22 décembre 2013

Bilan de Compétence




Entretien d'accueil: créer la confiance.

- Bonjour madame la Walkyrie, veuillez vous assoir là nous allons analyser les points forts et les pistes de progrès de cette année 2014

-...

- no soucy comme disent les jeunes, hein, on s'y met tout de suite

- sigh!

Entretien 1: mon parcours et moi

-Alors nous allons tout de suite regarder ce parcours 2013.
Ah oui! quand même!  y a là aussi de sacrés coups de sacoches, vous êtes sure que vous venez pas de sibérie, parce que là votre courbe est a moins 50 au dessous de zéro... naaaan je rigole... 
Bon ben jolie bankroll, bien montée cet été et puis là, après l'avoir utilisé pour votre tiers prévisionnel, c'est la cata...vous devez aimez le ski de descente...vous en avez jamais fait? ah? ben pourtant hein! naan je rigole....hein?
bon en points forts, vous avez bien améliorer le omaha grâce à un premier coaching , c'est nettement mieux! il est dit d'éviter de s'appesantir lourdement sur les outs, pourtant question poids...euh je veux dire, nan mais faut rigoler ma bonne dame hein dans le vie! c'est vrai qu'avec votre bank roll  là y a de quoi pleurer et s'arracher les cheveux...

- j'ai préféré les bruler!

-ah oui! je comprends mieux, je pensais que vous vous recycliez pour jouer la doublure de Madame Mim dans Merlin l'enchanteur! ben va falloir reprendre les bases ma petite dame, hein? là je suis désolé mais y a un écart, vous connaissez pas la valeur des mains, faut tout reprendre...justement

Entretien 2: mon capital compétences

- Bon ben ça l'agressivité vous en avez, mais faut moduler...reprendre la valeur des cartes, jouer mieux la position! 
ah un point fort -vous voyez tout n'est pas perdu- vous caller plus en small blind et avez compris qu'on raise ou fold et on joue que si on a super main! y en a fallu du temps hein;
UTG ca va, vous avez compris qu on limper pas, en revanche après c'est n'importawak! faut aussi regarder un peu comment il joue ton adversaire ma p'tite dame hein, et pas tilter parce que t' es vex d'être considérée comme une fish, ah ben oui là on a pas les moyen de faire la maline....et tu vas pas pleurnicher en plus, t'es une grande fifille hein! punaise c'est quoi cette mauviette!

-....

Entretien 3 : Mon coeur de talents

- heu je suis gentille et relativement indulgen...

- non mais là on vous parle poker!

-oops , pardon, heuuuuu... je n'ai pas peur d'aller all in

- Ben ça c'est sur, on va passer peut être sur ce rdv, tout a été dit hein? d'ailleurs j'ai rdv perso dans 5 mn, alors on va écourter cette séance ok?

Entretien  4: Mes envies pour demain

-Alors je vous calme tout de suite, on va pas déconner non plus hein, vous jouez depuis 4 ans au poker environ, vous êtes un joueur récréatif, une fish quoi! me demandez pas de devenir pro

- heuuuu...je voudrais mieux maîtriser la valeur des mains et analyser mes adversaires

- Ouais ben y a des tableaux pour ça, faut chercher sur google et arrêter de faire 10 choses en même temps, jouer à candy crush, se faire els ongles, discuter sur le chat et pleurer ensuite qu'on a fait une connerie...si les tournois sont trop long , reprends les sng...de la patience chérie! de la patience!
On se revoit pour l'année prochaine, hein? un dernier mot?

Conclusion

- Mes meilleurs voeux à tous, merci pour cette année riche en émotions positives comme parfois négatives. Le point fort fut évidemment Agde et la rencontre des blogeurs (et leurs dames ), de cette convivialité!
J'ai adoré les samedi aussi au cercle de Clichy et remercie particulièrement Mama pour son amitié, de m'avoir entraînné là, au Wipt... de m'avoir généreusement toujours fait participer et avoir pensé à moi  lorsqu'il y avait un méga tournoi ou évènement malgré mes trouilles, hésitations, gémissements... de m'avoir permise de goûter les joies et l'adréaline du live...j'ai adoré, merci poulette

Ecrire fait un bien fou, vous écrire mes conneries, vos commentaires et venues m'ont donné un max d'energie malgré mes râlements et grognements, et la force de tenir dans une année particulièrement difficile sur bien des domaines...donc merci de votre présence et votre amitié aussi!
De fait les rares points noirs furent  les dissensions et parfois le manque de distance de ce que nous sommes et de ne jamais oublier que nous n'avons pas de prérogatives qui nous sont dues...
bref...

