sexualité (punaise! vu ma démarche de Baloo, il n' y a surement pas que dans mon jeu qu'on doit m'appeler la walkyrie, lol)



Je me suis dit que dans le poker c 'était la même chose...bien sur on pourrait me rétorquer que cela compte pas, que seules des données objectives sont à prendre en compte, la position, stack du joueur etc...néanmoins, il est rare qu'on ne soit pas distrait, perturber par divers éléments...c'est la vieille bataille en sociologie entre les pères fondateurs que sont Durkheim qui disait qu'il fallait analyser les faits sociaux comme des choses, avec une totale objectivité et Weber qui lui rétorqua que nous ne pouvons jamais être totalement objectif et donc au contraire pour tendre à analyser au mieux les faits sociaux il fallait prendre en compte sa propre subjectivité.

Le fait d’être une femme, par exemple, pour se rapprocher du livre de sexéconomie traitant des inégalités entre sexes,  implique chez nos adversaires souvent une manière un brin différente de jouer du fait de stéréotypes (la femme bluffe moins, plus timorée etc.). Bien sur notre historique de joueur peut être notre corset ou serre-taille, également la manière de jouer, la fameuse démarche:  nos mises et leurs fréquences vont séduire ou inversement agacer...nous faire entrer dans un pot ou au contraire refuser le dîner et nos faveurs (c'est à dire ici notre stack)
Nous sommes également envieux du chipleader, le craignant, l'admirant et lui accordant certaines faveurs sexuelles (nos blinds) pour éviter un coïtus interrompus que condamne cruellement le Dieu Poker.
Enfin, nous bluffons parfois afin de nous présenter sous un jour meilleur et avaler quelques petites mains délicatement servies.

En conclusion, et aussi parce que les mouches ne me poursuivent pas seulement au-dessus de mon lit, mais aussi dans mes anciens travaux "artistiques" pour leur corrélation avec les grains de beauté, je ne peux que citer ce magnifique vers du Roi Lear de Shakespeare : " Des mouches aux mains d'enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux: ils nous tuent pour s'amuser" en pensant à mes pauvres derniers résultats pokéritiques dans le mont Olympe aujourd'hui rebaptisé Winamax.

28 mars 2014

Ceci n'est pas du poker!!!



Ceci n'est pas du poker et pourtant, ayant été un brin prodigue en décolleté ces derniers temps, ce qui est fort étonnant au vu de ma pudeur célèbre, j'ai attrapé une petite angine, qui depuis hier m'a bien affaibli. Du coup, ce matin, après une longue nuitée du fait d avoir échoué fort rapidement à l'excellent tournoi organisé par Mama pour les winamax séries, j'ai fait l'école buissonière! Bay cagas le boulot, welcome le docteur...et après-midi tranquillou à la maison...et là que vaais je faiiire? aurais dit Bécaud
Du poker! oui mais pas que!

Et là... j'ai découvert sur france Inter, un one man show drôle et si intelligent! Cela fait longtemps que je n'ai pas été aussi enthousiaste, à rire tout en savourant, réfléchissant et apprenant!
Alors c'est pas abscon mais c'est long...l'avantage ça peut s'écouter en plusieurs fois, ça s'écoute, se déguste, se conteste, ça s'applaudit, je ne pouvais pas laisser cela et ne pas partager!

Au début j'ai penser écouter 5 mn, puis une heure et ai dévoré ce spectacle!


bref...ceci n'est pas du poker...mais qu'est ce que c'est passionnant ....et, dans cette période d'actualité trouble, ça fait du bien d'entendre cela, perso ça m'a fait rire, ai grogné, approuvé...c'est juste intelligent, impertinent, certes politique mais/et hilarant
J'ai râlé sur certes l'art contemporain parfois mais combien ses propos sont pertinents sur la perte des mots, son utilisation et ça je suis sure qu'en tant qu'amoureux du mot tous les blogueurs apprécieront, enfin je crois.

Franck Lepage...je sens que ce n'est ni le seul ni le dernier spectacle que je vais écouter!

Je vous adore!