THAT ALL FOLKS!!!



17 décembre 2013

Anthropologie du jeu


Au vu de mes résultats nuls depuis plusieurs semaines où le néant s'ébat joyeusement avec le vide dans une indifférence inquiétante et une résignation peu glorieuse, j'éviterai dans ce billet de parler de mes parties de poker même si pour le plaisir d'être avec mes petits camarades, je serai présente mardi pour le tournoi des blogueurs (avec en plus ma variante préférée du omaha), mercredi pour le combat titanesque du kohlanta du poker organisé par Davidlpoker et jeudi pour celui de winamax organisé par Mama: ""les blogueurs jouent les Series", avec le mot de passe à chercher ici

Pff! heureusement que je suis censée être en pause et laisser un peu de côté le poker!

Je ne vous parlerai pas non plus du calendrier qui pour le moment se trouve dans une petite impasse, je vais essayer d'aller voir chez copytop si c'est possible car vistaprint semble complètement réfractaire à un devis normal ce qui nous aide pas, ah les gougnafiers... à suivre mais vite ou pas nous en avons bien conscience.

De quoi parler alors? mais oui! d'un de mes dadas favoris, puisque la viande chevaline semble être d'actualité...non, non, lecteur moqueur et taquin,  pas la photographie narcissante, ni de sexe, ni de quinté ou de mon dégoût pour la viande rouge mais d'anthropologie! oui! je sais!  je suis sans pitié pour mes lecteurs mais bon pour une fois sur un sujet qui nous touche tous puisque plus exactement d'anthropologie du jeu.



On sait que dès que le cerveau de l'homme fut apte à élaborer des concepts, au paléolithique inférieur, les traces de culte (sépultures) et art (taches de peintures sur des galets aziliens) apparurent...tout comme l'art mobilier dont on a fort peu d'éléments du fait de ses matériaux  périssables (bois ou terre), il semble que les données quant aux jeux seront de facto assez manquantes...

On peut supposer que dès qu'il y a un regroupement humain, il y a du jeu puisque la base du jeu c'est qu'il sert  de lien social. Le jeu constitue en fait, un instrument que les hommes ont créé, afin de donner des règles à leur coopération du groupe. C'est même un instrument fondamental pour l'action organisée: le jeu conciliant liberté et contrainte..

Le goût du jeu semble en fait constituer une constante de l'esprit humain depuis que l'homme a su maîtriser les objets...merci l'homo faber sans quoi n'existerait pas l homo fishus pokérus! Comme pour les religions ou cultes qui commencent tous par une cosmogonie avant de se complexifier de plus en plus, le jeu  aurait été d'abord une mise à l'épreuve toute simple, à partir de ce qu'il trouvait au cœur de son environnement, puis l'individu a complexifié ses jeux à mesure qu'il développait son intelligence.

Ainsi, par exemple, l'un des plus anciens jeux à apparaître serait le yoyo. Vraisemblablement utilisé par les chasseurs du paléolithique pour assommer leur proie au sol tandis qu'ils attaquaient depuis les arbres, ce dispositif leur permettait de remonter facilement la pierre, alors attachée à une liane, en cas d'échec de la manœuvre... petits futés que nous sommes!

Ce qui est fascinant pour moi dans le jeu, c'est - comme certains mythes - son universalité: partout sur notre planète et dans les cultures industrielles ou traditionnelles, des enfants jouent au chat et à la souris, à la balançoire (premières traces dès le IVe s avant JC), à cache-cache bien que pourtant selon l'incontournable père de l'anthropologie, Marcel Mauss "chaque société a ses habitudes bien à elle", c'est à dire que nos gestes les plus quotidiens participent à un acquis et ne sont pas innés, le jeu corporel participe à l'identité culturelle des ethnies, communautés ou groupes sociaux... et pourtant malgré les spécificités des cultures et du fait du nomadisme certainement, nous retrouvont certains codes, jeux communs.

Par exemple, très rapidement les jeux de dés sont avec ceux bien célèbres du cirque ceux les plus prisés par le peuple dans l'antiquité gréco-romaine: on retrouve ce goût dans l'Illiade évidemment et la célèbre partie de dés de Achille et Ajax, iconographie souvent représenté notamment dans la magnifique hydrie à figures noires du Louvre de la Grèce archaïque (environ - 500 avvant JC)  mais on les trouve des traces de ce jeu de manière très présente en Inde également, puisque qu'un des moments clefs du Mahabbharata reste la partie de dés où Yudhisthira, l'aîné des Pandava, fils du Dharma (la Loi morale intérieure, principe fondamental Hindhou et bouddhiste) va jouer son royaume, ses frères, sa femme et lui-même



Par ailleurs, les jeux comme les sociétés évoluent, ils se transmettent ; se transforment, se renouvellent., certains jeux en préparant d'autres comme les cosmogonies de la mythologie grecs ( les titans) préparent aux mythes d'ordre plus psychologiques expliquant et justifiant les lois de la Cité...eh bien,  les séries de jeux nous mènent jusqu'au activités supérieurs de l'adulte, de l'art, du sport voire même du travail...la marelle ainsi prépare aux jeux de dames qui eux amènent tout naturellement aux échecs...

Pour les cartes, l'évolution n'est pas linéaire puisque le bridge, que D8 me pardonne si je dis une grosse connerie, daterait du 15e s, la Belote est bien plus récente car daterait de la 1e guerre mondiale, bien plus récente que le Poker daté souvent au 17e siècle ou  que le Tarot lui  né au 13e s...or n'en déplaise à mon accent chantant, et mon goût des substances anisées, et des parties de Pagnol, je crains que la divine belote ne soit pas forcément la reine de la sophistication...

Je ne développerai pas sur les théories du jeu chez Caillois afin de ne pas perdre les derniers des Mohicans de mes lecteurs qui auraient survécu, mais j'avoue que tout comme le micro univers des réseaux sociaux , des blogs, le besoin de jeu  - pas forcément lié d'ailleurs au ludisme - chez l'humain me fascine, j'y vois un parallélisme évident avec le besoin de rêver...pas seulement dans un souci d'évasion mais afin de s'approprier dans un univers défini avec des règles construisant ses limites, nos aspirations, peurs et désirs les plus profonds...le poker est certes un jeu d'argent et cette notion est essentielle puisque telle une roulette russe elle détermine ainsi nos enchères, nos poussées d'adrénaline, notre valeur...

jeu est autrui à moi-même? en tout cas peut être une des seules réponses à l'absurdité de notre condition humaine, rendant plus tolérable ce presque rien de nos existences...



08 décembre 2013

un mouv capillotracté




Voici que jeudi je me dêpechais pour m'inscrire au tournoi, les cheveux en pétard suite à une arme de destruction massive que je voulais tester afin de laisser un peu se reposer ma hache émoussée et on ne peut moins efficace ces derniers temps...bref, j'allais dans un lieu terrible et après mille et une attentes et odeurs effroyables...paf! voici que mon arme chimique m'explosa en plein visage et que ma chevelure en fut la première victime... brulée vive au 3e degré, la pauvrette!
Elle se remet doucement et fait la grêve de l'autoportrait, laissant ainsi à mes amis facebookien un moment de répit dans les notifications bustydollienne... un malheur peut faire le bonheur de certains, rires...d'où ce dessin en guise de consolation...tout aussi honteusement flatteur que mes photos si ce n'est plus -je vais me gêner -en guise de préambule à mon je(u).

La vie est dure, mais tel Samson trahi par Dalila, j'arrivais à me hisser tant bien que mal vers 21h30 et accédais au tounoi, là sans même me rendre compte que la structure était inhabituelle, je  m'installais et saluais tout le monde...arf! une bonne soirée qui s'annonce...même si le Maîttre était en small blind et ce corniaud évidemment va all in...j'ai A5 suited , je me rends pas encore compte que j'ai peu de manoeuvre,..du fait d'une petite erreur dans la structure...j'hésite persuadée qu'il me vole mais je lache raisonnable...il montre avec une grande satisfaction un 3-8 déparaillé...ah le brave homme...bon je ne vais me laisser démonter par une petite mesquinerie de Pokerloto..je suis en big blind ...les paroles de mon ancien coach résonne dans mon buste...j'étais mal placée, fus raisonnable ça roule!

2e main : ka suited coeur...cool!!! je suis au bouton! cool!...tiens Murlock a fait un 3 bet... cool! quoiqu'avec ma chance actuelle je suis sure qu'il a les as...bon j'ai toujours pas vu dans ma conduite que j'ai quasiment plus d'essence dans ma jauge de stack...normalement j'accélerais mais bizarrement, soudain, je perds confiance en moi...c'est ma première main jouée et ca m'embête...du coup au lieu d'envoyer un TDLG académique, je call juste et nom di diou le flop m'arrange pas...si mes souvenirs sont bons un seul coeur un 3-5 et 10...beurk!

Murlock check...mmmh... suis mal embarquée moi et je sens pas bien cette histoire... dans ma paranoia je me dis: " n'envoie pas ton tapis il a peut être une petite paire ou avait as10...mm on va checker alors également."..

Turn toujours rien de tres glorieux un 2 et 2e trefle je crois...beurk...allez la faut y aller arrête ed déconner il a rien et découvre que j'ai aps beaucoup d'ampleur, allez tapis! il suit...
as 5 suited...il a la quinte et moi je suis out dès ma 1re main jouée....beuh...et peux m'en prendre qu'à moi-même car ai vraiment fait n importawak...bon avec la structure peut être qu'il aurait peut être suivi mais je me trouve un brin frustrée, et perds encore plus confiance en moi...vais jouer à candy crush pour me lobotomiser puisque c'est cela!

Mais bon, à force de crème et huile mes graves blessures capillaires se rétablissent et je reprends ma force, bientôt les colonnes du temple Winamax trembleront... mardi et pour ce tournoi permettant de décocher -escusez moi du peu- des tickets pour les winamax séries

Le mot de passe est ici pour participer et voir une fish couler en faisant des bulles pour passer le temps...




04 décembre 2013

Pataphysique, Grand jeu et blogs poker


"La porte de l'invisible doit être visible" René Daumal


Parfois quand je songe à l'univers de la blogosphère et nos petits mondes différents, j'ai l'affront de penser aux poètes de la première moitié du 20es, ceux du Grand Jeu, ce groupe issu de la revue éponyme trop vite oublié de nos contemporains...

C'est un univers riche artistiquement fondé sur la révolte et la pataphysique...et combien de blogeurs, combien de contes de sandomir, d'ubu roi  comptons nous dans les nuages, tandis que Zara avec Gilbert Lecomte essayent d'entrevoir de nouveaux horizons, de s'ouvrir à l'inconscient par quelques herbes médicamenteuses....

Voilà que s'avance Mama et le si émouvant poète René Daumal qui écrivait « à contre-ciel » pour rendre transparent l’absolu, rendre lumineuse la vérité... Je vois Raoul gambader dans des eaux troubles surréalistes bien vite ramené à la raison par une marguerite boulkakovienne qui ne peut elle non plus promouvoir les idées politiques d'un Breton...non pas celui qui aura bientôt un article sur la littérature Moldave (ö tentateur, je m'en vais relever le défi implicite où je chanterai la chanson paillarde ta tienne ville..de Nantes ...)...

je cherche Blacky, pas d'Eco encore mais certains pendules dans cet univers ésotérique parfois.... ah le voilà au milieu de tous les blogeurs ... sur une table de poker ... mais? pourquoi donc? est-ce pour comme Daumal le disait :  "Le hasard est plus docile qu'on ne pense. Il faut l'aimer. Et dès qu'on l'aime, il n'est plus hasard, ce gros chien imprévu dans le sommeil des jeux de quilles."

Mais non! Bécassine! espèce de donk mâtinée de fish! tu oublies que demain y a du champi , du champi! (suis fatiguée ce soir! oops)  un mini championnat que Winamax grâce à Mama nous offre..."Les blogueurs jouent les Séries !" attention, pas un jeu unique comme dans le Grand Jeu mais 4 manches pour gagner des tickes de 10 à 150 euros ...Mazette voilà t-y pas que ca ferait bien à ma bank roll mise à sac par ma longue période de tilt...surtout que le buy in est juste à 1 euros.... alors y a Brduke qui me souffle ...sur mon orthographe...mais non râle pas j'oublie pas l'accent circonflexe ni les dates des qualifs les 5,12, 19 et 26 décembre....la finale sera évidemment pour célébrer tous ensemble (enfin les 3 premiers de chaque tournoi seront qualifiés, sachant qu'on peut cumuler les points ) la nouvelle année...soit le 2 (ben oui, y en a qui ont des familles ou mal à la tête le 1er alors ils ont eu pitié).

Le mot de passe sera unique à  chaque joueur, avec un lien permettant de le récupérer...qui est d'ailleurs ICI

Enfin,  le dernier mot n'est non pas pour Vian même si c'était tentant...


Mais pour Jarry of course: MERDRE!!!





23 novembre 2013

La valse à mille temps



Au premier temps du tournoi
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seule, mais je t´aperçois
Et la blind qui bat la mesure
la blind qui mesure notre émoi 
Et la blind qui bat la mesure 
Me murmure murmure tout bas: 


EAT ME OR DIIIIIIIIIIIIIE!!!!


Ooops! est-ce un abus d'hydromel dans le crâne de mon adversaire envoyé direct au Wahalla ou d'avoir vu walking dead à la TV mais comme pour les zombis la question du rythme au poker se pose et j'avoue que la valse des grindes du micro buy in fait que souvent on oscille entre un paso doble, le cha cha cha ou le slow.

Avez-vous remarqué combien cette attente est exaspérante et propice au tilt?

Quasiment toujours, je pense à ce passage de "L'être et le néant" de Sartre au sujet de la mauvaise foi et notamment de cette phrase emblématique qui dit que "quand on délibère , les jeux sont faits"...notre hésitation, est une parade, une excuse pour rendre notre choix moins douloureux...en effet si kant dit dans "la critique de la faculté de penser" que "Penser c'est juger", il n'en demeure pas moins que le choix est de par sa nature aussi un renoncement, choisir, décider est un facteur de risque, de culpabilité...et dans les choix difficiles, le fait d'hésiter, ou de mettre en scène une hésitation nous sert d'alibi... ce surjouage qui nous sert également d'alibi dans un vilain bluff comme pour se donner contenance, le petit coup sec sur le pli de pantalon de costard des messieurs...

En fait on surjoue exactement comme lorsque nous sommes dans une situation embarrassante, les psychologues ont prouvé que nous avions tendance à surjouer lors de nos moments de désarrois, en bons individus auto centrés lorsqu'on se lève de son siège de métro pour se rendre compte que ce n'est pas la bonne station, au lieu de se rasseoir impassibles, certains grognements ou gesticulations accompagneront le geste comme une sorte d'excuse implicite dans le surjeu...

Généralement , sauf ce soir où un joueur a fait écoulé tout le temps pour soudain me balancer son all in et me faire tilter, plus le joueur attend plus les chances d'abandonner la main sont fortes, même parfois comme dans un jeu de dupe il devient subitement absent comme si un souci d'internet...une sorte de révérence , paradigme de la mauvaise foi.

Les statistiques des hésitations réelles et celles de cette attente insupportable doivent être , selon moi, apparentées aux bluffs... bien sûr, parfois la tentation de l'inertie est forte pour les petits tapis quand arrive la bulle et nous avons alors une sorte de quadrille entre ceux voulant profiter de ce moment, peu ou prou concernés par les affres de la bulle et de sauter à ce moment là et les joueurs poussifs souhaitant rentabiliser les 3h de jeu par un remboursement de leur tournoi, ne croyant déjà plus à la victoire, résignés mais voulant une dans une dernière bravade ne pas avoir l'humiliation ressentie de la bulle....slow slow slow quick quick slow...amusant comment tel un brise pied, cette bourrée que je prise, les moments d'hésitations se font lents, très llllllllleeeeeeeeeeeeeeents avant de soudain redevenir rapides, rapides lorsque la bulle est passée et que bien des joueurs soulagés s'envoient alors joyeusement en l'air

Eat me or Die!

ce soir "j'ai mourru" bien avant la bulle, dans un vilain hoquet tilt à m'en arracher les cheveux...comme depuis septembre la chute n'en finit plus...je crois qu'en dehors du tournoi bloggeur, je suis ce soir définitivement écoeurée et il est temps de faire une vraie pause...quitte à tout reprendre dans les b.a-ba... mais rien ne va plus messieurs, dames, faites vos jeux!


17 novembre 2013

Fétichisme et supériorité de la fouf même sans chatte!



Dernièrement lors d'un combat épique et ludique contre les "Zigs" de la FNL, les "Foufs" purent mettre à profit ,, au moins un temps la vieille définition de tonton Freud sur le fétichisme : "Monument ou trophée, le fétiche désigne à la fois la castration et le triomphe sur la castration. "(in "3 essais sur la théorie de la sexualité")

Contrairement à l'animal, la sexualité humaine est essentiellement déviante par rapport au processus de l'instinct qui serait l'attraction irrestible exercée par deux sexes menant naturellement à l'union sexuelle...le joueur de poker est à ce sujet particulièrement représentatif du fétichiste et de l'excitation causée par un contact visuel avec un objet...certes c'est a priori pas une excitation sexuelle me rétorqueriez-vous mais le langage vernaculaire de ce jeu semble tendre vers le contraire et notamment vers la divine chatte, répétée lors des tournois comme une litanie magique...

En outre, le pot demeure l'unique préoccupation du joueur: on est donc bien dans une excitation tendant vers un objet voir même si on reprend les cultures animistes et traditionnelles où le fétiches est un totem,  où il s'agit d'idoles dotées de pouvoir, le pot guérira tous nos maux dans une sorte de libération des sphincters de notre esprit de joueur, parfois même avec un TDLG sauvage afin de lâcher prise à une résistance bien naturelle! Plof!

Faisons fi des pets, pour revenir à la supériorité de la fouf dans la sexualité, libre, en effet, de ressentir une jouissance intense , orgasmique sans avoir à s'envoyer dans un all in unique pour tenter d'accéder péniblement à une petite mort consolatrice.

Ô joeurs pervers (mâles et femelles compris) ne manifestant alors ni culpabilité ni crainte dans son obsession fétichiste d'atteindre l'ultime pot, leur graal , avec un "GG" ou un  +++  alibi à leurs instincts de sociopathes ici mis en exergue.

Volonté donc de poser le désir comme un impératif absolu car il ramène ce désir à la conscience qu'il en a, tout en érigeant en nécessité absolue le fait d'y satisfaire.

En fait, seul compte la victoire! Pas de place ici pour un désir insatisfait, ce qui pourtant reste la définition même de l'essence du désir...la jouissance du fétichiste et de fait du joueur fétichiste devient un devoir dont il importe , de surcroît, que les partenaires ou le partenaire final, l'autre tout simplement, soit persuadé à son tour... et comme la jouissance est obligatoire il n'y a évidemment pas de place pour les fish, les fautes sous peine d'un couperet castrateur et frustrant...où tout est à recommencer tant et plus bousier du pot, Sisyphe de la blind.

15 novembre 2013

hormones et testoterones




En lisant l'excellent blog du pirate des blogeurs et son poème récent sur la mer ainsi que la vague de douce nostalgie de Mama, cela m'a rappelé mon vieux, très vieux recueil de poèmes que j'écrivais avec délectation jusqu'à mon bac, jusqu'à ce qu' un jour, avec une fierté non dissimulée, je lus cela tel un trésor, une boîte de Pandore qui s'entrouvre avec tout le cérémonial accompagnant cet acte magistral, à mes meilleures amies qui pouffèrent et explosèrent de rire au point de s'en étouffer, mettant ainsi fin à mon illustre carrière de poètesse...je les ai remercié depuis de ce geste salvateur.. .

J'avais été tel un flush aveuglée par la beauté des couleurs et leurs jeux musicaux qu'avait écrit le peintre Kandinsky dans son recueil de poésie "Klange" ("sonorités") en 1913...


Sans doute que le symbolisme d'un Rimbaud et de ses Voyelles  touchèrent l'oreille musicale du créateur de l'art abstrait (les premières aquarelles abstraites lui sont associées en 1909-1910)... comme ses poèmes touchèrent mon âme d'ado tourmentée visiblement par quelques dualités entre l'éros et le thanathos ...

je ne résiste pas à la tentation de dévoiler un de ces fléaux...euh joyaux ...de ma boite avant qu'ils retournent tenir compagnie aux troupeaux de moutons glissés sous mon lit pâturant entre quelques livres et notes oubliés.

Inaccessibles étoiles

Je contemplais la mer avec perplexité,
cette étendue sans âge m'angoissait,
je m'allongeais dans le sable encore chaud
dont la moite douceur m'effrayait.
Je m'étendais, m'étirais, m'enfermais
pour ne former plus qu'un seul être,
fouetté par l'écume blanchâtre.
L'horizon s'effaçait devant la couleur trouble
de mon sentiment encore inexploité.
J'inventais alors un chant de reflets lumineux
qui inlassablement créait un miroir sombre
où les étoiles venaient se reposer,
s'exposant ainsi à mon regard grossier.
Je demeurais fascinée par ces éclats lumineux
qui envahissaient l'atmosphère...
Tout devenait étoile mais mes yeux
déséquilibrés, excédés de se séparer si abruptement
de cette dune que le vent courbait,
ressemblait à une amère pantomime
devant la grâce de ces inaccessibles étoiles.

Bon! pas besoin d'un docteur Freud, ni en plein AAA(mmmh c était la seconde dédicacé à mon fan ^^) pour comprendre que les hormones à 17 ans semblaient quelques peu me travailler...le plus drôle est que j'ai écrit cela avec une totale innocence sans même me rendre compte de ce que je racontais véritablement...j'aurais été horrifié ...ah la jeunesse...du coup sachant que nous sommes sujets "aux hormones", je me demandais si notre jeu était lui aussi affecté par cela...l'adage populaire voulant que le jeu appelle le jeu, on a souvent, en pensée magique l'idée que si nous sommes en forme, nous aurons du jeu...cela parait finalement aussi carthésien que de croire que k5 est notre main fétiche en dépit de la daube qu'elle est censée être car nous avons gagné deux fois avec cette main (mais oublions que nous avons perdu 200 avec)...je n'ai jamais compris les superstititions voyant un obscurantisme moyen-âgeux assez inquiétant, cela ne m'empêche pas de penser que si subitement je suis perturbée par une envie pressante d'aller aux commodités, ayant abusée d'un soda light dont je suis addict, je vais perdre tout mon jeu...bon là, je sais! si l'on veut être bêtement prosaïque et petit bourgeois ce n'est pas une chute hormonale qui est en cause mais de concentration! n'empêche que sans être maniaco dépressif, nous avons quelques humeurs changeantes qui j'en suis persuadée modifie subtilement notre jeu...une sorte d'opposition comme celle qui fit débat entre 2 des pères de la sociologie Durkheim et Weber: l'un disant qu'il fallait observer les faits sociaux comme des choses...le plus objectivement possible...l'autre rétorquant que du fait de notre propre subjectivité on ne peut pas et c'est en usant de sa subjectivité justement qu'on tend vers l impartiabilité... enfin un truc comme cela...mais voici que mes yeux déquillibrés, excédés de se séparer si abruptement de cette dune...euh pardon...mais voici également mon erreur principale: je reste trop lié à mon jeu, ne décollant pas de mes cartes oubliant que c'est le position , le stack etc de mon adversaire qui compte...

Dois-je alors prendre en compte la travail hormonal de mon adversaire selon cette journée et la position et le vécu de son tournoi sous le prisme de ma propre subjectivité afin de créer un jeu en abîme mais ne se perdant pas dans un all in abyssal?

Mince j'ai trop abusé de la lecture de la géniale oeuvre paranoïaque de K. Dick...et du panier automnale plein de champignons que m'a envoyé aimablement Zara pour lutter contre la morosité et grisaille parisienne.

10 novembre 2013

Flash spécial: Mais que devient Erzébeth Bustydoll?




Certains se demandaient récemment qu'était devenue Ezébeth Bustydoll avant qu'elle soit remplacée par son double maléfique la Walkyrie?

Nous nous rappelons que la pauvrette avait dû subir un internement forcé suite  à ses déclarations outrageuses en juin 2010, dans son article grandeur et décadence d'Erzébeth bustydoll
Nous la retrouvons 3 ans plus tard, dans une saisisssant témoignage où la joueuse nudiste revient sur son ancienne addiction et sa longue et éprouvante guérison...mieux que pokernight, ce film internationnal qui lui valut avec sa cousine Sophie un superbe Gérard d'or et un numéro d'urgence chez sos nutritioniste, voici ce soir le témoignage de la blogeuse déchue!

Nous déconseillons cette vidéo aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles ou suceptibles....





Attention la direction se déclare non responsable des éventuelles crises d'épilepsie et de torticolis occasionnés par l'abus de visionnage


C 'était Bustyfouf pour la FNL & Blogs associés



07 novembre 2013

Le Monde et le Pantalon




Un ami à venir semblait déprimé en ce jour, étouffé par le marasme ambiant

Un autre m'a rappelé mon histoire favorite tiré de ma pièce de théâtre favorite de Samuel Beckett: "Fin de Partie"...un dialogue entre Nagg et nell dans leurs poubelles respectives.

Cette histoire est importante pour moi car j'ai travaillé 3 ans sur cette blague et surtout l'essai que Beckett fit ensuite sur un peintre abstrait Bram van Velde qui était un de ses amis et avait dans sa peinture obsessionnelle une production très lente et laborieuse....l'anti Picasso et de son fulgurant "je ne cherche pas, je trouve"....Bram van Velde lui tatonna toute sa vie afin de trouver un petit morceau de vie pur, de vrai...



En 1989, Beaubourg avait effectué une retrospective de son oeuvre qui me bouleversa et me donna quelques années après l'envie de travailler sur cet homme, en fait sur ces deux hommes...qui m'habitaient.

Cela et "entretien avec Beckett" et "Rencontres avec Bram van Velde" de l'écrivain Charles Juliet...ses fragments de conversation lus et relus furent un choc...tant de béauté, de souffrance, de quiétude, de transcendance...je n'ai jamais su remercier Charles Juliet qui voulu bien conseiller et aiguiller la petite étudiante que j'étais , timide, qui ne sus pas non plus préserver ce lien épistolaire trop tétanisé pour nouer une amitié avec cet homme qui pour moi avait cotoyé les plus grands.



Depuis, le temps est passé...et j'ai quasiment tout oublié mais jamais cette histoire:

"NAGG. ― Ecoute-la encore. (Voix de raconteur.) 

Un Anglais ― (il prend un visage d’Anglais, reprend le sien) ayant besoin d’un pantalon rayé en vitesse pour les fêtes du Nouvel An se rend chez son tailleur qui lui prend ses mesures. (Voix du tailleur.) « Et voilà qui est fait, revenez dans quatre jours, il sera prêt. »

 Bon. Quatre jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Sorry, revenez dans huit jours, j’ai raté le fond. » Bon, ça va, le fond, c’est pas commode. Huit jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Désolé, revenez dans dix jours, j’ai salopé l’entre-jambes. » Bon, d’accord, l’entre-jambes, c’est délicat.

 Dix jours plus tard. (Voix du tailleur.) « Navré, revenez dans quinze jours, j’ai bousillé la braguette. » Bon, à la rigueur, une belle braguette, c’est calé. (Un temps. Voix normale.) Je la raconte mal. (Un temps. Voix de raconteur.) Enfin bref, de faufil en aiguille, voici Pâques Fleuries et il loupe les boutonnières. (Visage, puis voix du client.) « Goddam Sir, non, vraiment, c’est indécent, à la fin ! En six jours, vous entendez, six jours, Dieu fit le monde. Oui Monsieur, parfaitement Monsieur, le MONDE ! Et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en trois mois ! »

 (Voix du tailleur, scandalisée.) « Mais Milord ! Mais Milord ! Regardez ― (geste méprisant, avec dégoût) ― le monde… (un temps)… et regardez ― (geste amoureux, avec orgueil) ― mon PANTALON ! "

Merci, à vous d'être un peu de mon pantalon!

03 novembre 2013

Et maintenant que vais-je faire?


Parfois, on a dans sa vie, dans son apprentissage, un terrible sentiment de stagnation voir de régression... il y a 15 ans je suis partie vivre en Angleterre et je me rappelle que le premier semestre j'ai eu des moments de solitude absolue quand votre anglais est tellement mauvais que vous n'arrivez pas à vous faire comprendre y compris pour le baba comme créer une compte courant dans une banque anglaise pour recevoir votre salaire...c'est balot!

En bref, vous avez envie de hurler, de vous arracher les cheveux et puis un jour la situation se décoince et vous commencez tant bien que mal à avoir une petite conversation puis une plus grande...jusqu'à vous débrouillez tant bien que mal...

On pourrait ramener notre humble vie et nos oscillements à notre petite enfance où le développement moteur et intellectuel ne se développe pas à la même vitesse et que lorsque vous êtes dans la découverte de la marche, le langage lui est en pause voir en petit recul et vice versa.

A l'inverse de la petite histoire, lorsqu'on regarde l'évolution anthropologique on voit également que l'évolution des hommidés est loin d'être linéaire, avec des races qui disparaissent sans branche (mon favori  reste l' austrolopithecus robustus, appelé ainsi du fait de ses machoires très developpé car végétarien et dont la 2e caractéristique était une crête osseuse...l'ancêtre des punks quoi), lart mobilier de la préhistoire montre des grands mouvements avec une dextérité superbe comme  l'outillage lithique solutréen pour ensuite revenir à un outillage bien plus basique et bien moins esthéthique


Eh bien au poker en ce moment, suite à l'obligation d'avoir vidé ma bank roll sur Winamax, comme si cela m'avait affecté dans mon avidité aux gains, j'ai l'impression de stagner au Omaha sans arriver à dépasser mes faiblesses et de régresser au no holdem...
Je déconne sec et n'arrive pas à reprendre mes marques...putaing! espérons que c'est pour mieux faire un bond en avant plus tard car depuis la rentrée c'est pas la fête du slip il faut bien l'avouer!